UN NEW DEAL SINON RIEN !

Vouloir introduire une chronique économique aujourd’hui, sans citer le nom de Jean Tirole qui s’est vu décerner lundi le prix Nobel d’économie pour son analyse des imperfections du marché et de sa régulation, passerait très vite pour une tendance au French bashing, un refus de reconnaissance de la qualité de nos élites.
Autant dire qu’à l’heure des prix Nobel « made in France » , Jean Tirole devrait rejoindre sans plus tarder le ministère de l’économie et Patrick Modiano, le ministère de la Culture.
Car ces succès individuels qui résonnent au niveau planétaire donnent de la France rassemblée une image très valorisante qui contraste avec les tristes réalités que nous vivons actuellement en cette période de crise.
Emmanuel Macron, notre jeune ministre de l’économie, a d’ailleurs sans doute raison de prôner l’idée d’un New Deal pour optimiser le fonctionnement de notre société qui peut trouver dans les travaux de Jean Tirole de quoi nourrir sa réflexion sur la conduite à tenir pour dessiner des perspectives d’avenir.
Ce polytechnicien diplômé de l’Ecole nationale des ponts et chaussées, mathématicien au départ, s’est en effet tourné vers l’économie mais aussi le réchauffement climatique. Autant de sujets dominants qui font actuellement l’objet de nombreuses réflexions dans tous les pays développés.
On comprend donc que les idées relatives à la création de nouveaux modes d’organisation et de développement de nos sociétés suscitent un vif intérêt. Et qu’on ne puisse faire l’impasse sur tout ce qui peut permettre d’apporter de nouvelles solutions aux problèmes économiques actuels. Des solutions qui, à l’instar des modèles à la Bertrand ou à la Cournot, reposent sur de savants modes de calcul à base d’équations qui ont notamment pour objectif de permettre la conception d’une nouvelle économie industrielle.
Une façon comme une autre d’alimenter un New Deal.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *