COREES : UNE PREMIERE VICTOIRE OLYMPIQUE

C’est avec satisfaction qu’AWI constate aujourd’hui le net apaisement du climat de tension généré ces derniers mois par des échanges au ton guerrier entre Kim Jong-Un et Donald Trump sur fond de lancements de missiles balistiques et d’essais nucléaires menés par la Corée du Nord.

Des opérations et provocations qui ont légitimement inquiété la communauté internationale qui commençait à craindre très sérieusement un risque de clash de la part de l’un ou l’autre des belligérants.

C’était avant que les frères ennemis de la péninsule coréenne ne parviennent finalement à se retrouver mardi 9 janvier pour des pourparlers liés à la demande de participation de la Corée du Nord aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.
Si le problème à l’origine du différend demeure entier, la période qui s’ouvre offre néanmoins une possible mise dans les starting-block de négociations aux dimensions élargies, notamment entre Washington et Pyongyang.

La chronique du 2 janvier 2017 intitulée : « Corée : des Olympiades pour endiguer un jeu dangereux » diffusée sur la webradio webtv tv indépendante, se voulait d’ailleurs optimiste concernant l’éventuelle participation d’athlètes nord-coréens aux Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud.

Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction, précisait entre autres : « Ces Olympiades pourraient s’avérer particulièrement bénéfiques sur le plan sportif mais aussi diplomatique ».
Il ajoutait : « Se saisir de cet évènement qui rassemble et réjouit tous les peuples pour ouvrir de nouvelles pistes de dialogue entre Pyongyang et Séoul, constituerait sans nul doute le plus bel exploit qu’on aimerait avoir à saluer, en ce début d’année 2018 ».

Si d’énormes obstacles et non des moindres devront être surmontés, une fois les Jeux olympiques d’hiver terminés, le dialogue souhaité par la Corée du Nord donne l’espoir que d’autres discussions puissent ensuite avoir lieu sur des sujets beaucoup plus préoccupants.

Quoi qu’il en soit, la devise olympique, Citius, Altius, Fortius (« plus vite, plus haut, plus fort ») qui symbolise l’excellence est sauve. D’autant que cette dernière n’a pas vocation à glorifier la performance ou la victoire. Elle résume en réalité un état d’esprit qui consiste à donner le meilleur de soi-même, progresser, se dépasser au quotidien, sur le stade comme dans la vie.

Au lendemain que les deux Corées aient forgé leur accord lors des pourparlers qui ont eu lieu dans le village de Panmunjeom, en Corée du Nord, à moins de 500 mètres de la frontière intercoréenne, Moon Jae-in, Président de Corée du Sud, a donné lors d’une conférence télévisée crédit au Président Trump d’être intervenu et lui a exprimé sa gratitude, hors tweet.

Moon s’était en effet montré vigoureusement critique sur le plan de Washington prévoyant d’utiliser la force militaire pour résoudre la menace nucléaire du Nord. Il avait en revanche soutenu l’objectif ultime des sanctions et des pressions qu’il jugeait seules capables de forcer la Corée du Nord à négocier.
Assurer la sécurité nationale et empêcher la guerre dans la péninsule coréenne, mais également éviter tout risque de déstabilisation à l’échelle mondiale, constitue une véritable épreuve qui nécessitera la mobilisation et le renforcement des efforts de tous les acteurs internationaux qui font de la paix une valeur sûre à défendre.

En février, les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang seront vraisemblablement très suivis dans le monde entier.

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