Depuis quelques temps, le milieu universitaire se montre particulièrement préoccupé par l’accès santé de ses ouailles, et les difficultés rencontrées pour leur assurer une meilleure prise en charge des soins. A tel point que l’Assurance Maladie (CNAMTS) mais aussi le corps médical, s’inquiètent de la situation observée, tant en Ile de France que dans d’autres régions.
Il est vrai que les dernières enquêtes réalisées par deux mutuelles rattachées à cette population, la Mutuelle des Etudiants ( LMDE) et l’Union Nationale des Mutuelles Etudiantes Régionales ( USEM) témoignent des failles d’un système qui concerne des jeunes qui s’investissent dans ces cycles d’études plus ou moins longs, et nécessite de rester « bon pied, bon œil ». Certes, tous les étudiants ne sont pas logés à la même enseigne en matière d’accès aux soins. Mais la France compte quelque 2.400.000 étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur, dont 284.959 étrangers, ce qui place notre pays en troisième position mondiale, derrière les Etats-Unis, et le Royaume Unis, et devant l’Allemagne.
Bien que 95,4% des étudiants se déclarent en bonne santé, et 80% disent avoir vu un professionnel de santé au cours des douze derniers mois, les problèmes d’accès aux soins rencontrés par cette population très hétérogène, différent selon les cas.
En effet, si 63,5% des étudiants vivant chez leurs parents consultent un médecin lorsqu’ils sont malades, la proportion tombe à 55% lorsque ces derniers vivent en colocation ou en résidence universitaire.
On observe surtout que 19% des étudiants sont dans l’impossibilité de souscrire une couverture complémentaire faute de moyens, et que 34% renoncent à se soigner au cours d’une année.
Voilà pourquoi, l’amélioration de l’accès à la CMU-C ainsi qu’à l’ ACS ( Aide à la complémentaire santé) qui vise à faciliter la souscription d’une mutuelle par les étudiants tout comme la création de Maisons de santé de proximité sont autant de priorités qui méritent d’être défendues.
La chronique audio revient sur ce qui existe aujourd’hui, et ce qu’il reste à faire pour que les étudiants qui ne sont pas boursiers, bénéficient d’une couverture santé efficiente, aussi bien en termes de prévention que d’accès aux soins proprement dits, quelle que soit leur nature .
