LE CINEMA  » MADE IN ASIA » SE PROJETTE A DEAUVILLE

Kiyoshi KUROSAWA

La 14eme édition du Festival du  film asiatique , qui se tient à Deauville, du 7 au 11 mars 2012, fournit l’occasion d’ouvrir les yeux sur un continent impressionnant à plus d’un titre.

Par ses dimensions géographiques tout d’abord, puisqu’il  s’agit du plus grand continent au monde qui s’étend sur 43.810.582 km2 ; par sa composition forte de 46 Etats ; par ses peuples qui représentent au total près de 4 milliards d’habitants ; par son PIB et son taux de croissance – inégalement partagé-  globalement de l’ordre de 7,9% ; par  la richesse de ses ressources naturelles ( pétrole, forêts, eau, poissons, cuivre, argent, riz…,et bien sûr celle de ses cultures et notamment de son cinéma.

Aussi, à l’heure ou tous les regards sont en France tournés vers les prochaines élections présidentielles, et alors que les Français se montrent préoccupés par la mondialisation et ses effets récurrents, on comprend aisément que l’Asie qui abrite 6 voire 8 des 25 plus grandes puissances économiques mondiales suscite la curiosité voire l’inquiétude

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HEADSHOT

Le cinéma venu d’Asie offre donc l’occasion de découvrir des paysages, des situations, des hommes, des femmes et des enfants qui vivent dans des univers très différents du nôtre.

 

En matière de 7eme Art, outre l’hommage qui sera rendu cette année  à Kiyoshi Kurosawa, l’un des cinéastes les plus fascinants de notre époque, décrit comme un maître de la peur et un observateur iconoclaste  de la société japonaise moderne,  ou encore à un réalisateur  thaïlandais comme Pen-Ek-Ratanaruang qui présentera, en avant  première, son tout denier film  « Headshot », on  attend  avec impatience de découvrir les 9 films en compétition officielle. Car parmi ces derniers, 6 sont des premiers films.

 

DEATH IS MY PROFESSION

« Death is my Profession »  un film iranien que l’on doit à Amir Hossein Saghafi,  ou encore « Mourning »  de Morteza Farshbaf lui aussi iranien, sauront également retenir l’attention.

Qu’ils soient Chinois,  Japonais, Sud-Coréens, Indonésiens, Thaïlandais,  Philippins, Iraniens… les réalisateurs et  acteurs asiatiques seront bien à l’honneur . Ils permettront à travers ce XIV eme Festival, de découvrir des œuvres et des talents qui reflètent des personnalités et des cultures qui ne demandent qu’à être mieux connues d’un large public, cinéphile ou pas.

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