La présence de SAMI ou maisons médicales de garde dans le département du Val-de-Marne pourrait s’avérer essentielle en cas d’alerte sanitaire, et notamment de pandémie grippale.
Grâce à la mise en place d’un système informatique reliant les SAMI entre eux, et avec le centre 15 (SAMU), les informations circulent instantanément entre médecins régulateurs et médecins de garde.
En avril dernier, le dispositif a fait ses preuves. « Dès le passage en niveau 5 prépandémique, tous les outils de communication ont été mis sous le contrôle de la DASS et le passage des consignes préfectorales à tous les médecins a été instantané » rapporte le Dr. Jean-Noël Lepront, secrétaire général de l’association des SAMI.
Outre la transmission de messages sanitaires, le maillage informatique permet un suivi du dossier médical des patients entre centre du SAMU et maisons médicales de garde. En cas d’urgence, par exemple, le médecin du SAMI pourra transmettre aussitôt un électrocardiogramme au médecin du SAMU, qui enverra une ambulance avec les moyens appropriés.
Le système informatique permet également de stocker un certain nombre de données quantitatives et qualitatives sur les motifs de consultations, la provenance géographique des patients, le devenir des consultants notamment.
Des informations précieuses qui pourront être mises à disposition des partenaires du dispositifs (Assurance Maladie, municipalité, DASS…) afin des les confronter avec celles des urgences des hôpitaux.
Autre intérêt de l’informatique pour le patient : il peut bénéficier du tiers payant sur sa consultation.
La connexion informatique permettant aux SAMI de s’équiper de lecteurs de cartes Vitales. «C’est un critère indispensable, explique Jean-Noël Lepront. Le but étant de lutter contre la précarité et de désengorger les urgences hospitalières où le tiers payant est depuis longtemps pratiqué ».
Si le message n’est pas encore passé chez l’ensemble des habitants du Val-de-Marne, la fréquentation des SAMI augmente à vue d’œil. L’année 2008 a vu passer plus de 20 000 patients dans ces permanences de soins du département. 13 000 passages ont été enregistrés rien que pour le premier semestre 2009, laissant présager une année record pour les SAMI.

