L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE OU COMMENT AMUSER LA GALERIE


Les masques vénitiens représentatifs de la Commedia Arte qui ont fait leur apparition en Italie au XIII eme siècle sont aujourd’hui encore utilisés lors de carnavals et de fêtes. La tradition voulait d’ailleurs qu’ils fassent leur apparition notamment entre le 5 octobre et le jour de Noël.
Il n’est donc guère surprenant que certains aient choisi, à l’instar du Bouquiniste, de se dissimuler en bon sauvage avec un Arlecchino. Un masque qui figure parmi les pièces rares garanties d’époque venues s’échouer chez « Le Temps des Cerises » en plein coeur du vieux Honfleur.
Faut-il rappeler aux amateurs, qu’en raison du succès remporté par ces masques vénitiens, leur port du être règlementé dés le XVIIIeme siècle pour éviter certains abus.
Toujours frappés d’une forte originalité, ils  témoignent d’une époque où les adultes savaient théâtraliser la vie  avec ce type de déguisement qui était accompagné de tenues  tout aussi originales et colorées.

Selon leur style, ces masques vénitiens portent un nom, qu’il s’agisse du « Bauta »; du « Moretta ou Servetta Muta » ; du Larva / Molto, plus fantomatique; du Pantalone, entendez « celui qui porte le pantalon; du Zanni présentant un nez dont la longueur reflétait selon la légende l’intelligence du personnage.

On ne peut oublier de mentionner la Colombine, un demi-masque féminin tout droit sorti du théatre italien ou encore le Gnaga dont le nom symbolisant le miaulement du chat, permettait à celles ou ceux qui le portaient de siffler ou de faire des commentaires désobligeants aux passants.

Quant au Medico della Peste, reconnaissable entre tous, inventé par Charles de Lome un médecin français, il ne trahissait pas sa vocation.

Comme quoi, en levant le masque, une Awi-Mage peut aussi dévoiler bien des mystères.

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