LESSONS FOR MANAGING THE ECONOMY COME FROM ENGLAND

En écrivant, en mars 2014, ce qui suit, l’hebdomadaire le Point a visiblement commis une grossière erreur d’appréciation concernant les réalités économiques d’un de nos proches voisins :
 » Avec 1,4 % de croissance en 2013, l’Angleterre, grande donneuse de leçons, gagnerait à se remettre en question pour ne pas devenir une puissance de second rang »
Or selon les chiffres définitifs publiés mardi par l’Office des statistiques nationales (ONS), l’économie britannique a enregistré une croissance de 0,9% au deuxième trimestre 2014.
Sur un an, la croissance du produit intérieur brut (PIB) est confirmée à 3,2% au deuxième trimestre, comme attendu par les économistes, après 2,9% (révisé de 3,0%) en janvier-mars.
Mis à part des commentaires assez désobligeants portant sur la méthode de gestion de l’économie outre Manche, cet hebdomadaire mettait néanmoins le doigt sur un fait incontestable : « L’industrie britannique n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les grands champions industriels, comme Land Rover, sont pour la majorité passés sous pavillon étranger, si bien que, parmi les quinze plus gros groupes industriels européens, le Royaume-Uni n’en compte plus qu’un seul »
Toutefois, l’activité a augmenté de 1,1% dans les services, la plus forte croissance depuis le troisième trimestre de 2011, et de 0,7% dans la construction alors qu’elle avait été précédemment annoncée stable.
Quant à l’investissement des entreprises, il a augmenté de 3,3% au deuxième trimestre pour afficher un bond de 11,0% sur un an.
David Cameron, Premier ministre, a donc tout lieu de se réjouir de ces chiffres encourageants à l’approche des élections législatives de 2015. De plus, les investissements visant à assurer la transition énergétique et le soutien aux énergies renouvelables qui représentent quelque 100 milliards d’ici 2020 en Grande-Bretagne, dépassent de loin les dix milliards d’euros sur trois ans envisagés en France dans le cadre du projet de loi « Transition énergétique » actuellement débattu à l’Assemblée nationale.
Que retenir de ce sursaut de l’économie britannique à l’heure où la France semble bien à la peine pour sortir de la crise et surtout peu à même de donner des leçons à son aimable voisin ?

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