QUAND L’IRAN TEMOIGNE UNE VOLONTE D’OUVERTURE ET DE DIALOGUE

Monsieur Ali Ahani, Ambassadeur de la République Islamique d’Iran à Paris depuis 2012, répond aux questions de Patrick Gorgeon, journaliste et directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI.
La récente visite à Paris, du Président iranien, Monsieur Hassan Rohani, n’explique pas à elle seule l’intérêt porté à ce pays du Moyen-Orient.
L’accord historique conclu le 14 juillet 2015 à Vienne entre l’Iran et le groupe P5+1 (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne) visant à limiter le programme nucléaire iranien au nucléaire civil qui est entré en vigueur le 16 janvier, a en effet permis d’annoncer la fin des sanctions économiques imposées depuis 2006 à Téhéran. Mais qu’a voulu dire le Président Hassan Rohani ? lorsqu’il a déclaré : « Un long chemin reste à parcourir »
Le 26 février 2016 se déroulent les élections législatives en Iran. À cette même date, les élections pour l’Assemblée des experts permettra à cette dernière de désigner le guide de la révolution, fonction la plus puissante des institutions iraniennes.
Chacun a bien conscience du caractère crucial de ces deux élections pour le président modéré Hassan Rohani, l’obtention d’une majorité d’élus réformateurs au Parlement, ne pouvant que faciliter la mise en place des réformes politiques et sociales annoncées.
Au-delà de ces importants sujets de politique intérieure, la volonté exprimée par l’Iran d’accroître sa production de pétrole de 700.000 barils par jour (bpj) dans un proche avenir, peut apparaître contradictoire à l’heure où la surproduction et la chute des prix du pétrole agitent les places financières. Quoi qu’il advienne à terme sur le marché de l’or noir, cette décision est elle prise en toute connaissance de causes ?
Concernant les relations avec la France et les entreprises françaises, plusieurs questions se posent également. Longtemps partenaire économique de l’Iran, la France avait progressivement mis fin à ses échanges commerciaux, passés de 3,7 milliards d’euros en 2005, à 514 millions d’euros en 2014. Or le dégel des relations internationales ouvre aux groupes de nombreux pays un grand marché potentiel. Quelle place pourront occuper les entreprises françaises et, dans quels domaines ?
Les atouts dont dispose l’Iran, avec une jeunesse de plus en plus ouverte sur le monde ou encore des universités réputées, vont ils nécessiter une meilleure prise en compte des aspirations de la nouvelle génération largement alphabétisées et diplômées. L’avenir de l’Iran repose t’il avant tout sur ses jeunes ?
Enfin, comment interpréter la position de l’Iran face aux risques que font peser les conflits armés qui ont lieu dans les pays voisins comme la Syrie et l’Irak notamment ? Suite aux attentats particulièrement meurtriers perpétrés par l’EI et Daech à Paris, en 2015, le message qui a immédiatement été adressé par le président Hassan Rohani à la France fait-il de l’Iran un allié dans la lutte contre le terrorisme et les mouvements extrémistes ? C’est à ces questions que répond aujourd’hui Monsieur Ali Ahani

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