COUP DE PROJECTEUR SUR L’ARGENTINE

Ecouter la chronique de Patrick Gorgeon

Pour introduire la chronique audio consacrée à l’Argentine, alors que les JO de Rio arrivent en dernière semaine, il nous a semblé important de démarrer sur l’évocation d’une discipline sportive dans laquelle les Argentins excellent, et se trouve malheureusement absente de cette 31eme édition.
Pratiqué dans 84 pays, le polo à cheval a pourtant été sport olympique en cinq occasions : 1900, 1908, 1920, 1924 et 1936. La dernière équipe championne olympique fût la sélection argentine, médaille d’or aux Jeux olympiques de Berlin en 1936.
Mais depuis cette date, pour des raisons qu’on s’explique assez mal, plus rien et c’est bien regrettable !
Joueurs de polo de père en fils, les Argentins sont réputés comme les meilleurs au monde dans cette discipline. Il est vrai que le pays compte environ 5000 joueurs et plus de 300 clubs qui forment les plus brillants compétiteurs.
Autant dire que si le polo à cheval s’était inscrit parmi les disciplines sportives lors des JO de Rio 2016, les Argentins auraient très vraisemblablement pu décrocher, haut le maillet, une médaille d’or.
En attendant que cette ineptie soit corrigée, les Argentins doivent se contenter pour l’heure, d’une médaille d’or avec la judoka Paula Pareto dans la catégorie – 48 kg et d’une médaille d’argent remportée par le tennisman Juan Martin Del Potro.
Quoi qu’il en soit, ce pays de 43 millions d’habitants, troisième puissance économique d’Amérique latine et 24eme au niveau mondial a bien d’autres problèmes à résoudre depuis l’arrivée au pouvoir du Président Mauricio Macri. Elu le 22 novembre 2015, sa présence marque un tournant dans la politique extérieure de l’Argentine qui est avec le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, l’ un des pays membres fondateurs du Mercosur. Une organisation qui est un peu le pendant de l’Union européenne en Amérique du Sud.
Mais Mauricio Macri a fort à faire pour redresser le pays et retrouver la confiance au niveau national et international.
Si l’époque « K » qui a vu Nestor Kirchner puis Cristina Kirchner donner au pays une nouvelle impulsion à l’issue d’une longue période de dictature sous l’ére Péron, les nombreuses réformes économiques et sociales entreprises ne sont pas parvenues à éviter la montée du mécontentement d’une partie de la population, notamment des classes moyennes urbaines. En dépit de points forts qui tiennent à d’importantes ressources agricoles, énergétiques et minérales; au niveau d’éducation supérieur à la moyenne et à une main d’œuvre qualifiée, l’Argentine présente aussi un certain nombre de points faibles. Outre un endettement très élevé, une politique budgétaire longtemps peu rigoureuse, un climat des affaires souffrant notamment de protectionnisme,un taux d’inflation élevé, un accès aux marchés financiers internationaux possible depuis mars 2016, deux autres facteurs compliquent le redressement. D’une part, la forte dépendance aux cours des matières premières ( maïs, blé, soja..) et d’autre part, l’absence notoire d’investissements dans l’énergie et les transports.
Pour sortir de cette difficile situation, l’Argentine cherche son nouveau « Magicien » pour marquer des goals. La chronique audio vous en dit plus.(P.G)

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