PYEONGCHANG A J-1

A l’issue des négociations concernant la participation des athlètes nord-coréens aux JO d’hiver de Pyeongchang en Corée du Sud, Kim Jong Un avait annoncé qu’une délégation de haut niveau assisterait à la cérémonie d’ouverture.

Pas moins de 229 pom-pom girls tout sourires vêtues de manteaux couleur lie de vin et coiffées de chapkas en fourrure noire ont ainsi emboité le pas des sportifs pour se rendre au village olympique. Mais en dépit des questions qui leurs ont été posées par les journalistes présents à l’aéroport rien n’a filtré sur le spectacle proprement dit, car c’est une des surprises du chef. On ne sait d’ailleurs où sera Kim Jong Un lors des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, peut-être à son bureau.

Toujours est-il que la vedette de la délégation nord coréenne forte de 280 personnes, reviendra sans nul doute à Kim Yo-jong, sœur cadette du leader nord-coréen, promue première vice-directrice du Comité central du Parti des travailleurs de la Corée du Nord par son frère l’année dernière. Après avoir assisté, comme il se doit, à la cérémonie d’ouverture des JO, à laquelle participera également entre autres le vice-président américain Mike Pence, cette dernière devrait rencontrer samedi le président sud-coréen Moon Jae-in.

Pyongyang a informé Séoul que Kim Yo-jong, personnalité de plus en plus importante dans la direction du pays, accompagnera Kim Yong-nam, le chef de l’Etat nord-coréen.

La délégation comprendra également Choe Hwi, président du Comité national d’orientation sportive du pays, Ri Son-gwon, président de l’agence du Nord chargée des affaires inter-coréennes, Kim Il-guk, ministre des Sports de la Corée du Nord, ainsi que des officiels du comité olympique.
Pour le moment, la seule chose dont on soit quasi certains, c’est qu’une équipe de démonstration de taekwondo, se produira avant la cérémonie d’ouverture vendredi puis à nouveau à Séoul.

L’équipe sportive nord coréenne qui comprend des femmes choisies pour leur jeunesse, leur beauté et leur enthousiasme, a été autorisée à prendre part au plus petit contingent d’athlètes du Nord sachant que seulement 22 sont en compétition, dans le cadre d’un arrangement de dernière minute entre Pyongyang et Séoul.

Rarement des Jeux Olympiques n’ont été aussi scrutés à la loupe par les journalistes sportifs mais aussi et surtout par les diplomates et observateurs du monde entier, conscients que le blanc manteau qui couvre l’événement ne peut faire oublier d’autres réalités plus préoccupantes.
Quoi qu’il arrive jusqu’au 25 février 2018, il ne sera question que d’exploits sportifs et artistiques à suivre.
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