LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU A T’IL LES MOYENS DE SES AMBITIONS ?

Alors qu’Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, déclarait, le 6 avril dernier, que les opérations de maintien de la paix menées par l’ONU se trouvaient à la croisée des chemins, le programme des discussions du Conseil de sécurité s’annonce particulièrement chaud dans les jours et mois à venir.

Dés le 11 décembre, il devrait être question des violations des droits de l’homme en Corée du Nord. Ensuite, les ministres du Conseil de sécurité des Nations Unies se réuniront le 15 décembre pour évoquer les programmes nucléaires et de missiles balistiques de ce pays d’Asie orientale.

Cette information émane de l’ ambassadeur du Japon aux États-Unis, Monsieur Koro Bessho, président en ce mois de décembre du Conseil qui se compose de 15 membres.

Il est à ce titre intéressant d’observer que la Chine a tenté sans succès d’arrêter trois réunions précédentes concernant les droits de l’homme en procédant à un vote procédural. Un minimum de neuf voix est en effet nécessaire pour remporter un tel vote, sachant que ce pays tout comme la Russie, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ne peuvent pas exercer leur veto.

Toutefois, la réunion qui doit être organisée bénéficie d’ores cet déjà du soutien de neuf membres – États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Sénégal, Suède, Ukraine et Uruguay.

Mis en liste noire depuis déjà de nombreuses années, par les Etats-Unis au vu de rapports accablants, la Corée du Nord et son leader charismatique Kim Jong Un vont se trouver une nouvelle fois au banc des accusés.
Cependant, comme l’explique Alexandra Novoseloff , chercheure à l’international Peace Institute de New-York et chercheure associée au Centre Thucydide de l’université Paris 2 Panthéon-Assas, dans un article publié dans le dernier numéro de Questions internationales, le Conseil de sécurité de l’ONU qui a depuis 1945 pour mission l’organisation d’opérations de maintien de la paix, semble manquer de moyens pour atteindre ses objectifs.

De plus, face aux provocations répétées de la Corée du Nord, la détermination affichée par Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU et chef de la délégation permanente des Etats-Unis auprès des Nations unies,  depuis le 27 janvier 2017, risque fort d’alourdir le climat du Conseil de sécurité.

D’où l’intérêt de porter un regard sur l’organisation sur l’ONU et les diverses opérations conduites dans bien des pays en proie à des crises graves. Le maintien de la paix s’avère particulièrement complexe et coûteux à gérer.

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