LE VIRUS « ZIKA » INQUIETE LES AUTORITES SANITAIRES

En pleine révolution numérique, le virus qui fait beaucoup parler de lui ces derniers temps, ne menace pas la santé d’ordinateurs et autres outils de communication, mais la santé publique. En cause, un moustique infecté du genre Aedes, porteur du virus Zika, à l’origine d’une épidémie qui sévit désormais dans plus de 30 pays et territoires, pour l’essentiel sur le continent américain. Lorsqu’elle touche une femme enceinte, cette maladie peut entraîner une microcéphalie, ou anomalie de croissance de la boîte crânienne, chez le nouveau-né. Au total, 2.287 cas évocateurs de Zika ont été recensés en Martinique et 245 en Guyane. Dix cas ont également été confirmés en Guadeloupe et un à Saint-Martin.
Depuis le début de l’épidémie, 20 femmes enceintes ont été détectées positives au virus Zika, mais aucune malformation n’a été détectée à ce jour, selon le ministère de la Santé. En métropole, neuf cas importés ont été pris en charge depuis le début de l’année. L’un d’eux présente une forme neurologique de l’infection.
Au vu des risques de propagation de l’épidémie du virus Zika, l’Organisation mondiale de la Santé ( OMS) a qualifié « d’urgence de santé publique de portée mondiale » le phénomène.
Si Ebola indentifié pour la première fois à l’hôpital de Yambuku en 1976, doit son nom à une rivière passant près de la ville de Yambuku en République démocratique du Congo, Zika reconnu pour la première fois en 1947, tire son nom de d’une forêt d’Ouganda.
Alors que l’épidémie de maladie à virus Ebola apparue fin 2013, qui a fait plus de 11 000 victimes en Afrique de l’Ouest sur 28.000 cas avérés, est aujourd’hui quasiment éradiquée en raison de l’administration aux malades d’une combinaison de médicaments contre le paludisme, le virus Zika demeure pour sa part, à l’heure actuelle, sans solution vaccinale. Cette situation qui justifie pleinement une alerte sanitaire, ne pouvait que conduire Marisol Touraine, ministre de la Santé, a invoquer le devoir d’information et de protection, en recommandant aux femmes enceintes d’éviter les zones infectées par le virus Zika.
Surtout à l’heure où une communication du « Health and Human Services Department » du comté de Dallas, signale le cas d’un patient infecté par le virus Zika après une relation sexuelle avec quelqu’un revenu du Venezuela. Le fait que ce virus puisse être transmis non seulement par une piqure de moustique type Aedes, mais aussi par voie sexuelle, inquiète à juste titre les autorités sanitaires. Sanofi Pasteur, la filiale de vaccins de Sanofi, a d’ailleurs annoncé cette semaine le lancement d’un projet visant à mettre au point un vaccin contre le virus Zika. Informer, dire ce que l’on sait à ce sujet nous a semblé primordial s’agissant d’un problème de santé publique.

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