« EXIT TAX » PAR ICI LA SORTIE

Bien que l’annonce faite par Emmanuel Macron dans la dernière édition du magazine Forbes concernant la suppression dés 2019 de l' »exit tax » ne concerne que très très peu de Français, l’abandon de cet impôt fait jaser. Institué en 2012 par Nicolas Sarkozy, cet impôt avait été mis en place pour enrayer les délocalisations fiscales des contribuables français personnes physiques comme personnes morales. Cet « exit tax » s’applique en effet sur les titres et obligations représentant au moins 50 % des bénéfices d’une société et aux propriétaires d’un patrimoine de plus de 800 000 euros. Elle est composée d’un impôt sur le revenu de près de 13% du montant de la plus-value et de prélèvement sociaux à hauteur de 17%. Jugé comme un symbole « négatif » pour l’attractivité de l’économie française par le chef de l’Etat, il faut reconnaître que cet impôt n’est pas d’un excellent rapport pour les finances publiques. Selon Boursier.com seuls 128 exilés fiscaux étaient concernés par ce dernier qui n’aurait finalement rapporté que 53 millions en 2012 et 63 millions d’euros en 2013. Néanmoins, personne ne peut douter que l’exil fiscal puisse être contraire aux intérêts d’un pays qui à l’instar de la France cherche à se désendetter et ne peut encourager au départ sous des cieux plus cléments des entreprises affichant de solides bénéfices comme des personnes fortunées. Alors faut-il véritablement s’inquiéter de la décision prise par le président de la République qui cherche à relancer l’économie et ne se prive pas d’appliquer de nouvelles taxes dans toute une série de domaines qui touchent essentiellement les moins aisés ? Lire la suite