BON SENS ET BONNES FILIERES – DIRECTION PLEIN EMPLOI

Alors que l’exécutif a défendu lundi en bloc les propos tenus ce week-end par Emmanuel Macron à un jeune diplômé en horticulture, de 25 ans, en recherche d’emploi, certaines réactions à ce court échange ont été marquées au coin du bon sens.

En déclarant à ce jeune en pleines Journées européennes du patrimoine : “Si vous êtes prêts et motivés, dans l’hôtellerie, le café, la restauration, dans le bâtiment, il n’y a pas un endroit ou je vais, où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens”../.. “Honnêtement, hôtel, café, restaurant, je traverse la rue, je vous trouve un emploi”, le chef de l’Etat est sans doute allé un peu vite en besogne.
Chaud défenseur de l’environnement ayant placé la transition écologique et solidaire au rang de priorité, Emmanuel Macron n’est pas sans savoir que les établissements qui forment aux métiers de l’horticulture, se présentent comme des écoles d’éco-activités.

Aussi Valérie Pécresse, présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France, a sans doute eu raison de déclarer sur France 2 :
“Ces propos sont d’une grande brutalité parce qu’on ne dit pas à un jeune horticulteur qui a la passion de son métier: « vous allez travailler dans l’hôtellerie”

Dans la foulée, François Félix, président de la FNPHP (Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières) a reconnu : « L’horticulture, est une filière qui plait, mais c’est aussi une filière qui souffre économiquement depuis plusieurs années ». Ce secteur qui représente 3.300 producteurs en France et 18.000 emplois, a en effet perdu plus de 5.000 emplois en 7 ans.

A t’on su expliquer à ce jeune diplômé qui pouvait à juste titre croire en son avenir dans l’horticulture que sa formation qualifiante ne débouchait pas inéluctablement sur un emploi ? Qu’en réalité pour répondre aux besoins du marché du travail, tout repose entre autres sur la capacité d’adaptation, la polyvalence, la mobilité, voire une totale réorientation en termes d’activité professionnelle. Quoi qu’il en soit, le choix du jeune en question ne peut être blâmé, certaines écoles d’horticulture faisant valoir des métiers durables à l’aide de formules du type : « De la 4ème à Bac+3, nous aidons à cultiver les talents »

A titre d’exemple, L’EA TECOMAH, l’une de ces écoles des éco-activités basée en région parisienne, forme chaque année 600 jeunes à l’aménagement paysager et à la valorisation des espaces, ce qui la met en lien direct avec l’environnement. Lire la suite