ALLEMAGNE : DE LA DIFFICULTE DE CONCILIER ECONOMIE PROSPERE ET GRANDE COALITION POLITIQUE

Photo : IG-Metall macht Druck – ZDFmediathek[/caption]
L’Allemagne, première puissance économique européenne se trouve bel et bien confrontée aux difficultés liées à la création d’une grande coalition politique encore appelée par les jeunes sociaux-démocrates et les partisans d’un virage à gauche « GroKo ». Dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel a reconnu que les conservateurs étaient confrontés à des négociations difficiles avec les sociaux-démocrates (SPD) la formation d’une grande coalition étant en jeu. Et les négociations s’annoncent vraisemblablement plus longues que prévu.
Alors que le CDU et le SPD sont parvenus à des accords concernant le logement social, le développement du haut débit, l’aide à apporter aux municipalités pour le système éducatif et les gardes d’enfants, l’immigration , l’énergie, l’agriculture, santé et travail font apparaître des divergences de vues.
Et force est de constater que la date limite des négociations visant à permettre la formation d’une grande coalition initialement fixée au dimanche à minuit, pourrait s’étendre jusqu’à lundi voire mardi.
Cette actualité s’inscrit dans le droit fil de la problématique récemment décrite dans une chronique audio proposée le 16 janvier sur la webradio webtv indépendante AWI sous le titre : « LE POINT MARQUE EN VUE DE LA FORMATION D’UNE TROISIEME GRANDE COALITION EN ALLEMAGNE RESTE A TRANSFORMER ».
Visiblement, une économie prospère n’est pas à l’abri de couacs lorsqu’il s’agit de définir entre les partis une ligne politique commune visant à conduire les affaires d’un pays, que la France ne quitte pas de l’oeil, consciente que l’Allemagne partenaire est aussi un pilier de l’Union européenne.
Cette chronique épistolaire introduit une chronique audio qui reviendra sur certains évènements qui ont dernièrement marqué l’actualité économique et sociale en Allemagne et ne manquent pas d’intérêt pour nous Français.
Les mouvements de grève lancés par les salariés et syndicats d’IG Metall mettent en effet en avant deux revendications révélatrices, qu’il s’agisse de l’augmentation des salaires comme de la réduction du temps de travail, néanmoins financièrement compensée et destinée uniquement à ceux qui le souhaitent. Autrement dit, en Allemagne, il ne s’agit plus de travailler plus pour gagner moins, mais de travailler moins pour vivre mieux. De plus, les fleurons de l’économie allemande sont entre autres impactés par les manifestations, qu’il s’agisse des constructeurs automobiles ou encore d’Airbus. Comme quoi la prospérité économique ne guérit pas systématiquement d’une forme de grogne sociale qui impose des ajustements qu’on aimerait d’ailleurs voir se propager en France.
Une fois la crise politique passée en Allemagne, une séance d’apprentissage portant sur les conditions qui ont jusqu’ici permis à ce pays d’afficher de beaux succès économiques mériteront d’être rappelées. Surtout, lorsque les salariés et syndicats d’IG Metall qui manifestaient pour obtenir une réduction du temps de tarvail et une augmentation des salaires sont finalement parvenus à un accord dans la nuit.

La chronique épistolaire qui introduit une chronique audio revient sur ces deux évènements qui ont dernièrement marqué l’actualité politique, économique et sociale en Allemagne et ne manquent pas d’intérêt pour nous Français. Cette chronique est actualisée au regard des informations communiquées par plusieurs agences de presse, suite à l’accord de coalition conclu le 7 février 2018.

INFO DERNIERE MINUTE – Le 7 février 2018 à 15H

Une dépêche de l’agence Reuters annonce que les conservateurs du bloc CDU-CSU et les sociaux-démocrates du SPD ont conclu mercredi un accord de coalition en Allemagne, plus de quatre mois après les élections législatives.

Cet accord devra toutefois être soumis à l‘approbation des quelque 464.000 membres du SPD, dont certains, notamment les jeunes, sont très hostiles à la reconduite d‘une “grande coalition” (“GroKo”).

Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, Martin Schulz, qui va devenir chef de la diplomatie allemande, va abandonner la tête du SPD. La présidente du groupe SPD au Bundestag, Andrea Nahles, devrait lui succéder à la direction du parti, tout en conservant son poste à la chambre basse du parlement.

Les chrétiens-démocrates de la CDU de Merkel auront les ministères de la Défense et de l‘Economie.
Leurs alliés bavarois de l‘Union chrétienne-sociale (CSU), très en pointe dans la lutte contre l‘immigration, auront leur numéro un, Horst Seehofer, au ministère de l‘Intérieur, selon la presse allemande.
L‘agence de presse DPA rapporte que l‘actuel ministre des Finances, le conservateur Peter Altmaier, deviendra ministre de l‘Economie.
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