FAUT-IL CRAINDRE LA VOLATILITE DES MARCHES BOURSIERS ?

Photo : The Associated Press/Richard Drew


La sérieuse correction enregistrée en ce début d’année par les places boursières à l’échelle mondiale ne peut réellement surprendre. Dés fin 2017, nombre d’analystes mettaient en garde contre le risque de volatilité des marchés d’actions en invitant les actionnaires à prendre leurs bénéfices. Néanmoins, au vu de la tendance actuelle, certains analystes n’hésitent pas à juger ce brutal ajustement aussi nécessaire que sain. Histoire de se rassurer, on retiendra que depuis le 31 décembre 2011, date du dernier recul des marchés, les progressions des indices boursiers ont été impressionnantes. En réalité, plusieurs phénomènes expliquent l’euphorie sur le marché des actions, notamment la forte progression des bénéfices des entreprises et des taux d’intérêts maintenus très bas en raison des politiques accommodantes menées par les banques centrales. Conséquence, les bourses mondiales se sont nettement appréciées sur 2017 atteignant des sommets historiques de valorisation. Jusqu’à ce que le doute s’empare des acteurs et provoque ce qui a le même goût, la même apparence qu’un krach mais se  doit en l’instant présent d’être qualifié de mini.
Le signal envoyé vendredi en clôture par la Bourse de New York qui a rebondi après avoir chuté de plus de 4% la veille, à l’issue d’une semaine de grande volatilité, va t’il rassurer les places boursières ?
En terminant la semaine sur une baisse de 5,33 %, le CAC40 a, quoi qu’il en soit, perdu tout ce qu’il avait gagné depuis le début de l’année. Les places étrangères sont affectées de la même façon, qu’il s’agisse du Footsie britannique, du Dax allemand… Les marchés asiatiques n’ont pas été épargnés et de l’autre côté de l’Atlantique, le Dow Jones et le S&P 500 ont perdu 6,6% en cinq jours. Il est vrai que le côté montagne russe des marchés d’actions ne peut pas véritablement étonner ceux qui s’intéressent à la question. Surtout lorsqu’on sait qu’aucune volatilité n’avait touché le CAC40 en 2017. Faut-il aujourd’hui se sentir rassuré, sachant que les fondamentaux de l’économie sont partout au vert, les perspectives de croissance apparaissant bel et bien au rendez-vous ?
Mais il faut rester méfiant. Alors que sur les marchés d’actions, la volatilité peut offrir des opportunités de gains élevés, elle peut aussi entraîner des risques de pertes sonnantes et trébuchantes.
Il n’en demeure pas moins vrai qu’une brusque remontée des rendements obligataires et de l’inflation génèreraient dans leur sillage un relèvement significatif des taux d’intérêt, de mauvaise augure au regard des encourageantes perspectives économiques, sociales et environnementales qui apparaissent vouloir se dessiner.
On ne peut donc qu’espérer que la volatilité affichée par les marchés boursiers ne vienne pas déséquilibrer la santé des Etats, des entreprises, mais aussi contrarier les perspectives de développement qui visent à parvenir à une plus juste répartition des richesses pour répondre à l’aspiration au mieux vivre des peules à l’échelle planétaire.
Le cœur bien accroché et toujours en quête d’indices, les porteurs d’actions entre autres suivront donc cette semaine avec attention l’évolution des Bourses mondiales. Une préoccupation casse-tête accrochée à la volatilité !Face à ces évènements, AWI qui a pour devise : « Regarder les réalités en face et donner de la voix » ne peut rester aveugle et muette. C’est donc à l’examen de la tendance qui prévaudra en cette nouvelle semaine que vous en saurez plus en consultant la webradio webtv indépendante.

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