COREE DU NORD ET ETATS-UNIS PRIES DE NE PAS JOUER AVEC LE FEU

Bien que soyons loin de la poignée de main, on a envie de croire en un possible retour au calme. Car les échanges de propos guerriers entre Donald Trump et Kim Jong Un sont préoccupants. Ils nous plongent en cette période estivale dans un océan d’incertitudes compte tenu de la planante menace de dérapage qui prévaut.
Bien qu’en France, les médias privilégient davantage les œufs contaminés au regard des risques sanitaires récurrents, reléguer les invectives auxquelles se livrent ces deux hommes aussi imprévisibles l’un que l’autre au second plan, apparaît pour le moins incongru.
Certes, tant qu’ils en restent à une escalade verbale, le pire peut être évité. Mais si des paroles on passe à des décisions sans appel augurant du possible déclenchement d’un conflit armé, de surcroît nucléaire, il faudra reconnaître que la folie a conduit au pire.
L ‘aversion au risque ressentie par l’ensemble des places boursières démontre que la joute verbale entre ces deux hommes d’Etat jette un froid. Mais, pas plus la Corée du Nord que les Etats-Unis n’ont intérêt à ce que la situation s’envenime.
D’un côté comme de l’autre, toute intervention militaire aurait pour conséquence inéluctable de plonger les deux protagonistes, mais aussi le monde entier, dans le tourbillon d’un désastre qui signerait la profonde cupidité de dirigeants ayant choisi de jouer avec le feu.
Fort heureusement, dans les coulisses, des hommes et femmes diplomates ainsi que de nombreux conseillers s’investissent et se mobilisent bien au-delà de ces deux pays pour faire entendre raison et trouver des solutions de sortie de crise. Mais y parviendront-ils ?
Le délire et le coté va-t-en-guerre de certains hommes de pouvoir ont toujours été au cours de l’histoire de l’humanité causes de bien des malheurs des peuples. Et ce n’est pas en dressant un parallèle avec ce qui s’est produit en 1962, lorsque Kennedy et Khrouchtchev se sont engagés dans une partie de bras de fer nucléaire après l’installation de missiles soviétiques à Cuba, que le problème actuel peut être résolu. Les temps ont changé. La géopolitique s’est transformée. Et pour des raisons purement techniques, tout peut aller très vite !
En ce XXIe siècle, on est en droit d’espérer que la sagesse prime et que les sinistres expériences passées aient vacciné définitivement contre toute vélléité de recours à l’arme nucléaire.
Il ne reste donc aujourd’hui plus qu’à souhaiter un rapide retour à la raison et à l’apaisement. Tant il reste de vrais combats à mener pour améliorer les conditions de vie sur la planète terre. Quoi qu’il en soit, au vu de ce qui se joue entre le Corée du Nord et les Etats-Unis, la Chine et le Japon sont deux des pays à pouvoir jouer de leur influence pour siffler l’arrêt d’une dangereuse partie qui ne ferait que des perdants. Toute bavure commise d’un côté comme de l’autre serait rédhibitoire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *