LES MULTIPLEXES PORTENT LA PROJECTION CINEMATOGRAPHIQUE EN HAUT DE L’AFFICHE


Suite à la chronique consacrée, le week-end dernier, à la 25eme édition du festival du cinéma russe de Honfleur dont nous avons été empêchés de nous faire l’écho, AWI ne pouvait en rester à ce regrettable incident de parcours. C’est donc sur la base d’excellentes nouvelles extraites de la dernière enquête d’Insee Première concernant la projection cinématographique que nous avons choisi de faire un arrêt sur image.
Il est vrai qu’on a eu peur !
Dans les années 90 , on a même cru son existence menacée sur fond d’emprise de la télévision au sein des foyers, du développement du magique magnétoscope de salon. Jusqu’à ce qu’un total renversement de tendance se dessine dés 2000 et se confirme les années suivantes.
La filière audio-visuelle qui repose sur la production, la postproduction, la distribution et la projection en salles a généré en 2015 un chiffre d’affaires de 11,6 milliards d’euros. Quant au secteur de la projection cinématographique , il a réalisé au total un chiffre d’affaires d‘environ 1,45 milliards d’euros en 2015.
Le fameux coq qui apparaissait sur grand écran a du même coup toutes raisons de figurer aujourd’hui en haut de l’affiche, le parc français de cinémas étant le premier d’Europe avec 5.700 écrans contre 4.700 en Allemagne et 4.100 au Royaume Uni.
De plus, alors que 132 groupes structurent le secteur, ces derniers sont essentiellement français, trois d’entre eux, dont deux multinationaux, concentrant près de la moitié des entrées et des recettes.
Leurs noms ne vous sont pas inconnus puisqu’il s’agit de Pathé et Gaumont, de Maillot ( Union générale cinématographique) et Georges Raymond ( CGR cinémas).

Le revirement observé dans le secteur de la projection cinématographique s’explique pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, le développement d’un nouveau type d’équipements offrant aux spectateurs plus de confort et de choix grâce à la formule multiplexe, sans oublier l’apport du numérique. Mais le plus beau dans ce film à suspens, c’est qu’un important parc de salles uniques a pu être préservé en bénéficiant d’une action publique volontariste qui s’est traduite par des aides à l’exploitation et la garantie de diffusion exclusive des longs métrages. Ces établissements dotés d’un salle unique demeurent d’ailleurs majoritaires ( 57% du parc) même s’ils ne représentent qu’un quart des places et ont vu leur fréquentation sensiblement baisser depuis 2005.

En revanche, les 203 multiplexes existants en France qui totalisent pour leur part 43% des fauteuils sur un total de 1,1 million, voient leur fréquentation régulièrement augmenter.

Autre donnée importante, le secteur de la projection cinématographique emploi quelque 6.400 salariés en équivalent temps plein, même si les multiplexes et l’implantation de guichets uniques ont entraîné entre 2005 et 2015, un recul de 17% du nombre de salariés.

200 millions de spectateurs est le seuil à ne pas dépasser. Le notable succès des films français a également largement contribué au retour des spectateurs vers les salles de cinéma.
Bien que le taux d’effort en termes d’investissements et d’innovation soit très inégalement répartis entre les groupes français, le passage au numérique à augmenté crescendo. De 90 millions d’euros en 2010, il a atteint 165 millions d’euros en 2015.
La filière audiovisuelle dans son ensemble fait preuve d’un réel dynamisme qui s’appuie, il est vrai, sur les performances des auteurs, réalisateurs et acteurs français qui contribuent à l’essor du 7eme art.

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