LE DRAME DE GÊNES ILLUSTRE CE QUE COÛTE LE LAXISME

L’effondrement d’une portion du tablier du pont Morandi long de 1,18 kilomètre, édifié à la fin des années 1960, sonne comme un sérieux avertissement concernant l’état d’un certain nombre d’ouvrages d’art (ponts et tunnels), mais également celui du réseau routier et autoroutier bien au-delà de la seule péninsule italienne.
Sans revenir sur la catastrophe qui a fait mardi, 38 morts dont 3 Français, force est de constater que de multiples facteurs sont susceptibles de contribuer à la fragilisation des infrastructures.
Si les ouvrages d’art récents bénéficient des dernières technologies en termes de conception de construction et de maintenance, ceux d’un autre âge, toujours en service, exigent une maintenance d’autant plus soutenue. Technique de construction, vieillissement, dégradation, manque d’entretien, trafic en forte augmentation, conditions climatiques particulièrement défavorables voire malfaçons, sont autant d’éléments qui peuvent conduire au pire. Lire la suite