L’ EUROPHORIE SERAIT-ELLE DE RETOUR ?

Le néologisme « europhorie » trouve aujourd’hui tout son sens. En effet, la parution lundi, dans la presse britannique, de 3 sondages donnant le « In » en position beaucoup plus favorable contre le « Out » à la veille du référendum sur le Brexit qui aura lieu le 23 juin en Grande Bretagne, conduit à s’interroger sur l’influence que peuvent avoir ces derniers sur le moral des investisseurs et par voie de conséquence l’état de santé des places boursières. En ce lundi 20 juin, le CAC40 s’est en effet totalement emballé en affichant un gain de 3,60 % en clôture. Et toutes les places financières ont été logées à la même enseigne, le DAX terminant sur un gain de 3,43%.La Bourse de New York a débuté en nette hausse lundi dans le sillage des places asiatiques et européennes.
Quant à la Livre sterling elle profite elle aussi de l’apaisement des craintes d’un Brexit. Contre le dollar, la devise britannique gagnait 2,1% à 1,4673, enregistrant sa plus forte progression en une séance depuis la crise financière de 2008-2009. De plus, elle gagnait également 1,5% face à l’euro à 77,36.
Même l’or, qui comme les Bunds et le yen avait bénéficié d’achats refuge la semaine dernière, perd 1,26% autour de 1.282 dollars l’once.
A 3 jours du référendum, cette situation montre à quel point sur la base d’hypothèses et de rumeurs, les investisseurs peuvent être amenés à jouer l’excès dans un sens comme dans l’autre. Elle témoigne aussi et surtout de l’extême vulnérabilité du système financier conduit à réagir fortement à toute information positive comme négative. Certes on ne peut que souhaiter le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. D’ailleurs, toutes les émissions consacrées directement ou non au Brexit sur la webradio webtv AWI en témoignent. Il est également vrai que les cours du Brent restent eux-aussi orientés à la hausse, sensiblement au-dessus de 50 dollars le baril.
Alors faut-il y croire ou plutôt suivre les conseils d’un expert qui déclare pour sa part : « « Je n’achèterai pas sur cette vague de hausse et je continuerai à réduire un peu mon exposition au risque ». Pourtant, acheter au son du clairon et vendre au son du canon a toujours été monnaie courante. information sans chronique audio récurrente

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