TRUMP POURRA T’IL ENCORE LONGTEMPS RESTER SOURD ET AVEUGLE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

En optant pour un retrait de l’accord climat de Paris signé fin 2015, Donald Trump ne fera jamais figure de chef d’Etat responsable et encore moins de sauveur de l’humanité, surtout s’il maintient dans les temps à venir son refus d’adhérer.
Pour une part non négligeable d’Américains qui l’ont élu 45e président des Etats-Unis en toute connaissance de cause et de programme, ce dernier peut, il est vrai, se vanter aujourd’hui d’afficher des résultats économiques propres à faire pâlir d’envie bien des dirigeants de pays développés. Avec un taux de chômage en baisse (4,3%), une économie qui demeure très dynamique (PIB + 2%) et Wall Street qui va de record en record, ce président a misé sur des résultats immédiats avec une vision court terme. Et il faut reconnaître qu’en dépit des diverses menaces qui pèsent sur ses propres épaules, il tient bon.
Toutefois, le rapport rédigé par des scientifiques de 13 organismes fédéraux, dont l’Environmental Protection Agency et la National Oceanic and Atmospheric Administration publié lundi par le New York Times, témoigne clairement que ce même président pourrait bien se voir reprocher sous peu une erreur d’appréciation monumentale. A moins que la publication de ce dernier qui repose sur l’approbation de l’administration Trump, ne conduise finalement le président des Etats-Unis à l’ignorer et à l’enterrer.
Pourtant, selon les scientifiques, le changement climatique a déjà un effet dramatique aux Etats-Unis. Les températures enregistrées dans ce pays ont en effet considérablement augmenté de 1,6 degrés Fahrenheit au cours des 150 dernières années. De plus, le rapport souligne qu’il est «extrêmement probable que la température moyenne mondiale augmente en raison de l’influence des activités humaines sur le climat».
Les preuves des graves conséquences du réchauffement climatique régulièrement apportées par des milliers d’études menées par des dizaines de milliers de scientifiques à travers le monde sont quasiment irréfutables, tant au niveau atmosphérique qu’océanique. Fonte accélérée des glaciers; Disparition de la couverture neigeuse; Diminution de la banquise; Augmentation du niveau de la mer; Augmentation de la vapeur d’eau atmosphérique, ; Vagues de chaleur spectaculaires… Sans parler de la désertification galopante et des inondations dévastatrices, qui ne font qu’amplifier l’augmentation du nombre de réfugiés climatiques originaires de nombreuses régions du monde. Selon les experts, tout prouve que les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre sont principalement responsables des récents changements climatiques observés.
Alors que depuis 1880 le niveau mondial de la mer a augmenté de 8 à 9 pouces ( 20 à 22 cm) dont environ 3 pouces (7,62 cm) depuis 1990, tout tend à démontrer que même en cas d’arrêt de combustion d’ énergies fossiles, les températures continueront inexorablement à grimper au cours du XXIe siècle.
La prise de conscience s’avère donc quoi qu’il en soit trop tardive pour inverser la tendance au cours des prochaines décennies.
Alors bien entendu, face à un tel phénomène, deux attitudes sont possibles. Le dénigrement qui veut qu’on laisse couler en laissant aux générations futures le soin de corriger les erreurs du passé. La reconnaissance qui induit de tout mettre en œuvre dés maintenant pour éviter une préoccupante aggravation de la situation climatique.
Ce n’est plus le doigt qu’il faut regarder mais ce qu’il nous montre : un risque de désastre planétaire !

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