INHOTIM : UN COIN DE PARADIS BRESILIEN

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L’image qui introduit la chronique audio a été saisie lors de la diffusion dimanche, sur la chaine Arte, d’un magnifique reportage sur l’Inhotim. Cet impressionnant télescope aux miroirs à multiples facettes, création originale d’un artiste sculpteur, se trouve en effet placé au coeur de ce lieu d’exposition magique qui s’étend sur plus de 1.000 hectares dans le sud-est du Brésil. Un site exceptionnel qui présente notamment pour particularité d’accueillir des œuvres contemporaines monumentales d’artistes du monde entier au milieu d’un immense espace botanique qui rassemble de nombreuses espèces tropicales rares. L’occasion de revenir en marge sur l’élection présidentielle qui a porté dimanche au pouvoir Jair Bolsonaro, objet d’une précédente chronique. Un évènement qui permet également d’apporter un éclairage sur le cinquième plus grand pays du monde qui au-delà des questions politiques et économiques qui le taraudent, bénéficie d’une biodiversité sans pareille qu’il se doit de protéger pour relever bien des défis à l’intérieur de ses frontières comme au niveau planétaire. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LE BRESIL QUITTE LA VOIE DE GAUCHE POUR L’EXTRÊME DROITE

Sur fond de lutte contre la corruption et la criminalité notamment, le Brésil change radicalement de régime. L’occasion de rappeler qu’un numéro de Problèmes économiques* paru à la documentation Française en juin 2016 intitulé :  » L’Amérique latine dans la tourmente » avait choisi de reprendre en illustration ce dessin explicite de David Parkins initialement publié dans The Economist sous le titre  » Brazil’s crisis irredeemable ? » Il est d’ailleurs regrettable que cette publication  de la DILA* qui présentait pour intérêt de réunir le meilleur de la presse et des revues françaises et étrangères offrant la possibilité de suivre l’actualité ait cessé de paraître en 2017. Surtout au moment où un évènement majeur a lieu au Brésil. Dimanche 28 octobre, les Brésiliens ont en effet été appelés à élire leur nouveau président qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2019. Profitant d’un climat général de défiance à l’égard des responsables politiques, de l’inéligibilité de l’ancien candidat Lula, mais aussi des difficultés rencontrées par Fernando Haddad du Parti ouvrier (PT)de gauche,en dépit de sa remontée dans les sondages et de soutiens, Jair Bolsonaro, a donc été élu avec 55,2% des voix contre 44,8% pour son rival. Agé de 63 ans, cet ancien militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe dont l’ascension a été spectaculaire, prend ainsi la tête d’une pays de 200 millions d’habitants en pleine déconfiture. Et force est de constater que l’article publié en 2016 dans The Economist, tirait à juste titre la sonnette d’alarme concernant la situation d’un pays déjà décrit comme traversant l’une des crises économiques et politiques les plus graves depuis la fin de la dictature, en 1985. La conclusion était bien annonciatrice d’un possible séisme politique puisque l’auteur précisait :  » Il faudra attendre longtemps avant qu’un président brésilien puisse se montrer aussi fier que l’était Lula lorsqu’il obtint son trophée olympique. » Néanmoins, l’espoir dans un possible redressement du pays restait à l’époque de mise, sous réserve que les responsables politiques brésiliens parviennent à se reprendre et à s’organiser. L’auteur allait même jusqu’à affirmer :  » Les années 2020 pourraient se montrer plus souriantes » avant d’ajouter :  » S’ils laissent passer l’occasion, elles pourraient aussi s’avérer bien pires. » Qui aurait pu imaginer que dans la tourmente qui frappe l’Amérique latine et au vu de la sinistre expérience dictatoriale déjà vécue, les Brésiliens choisissent finalement de renouer avec ce type de régime autoritaire ?
* Direction de l’information  légale  et administrative (DILA) Chronique audio à venir

L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – PLEIN LA VUE

Photo: PG/AWI


AWI, il fallait bien trouver à illustrer cette fin de semaine ! Le comité de rédaction s’est donc réuni au grand complet « veston ». Et au vu des propositions, le choix n’avait rien d’évident. Si vous n’avez pas suivi le fil de l’actualité de la semaine qui dressait le tableau de l’industrie textile française, vous pourrez toujours faire un retour en arrière et vous arrêter sur la chronique mise en ligne le 23 octobre. De quoi reposer les actionnaires fébriles qui ont tout mis à la corbeille et commencent à s’inquiéter des turbulences qui agitent l’univers impitoyable de la finance ( chronique du 24 octobre ). D’où l’importance de maîtriser la situation, référence faite à l’image apparue, comme par enchantement, le même jour. Sinon, il vous restera possible de voyager un peu en vous rendant sur nos conseils avisés du 26 octobre, en Arabie saoudite pour découvrir le plan « Vision 2030 » qui pourrait transformer le désert et ses ressources pétrolières passées de mode en un Eldorado tourné vers un futur prometteur. Le chic de la semaine veut que vous vous laissiez séduire par ces feux d’artifices qui illuminent naturellement notre univers et nous sont offerts durant quelques secondes. Sinon, nous avons également le plus long pont du monde qui relie par la mer Hong Kong, Macao et la Chine occidentale et mesure 55 kilomètres dont l’inauguration a eu lieu le 23 octobre. Comme quoi il se passe bien des choses intéressantes sur la planète Terre. En cliquant ici vous obtiendrez un droit de visite

ARABIE SAOUDITE : EN ATTENDANT D’EN SAVOIR PLUS

Le numéro de Questions internationales* paru en janvier-février 2018 portait un titre évocateur: « Arabie Saoudite : Transformation ou illusion »
Deux choses importantes étaient rappelées d’emblée dans l’éditorial :
« Ce pays dispose de réserves en hydrocarbures parmi les plus importantes dans le monde »
« Il est dirigé depuis sa fondation par une monarchie absolue soumise à une religion omniprésente »
D’où l’enthousiasme suscité par l’arrivée aux affaires, le 23 juin 2017, du jeune prince héritier Mohammed ben Salmane, amené notamment à assurer la promotion d’un ambitieux programme de réforme et de modernisation.
Elaboré dés 2016, ce dernier baptisé « Vision 2030 », a pour objectif d’assurer la transformation du pays. Dans le panier des bonnes intentions et actions figure entre autres en bonne place : l’amorce d’une relation plus détendue et plus tolérante avec la religion; l’amélioration du statut des femmes; les efforts en faveur de l’emploi des jeunes; la lutte contre la corruption des milieux dirigeants, y compris au sein de la famille régnante; le développement d’un sens de l’intérêt général qui seul peut enraciner un Etat-nation; la préparation de la transition vers l’après pétrole par de nouvelles formes de développement; l’ouverture au monde; le recours aux technologies innovantes et au tourisme de luxe. Autant d’axes de développement futuristes qui ne sont pas sans rappeler les pistes exploitées par les plus avancés des émirats voisins confrontés aux mêmes défis.
Consciente que ces nouvelles orientations nécessitent des moyens et la prise en considération d’obstacles dans un Moyen-Orient en proie à de multiples conflits, l’Arabie saoudite longtemps apparue comme un pole de stabilité, se doit de se surpasser. Jusqu’à ce qu’un sinistre événement vienne jeter le trouble.
Dans l’attente d’éclaircissements vérifiés et crédibles concernant l’odieux assassinat, le 2 octobre, à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul, de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien éditorialiste au Washington Post, connu pour s’être montré particulièrement critique à l’égard du prince héritier Mohammed ben Salman, plusieurs questions se posent. Lire la suite

A LA CORBEILLE TOUT N’EST PAS A JETER

Pour aussi décevants qu’apparaissent les cours actions d’entreprises françaises enregistrés ces derniers temps, force est de constater que certaines valeurs parviennent à mieux tirer leur épingle du jeu que d’autres. Il est vrai que depuis déjà quelques temps, de nombreux facteurs de risque incitent les investisseurs à la prudence sur l’ensemble des places financières mondiales. En cause : les taux d’intérêt américains, le Brexit, l’Arabie saoudite, la dette italienne, les guerres commerciales, les marchés émergents, la reprise du « sell-off » sur les marchés chinois. Néanmoins, si comme tend à le démontrer entre autres l’indice phare de la Bourse de Paris qui a perdu plus de 9 % en octobre, son pire mois depuis août 2011, tout rally de fin d’année semble compromis, il est tout de même des valeurs attractives qui parviennent à se distinguer sur fond de bons résultats. Et c’est là que le luxe notamment fait bande à part. Alors qu’AWI évoquait en début de semaine l’état de santé de l’industrie textile « made in France », citant au passage quelques noms prestigieux de ce secteur d’activité, la pesante atmosphère qui règne actuellement sur les places financières ne semble pas porter ombrage à quelques belles valeurs. Alors qu’une légère tendance haussière du CAC 40 se dessine ce mercredi (+ 0,62% à midi) après être passé hier sous la barre des 5.000 points, des groupes français solidement ancrés dans le luxe et le fashion conservent une longueur d’avance. La hausse la plus spectaculaire en Bourse de Paris est celle du groupe de luxe Kering, qui bondit de 7,08% après avoir publié mardi soir un chiffre d’affaires trimestriel confirmant le dynamisme de sa griffe vedette, Gucci, et précise au passage ne percevoir pour l’instant aucun ralentissement de la demande en Chine. Dans le sillage de Kering, LVMH s’adjuge 1,53%, Hermès 2,12% et Burberry 1,2%.
Comme quoi à la corbeille tout n’est pas à jeter.Une chronique complémentaire pourrait en dire plus prochainement Cliquez ici pour en savoir plus

AWI CONTRÔLE LA SITUATION

Photo: PG/AWI

AWI ne pouvait que difficilement attendre la fin de la semaine pour vous faire partager cette photo prise ce matin à 7H40. La beauté du ciel émaillé de cirrus retro-éclairés par un soleil rougeoyant dés son lever, se devait d’apparaître telle une ponctuation entre deux chroniques visant à regarder les réalités en face et donner de la voix. Ce superbe spectacle au caractère éphémère méritait d’être saisi à main levée, sans effets ajoutés.

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L’INDUSTRIE TEXTILE FRANCAISE DANS LE FIL DE L’ACTUALITE

Chercher à coudre une chronique qui assemble économie et fashion fait appel à une ouverture d’esprit, mais aussi à de petites mains.
Pour justifier qu’AWI s’en saisisse, il a suffi qu’un tissu d’informations relatif à l’industrie textile en France réuni dans une récente étude d’Insee Première, permette de faire un point sur des réalités souvent cachées par le large vêtement évènementiel qui couvre l’actualité nationale et internationale.
Alors que les fashion weeks ont dernièrement offert à de nombreux créateurs, couturiers et stylistes français et étrangers la possibilité de présenter leurs nouvelles collections printemps-été 2019, d’une part, et que le Mondial de l’Auto a permis aux constructeurs automobiles  de lever  le voile sur des modèles porteurs d’innovations, d’autre part, nous ne pouvions passer sous silence un secteur d’activité qui se plie en quatre dans ces deux domaines. Car si notre industrie textile se trouve durement concurrencée pour certains produits liés à plus particulièrement à l’habillement, elle se distingue par son savoir-faire hors pair concernant les textiles à forte valeur ajoutée, à l’instar de ceux utilisés dans l’aéronautique et l’automobile.
De fil en aiguille, cette chronique vise à dresser le portrait et la situation d’un univers professionnel qui se trouve directement confronté au revers de la mondialisation. Un secteur d’activité porteur de quelque 103.000 salariés qui doit faire preuve de sa capacité à relever bien des défis. Ces derniers mettent l’industrie textile made in France dans l’obligation de porter une attention particulière sur sa stratégie en termes de production comme de commercialisation. Objectif : être en mesure de continuer à en découdre au niveau mondial, sans être contrainte de tailler dans ses effectifs et de revoir son organisation de pied en cape. Cliquez ici pour suivre le fil de la chronique audio

L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – FULGURANTE REPRISE DES ESSAIS AUTOS EN LIVE

En novembre, la webradio webtv indépendante AWI vous réserve quelques bonnes surprises ! Parmi ces dernières, figure notamment  la reprise des essais autos en live qui prendront leur élan avec celui de la MX-5 2019 RF équipée du moteur 2.0L Skyactiv-G 184ch Sélection avec Pack Innovation (sellerie Chroma Brown, caméra de recul) et CarPlay/Android Auto. Le succès de ce roadster dans sa version RF à toit rigide façon Targa qui se rétracte en 12 secondes, ne peut que booster celui de la variante à capote souple que nous avions eue entre les mains à l’occasion d’un essai en live, en juin 2016, toujours consultable sous le titre : « NOUVEAU MAZDA MX5 ROADSTER : UNE GOURMANDISE AUTOMOBILE ! ». Avec un million d’exemplaires vendus à travers le monde depuis son lancement sur le marché en 1989, cette figure de proue de la marque japonaise qui propose une large gamme d’automobiles, a toutes les chances de séduire un large public en raison d’atouts qui ne se limitent pas à sa seule allure. Lire la suite

LA ROBOTISATION DE L’HOMME PAR L’HOMME

Nous vivons une époque connectée formidable, révélatrice de grands bouleversements qui ne sont pas conséquences sur nos conditions de vie et sans impacts sur ce qui fait la qualité des relations humaines. Sans nier les multiples avantages qu’apportent les progrès jusqu’ici réalisés dans de multiples domaines qui nous touchent de près, les bénéfices tirés de l’utilisation des nouvelles technologies mises à notre service ne doivent pas pour autant nous priver de discernement.
Car contrairement à une idée répandue, les robots qu’on nous présente sous des traits de Gort, R2D2, Terminator ou Robocop, et autres humanoïdes plus fidèles aux morphologies de Terriens, ne représentent pas ce que nous avons le plus à craindre dans les temps à venir.
En réalité, comme cherche à le démontrer la chronique audio qui a valeur de billet d’humeur, la robotisation de l’homme par l’homme déjà à l’oeuvre, pourrait bien annoncer, si nous n’y prenons garde, un risque de dérive susceptible de nous priver de libertés qui nous sont chères. D’où une voix venue d’ailleurs ! Cliquez ici pour entrer

LES « BLACK CABS » FONT UN PIED DE NEZ AU BREXIT…

Photo : London Electric Vehicle Company (LEVC)


Après avoir évoqué le chassé-croisé du projet de création d’une ligne TGV entre Londres et Bordeaux visant à mettre la capitale britannique à moins de 5H du chef-lieu de la région Nouvelle-Aquitaine et de la réunion des 27 mercredi à Bruxelles, en présence de Theresa May, qui s’est heurtée à un no deal, cette dernière information a valeur de pied de nez au Brexit voire à l’UE.
Les célèbres taxis noirs londoniens dénommé outre-Manche “black cabs”, débarqueront en effet à Paris l’an prochain. Lire la suite