UN SIGNAL GLACIAL DE FRACTURE ENVOYE DEPUIS L’ANTARCTIQUE

Nous en avions fait l’Awi-Mage de la semaine en 2016. Mais depuis, la situation n’a cessé d’évoluer, dans le mauvais sens. L’iceberg dont la superficie équivaut à 50 fois celle de Paris est en effet sur le point de se détacher du continent Antarctique. De quoi relancer le débat et mobiliser les défenseurs de la lutte contre le réchauffement climatique qui ont récemment vu les Etats-Unis se détacher de l’accord climat de Paris. Surveillée de près par les scientifiques, la faille baptisée « Larsen C »,qui mesure plus de 110 km de long et 530 m de profondeur révèle un phénomène de fracture qui pourrait refroidir les climatosceptiques. Car si le dérochage de cet immense iceberg ne doit pas, aux dires de certains observateurs, avoir d’impact sur le niveau des océans, il ne fera que fragiliser des glaciers capables, pour leur part, de faire monter de 10 cm les mers du monde si ces derniers devaient se trouver à terme exposés à l’océan Antarctique. De plus, ce gigantesque glacier flottant sera amené à dériver dans des eaux dont la température est en constante augmentation. Qu’il s’agisse d’un phénomène somme toute naturel ou d’une conséquence des émissions de gaz à effets de serre provoquées par l’activité humaine, on ne peut rester indifférent à la situation.
Et c’est là que l’article publié par Patrick Aulnas, diplômé d’études supérieures de droit public, ancien professeur agrégé d’économie-gestion, dans le magazine Contrepoints, refroidit l’atmosphère et pollue les intentions en faveur du climat adoptées par 195 pays. En parlant de l’hypocrisie dont on fait preuve les politiciens qui ont dénoncé la décision du président des Etats-Unis de quitter l’accord climat de Paris, cet observateur apporte de l’eau au moulin des partisans du  » après moi le déluge » en estimant que la dramatisation climatique ne vise qu’à mettre en évidence la colossale réussite française et un accord qui ne propose en réalité rien de concret pour remédier au problème. Or, sans décision politique au niveau mondial, il n’y a aucun espoir de voir un jour apportées des solutions idoines. Al Gore, ancien vice-président des États-Unis de 1993 à 2001, membre du Parti démocrate et environnementaliste convaincu, reviendra d’ailleurs prochainement argumenter sa position en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Après avoir tenté, comme beaucoup d’autres personnalités politiques mais aussi d’homme d’affaires, de convaincre le président des Etats-Unis de ne pas sortir de l’accord climat signé en 2015 à Paris, le documentaire américain de Davis Guggenheim sorti en 2006 auquel il avait participé, ne restera pas sans lendemain. On ne peut que regretter que Al Gore qui n’en est plus à une vérité qui dérange près nous fasse attendre le 1er novembre pour nous livrer « Une suite qui dérange. Le temps de l’action ». Un documentaire dont la bande-annonce est néanmoins d’ores et déjà consultable.

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