COMMENT EDOUARD PHILIPPE REPONDRA T’IL AU CLIMAT DE TENSION INEDIT QUI FRAPPE LA FRANCE ?

En ces premiers jours de 2019 qui, fort logiquement, conduisent à présenter ses vœux de bonne et heureuse année, AWI ne pouvait éluder l’un des sujets chauds de l’actualité française. Surtout lorsqu’on constate que ce dernier fait toujours la une depuis la première manifestation des « Gilets jaunes » le 17 novembre 2018.

Car aujourd’hui, personne ne sait, personne ne peut dire comment tout cela finira.

Dans cette période profondément troublée, mieux vaudrait avant tout éviter toute surenchère et autres provocations, d’un côté comme de l’autre.
Surtout lorsque de premières décisions visant à apaiser une colère légitimement exprimée par de nombreux Français en matière de justice fiscale, économique, sociale, annoncées le soir de la Saint Sylvestre, par le président de la République, sont venues témoigner d’une écoute et d’une volonté de répondre à des attentes.

Il est vrai qu’une erreur d’appréciation des réalités vécues par de nombreux Français a été commise de la part de l’exécutif. L’étincelle taxe carbone sur les carburants trop tardivement éteinte, a très vite mis le feu aux poudres . C’est elle qui a enflammé un mouvement sans représentant officiel qui, dans la foulée, a émis de multiples revendications liées aussi bien au pouvoir d’achat, à l’immigration, à la PMA GPA , au RIC…

En dépit de la décision qui a été prise en haut lieu d’organiser un débat national décliné à l’échelle des territoires afin de permettre aux Français dans leur ensemble d’exprimer leurs préoccupations sur des sujets jugés essentiels, il sera, quoi qu’il en soit, impossible de satisfaire d’un coup de baguette magique tout le monde en même temps.

Mais ce qui apparaît pour le moins devoir être évité, dans cette période profondément troublée, c’est une surenchère verbale permanente, d’un côté comme de l’autre, qui finit par créer des manifestations ponctuées d’actes de violence sur les biens et les personnes totalement inacceptables.

Si comme l’affirmait Carl Von Clausewitz , un officier prussien qui a opéré contre Napoléon au début du XIXème siècle : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » tout ce qui est susceptible d’ouvrir la voie à une forme de guerre civile en opposant les Français à l’exécutif, voire les Français entre eux, se doit d’être circonscrit au plus vite. Lire la suite