L’ AVENIR DU SYSTEME DE RETRAITE PASSE PAR UNE CONSULTATION CITOYENNE

Le film réalisé par Gustave Kervern et Benoît Delépine avec Gérard Depardieu, Yolande Moreau, diffusé mercredi soir sur Arte, ne pouvait trouver meilleur moment pour être vu ou revu.

En retraçant l’histoire de Serge Pilardosse, 60 ans, surnommé Mammuth, qui vient de prendre sa retraite après quarante-quatre ans d’un labeur exemplaire et s’aperçoit qu’il lui manque des points pour obtenir une pension à taux plein – certains employeurs ayant oublié de le déclarer –  ce film introduit opportunément le sujet du jour.

Avec plus de 16 millions de retraités et une forte tendance au vieillissement de la population, le dossier retraites, objet de nombreuses controverses, pèse lourd.

En annonçant un véritable big bang du système des retraites, Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, qui souligne que la future réforme doit aboutir à une retraite par points a lancé, ce jeudi, une vaste consultation citoyenne.
Un site internet www.participez.reforme-retraite.gouv.fr ouvert à tous jusqu’au 25 octobre invite les  Français à émettre  avis et propositions, en ouvrant simultanément le débat avec des ateliers de discussions. Lire la suite

UN AN D’ECART : UN GRAND ECART

Avant que vous n’écoutiez la chronique audio relative au thème du dernier numéro des Cahiers français intitulé « Quels entrepreneurs pour demain? « , il est intéressant de revenir sur deux articles parus, l’un dans l’édition du Figaro du 26 juin 2017, l’autre dans la Tribune de l’Economie le 28 mai 2018.

Les titres de ces derniers parlent d’eux mêmes puisque si le premier témoignait un retour d’optimisme : « Les chefs d’entreprise n’ont jamais été aussi confiants depuis six ans », le second se montre beaucoup moins enjoué : « Un an après, les chefs d’entreprise déçus par Macron »

De plus, force est de constater que les prévisions de croissance de l’économie mondiale et européenne, ne sont plus aussi prometteuses qu’on l’imaginait, même s’il n’y a pas, à ce jour, péril en la demeure.

Mais c’était sans compter sur des évènements aussi imprévus que perturbateurs venus s’imposer tant sur le plan politique dans certains pays européens, qu’au niveau international en raison de mesures protectionnistes prises par le président des Etats-Unis, sans parler des cours du Brent qui ont repris leur envol après avoir touché le fond de la piscine en 2016.

Dans ce contexte particulièrement mouvementé, au-delà des marchés financiers actuellement dans l’œil du cyclone et du niveau d’endettement auquel sont confrontés de nombreux pays; la consommation des ménages, l’activité du secteur industriel et des services, l’emploi sont scrutés en France comme partout ailleurs avec la plus grande attention. De quoi inciter à regarder les réalités en face et à donner de la voix. Cliquez ici pour lire la suite puis écouter la chronique audio

L’ITALIE EN TÊTE DE GONDOLE D’UNE ACTUALITE POLITIQUE EUROPEENNE AGITEE (Actualisé au 1er juin 2018)

L’Italie s’offre une première place au coeur de l’actualité européenne. Ce pays connaît en effet depuis dimanche soir une nouvelle crise politique. Le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, anti-système) et la Ligue (extrême droite) ont abandonné leur projet de former un gouvernement après le refus du président Sergio Mattarella d’avaliser leur choix de l’économiste eurosceptique Paolo Savona, 81 ans, comme ministre de l’Economie.
L’idée que l’Italie ne sera pas dirigée par un gouvernement hostile à l’euro a fait monter les marchés lundi matin. Toutefois, ils ont ensuite reperdu du terrain, réalisant qu’il s’agissait-là d’une solution à court terme. Le président italien Sergio Mattarella a nommé lundi l’économiste Carlo Cottarelli, un ancien du Fonds monétaire international (FMI), à la tête d’un gouvernement de transition chargé de préparer le budget 2019 et d’organiser des élections législatives anticipées. Face à l’incertitude qui prévaut, le Premier ministre italien Carlo Cottarelli a annoncé lundi qu’il allait réunir “très rapidement” un gouvernement pour accompagner le pays vers de nouvelles élections, qui ne se tiendront pas avant l’automne ou au début de l’an prochain. Lire la suite de cette chronique actualisée quotidiennement

AWIK-END MUSIC – ADAGIETTO SYMPHONIE N°5 DE GUSTAVE MAHLER

C’est dans ce petit refuge que la Symphonie n° 5 en do dièse mineur de Gustav Mahler a été composée entre 1901 et 1902. L’Adagietto qui fait partie de cette symphonie n°5, magnifiquement interprété par le Word Orchestra For Peace, avait toutes raisons de s’inscrire en illustration sonore d’une nouvelle semaine agitée. La structure générale de la symphonie, du sombre rythme de marche jusqu’au climax victorieux du choral dans le Rondo-Finale, montre une victoire face à la mort, un renouveau face à la fatalité. Selon une source de l’entourage du compositeur, cet Adagietto n’est autre qu’une lettre d’amour en musique destinée à Alma Schindler devenue sa femme, bien que Gustave Mahler n’ait laissé aucune note ou lettre permettant de valider cette hypothèse. Luchino Visconti a contribué à faire connaitre l’Adagietto de cette symphonie au grand public avec son film « Mort à Venise » sorti en 1971. Cliquez ici pour écouter l’Adagietto

SOMMET ETATS-UNIS – COREE DU NORD QUAND L’IMPROBABLE DEVIENT ENVISAGEABLE

Les alliés régionaux des États-Unis, Japon, Corée du Sud ainsi que la Chine, principal allié de la Corée du Nord, ont exhorté les deux pays à sauver le sommet vendredi.

Lors d’un forum économique à Saint-Pétersbourg, le vice-président chinois Wang Qishan a déclaré qu’un tel sommet était nécessaire pour assurer la sécurité dans la péninsule coréenne, ce qui touche les intérêts fondamentaux de la Chine.

Et comme la chronique du jeudi 24 mai le laissait entendre au regard du caractère assez imprévisible des réactions de Donald Trump comme de Kim Jong-un, une nouvelle étape a été franchie dans le bon sens dans la journée de vendredi.
En effet, après avoir annulé la rencontre du 12 juin à Singapour en évoquant « l’hostilité ouverte » de Pyongyang, le président américain Donald Trump a indiqué aujourd’hui que le sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pourrait être sauvé, après avoir accueilli une déclaration de conciliation de la Corée du Nord disant qu’elle restait ouverte aux négociations. Lire la suite

ETATS-UNIS – COREE DU NORD : IMPOSSIBLE RENCONTRE ?

Il est important de bien lire le courrier émanant de la Maison Blanche reproduit ci-dessus.
Il n’aura fallu que quelques heures entre l’annonce officielle par Pyongyang du démantèlement de son site d’essais nucléaires en Corée du Nord et l’envoi par Donald Trump d’une lettre adressée à Kim Jong-un lui signifiant finalement son refus de le rencontrer, le 12 juin, à Singapour.
Il est vrai que ces dernières semaines, le ton entre le leader Nord-coréen et le 45e président des Etats-Unis était monté d’un cran, les demandes visant à préparer la rencontre restant sans réponses. De plus, en traitant Mike Pence d’« andouille » Pyongyang qui menaçait également d’annuler le sommet avec Trump a effectivement fait preuve dans ses dernières déclarations d’hostilité.
La réaction des places financières ne s’est pas fait attendre.
Alors que la Bourse de Paris cédait 0,31 % en clôture, la Bourse de New York évoluait dans le rouge en début de séance jeudi, pénalisée par l’annulation du sommet américano-nord-coréen prévu en juin, mais également par la crainte de voir les Etats-Unis taxer les importations automobiles et les tensions sur les cours du pétrole.
Sachant que Kim Jong-un comme Donald Trump demeurent imprévisibles dans leurs réactions et revirements de dernière minute, le dernier paragraphe de la lettre du président américain laisse néanmoins encore une petite lueur d’espoir :
« Si vous changez d’avis concernant cet important sommet, n’hésitez pas à m’appeler ou à m’écrire » avant d’ajouter :  » Le Monde, mais la Corée du Nord en particulier a perdu une grande occasion de renouer avec une paix durable, la prospérité et la richesse »
Il est vrai que le secrétaire d’Etat Mike Pompeo qui s’exprimait devant le comité des affaires étrangères du Sénat des Etats-Unis, a déclaré : « Je ne pense pas que nous étions en mesure de croire qu’il pouvait y avoir un résultat positif.»
Reste à savoir désormais ce qu’il résultera de cet échec d’une rencontre qui se voulait historique, s’il doit se confirmer. Lire la suite

NE PARLEZ PLUS DE PLAN BANLIEUES MAIS DE VISION ET DE SENS

L’appel à la mobilisation nationale pour les villes et les quartiers défavorisés lancé par le chef de l’Etat, lors d’un discours prononcé à Tourcoing, le 14 novembre 2017, se traduit par un changement de méthode.
Si les toutes propositions émises dans le rapport  » Vivre ensemble, vivre en grand » remis par Jean-Louis Borloo le 26 avril n’ont pas été retenues, force est néanmoins de constater que ces dernières ont largement inspiré la stratégie qu’Emmanuel Macron compte appliquer pour remédier aux difficultés économiques et sociales rencontrées.
Comme le précisait l’Elysée avant l’intervention d’Emmanuel Macron : « L’enjeu n’est pas tant budgétaire que de mobilisation et d’efficacité ». D’où la volonté de mettre sur les rails, dans les meilleurs délais, des mesures qui se raccrochent à l’amélioration globale de l’économie française et répondent aux besoins les plus pressants des habitants et des élus directement concernés. Ces dernières rappelées dans la chronique audio touchent entre autres la sécurité, la lutte contre le trafic de drogues et la radicalisation, l’éducation et la création de stages pour les jeunes en troisième avec lancement d’une bourse dédiée, la création de places de crèches, l’intervention des entreprises porteuses d’emplois… Le changement de méthode veut également que la rénovation urbaine ne soit plus l’alpha et l’omega de la revitalisation des banlieues et quartiers défavorisés. En présentant son plan d’actions devant plusieurs centaines de personnes dont le premier ministre et une partie du gouvernement, le président de la République savait être attendu au tournant par les élus locaux, entrepreneurs et responsables associatifs, mais aussi les 5 millions d’habitants des quelques 1.300 quartiers prioritaires en métropole.
Le chronique audio vous en dit plus. Cliquez ici pour écouter la chronique de Patrick Gorgeon

JOURNEE EUROPEENNE DE PREVENTION DE L’AVC : L’INFORMATION VAUT PREVENTION !

Alors que se tient, en ce 22 mai, la Journée Européenne de Prévention de l’AVC ( Arrêt Cardiaque Vasculaire), la webradio webtv indépendante AWI a voulu en savoir plus en se tournant vers Denis Saudeau, neurologue au CHU Bretonneau et Trousseau à Tours et notamment président de l’association France AVC 37 qui participe avec de nombreux collègues médecins à l’animation de cette journée de sensibilisation ouverte à tous.
Car les faits sont là !
Environ un tiers des Français ont déjà été confrontés à un accident vasculaire cérébral (AVC).
Cette pathologie touche près de 150.000 personnes par an et tue environ 30.000 individus chaque année.
Lors de l’interview qu’il nous a accordée, le Professeur Denis Saudeau revient sur les signes patents de risques d’AVC. Il souligne également à quel point la prise en charge rapide des personnes victimes d’AVC est indispensable pour la survie et en quoi elle permet d’éviter les complications récurrentes. Cliquez ici pour écouter l’interview du professeur Denis Saudeau

BANLIEUES ET QUARTIERS PRIORITAIRES : QUE RESTERA T’IL DES PROPOSITIONS BORLOO ? ( Rediffusion chronique du 26 avril 2018)


Tout est dans le titre du rapport qui prescrit les remèdes destinés à répondre à une crise qui depuis déjà fort longtemps gangrène nombre de nos cités et banlieues défavorisés et nécessite une action publique déterminée de grande ampleur !
Aussi ce rapport sur les quartiers prioritaires remis jeudi 26 avril par Jean Louis Borloo au Premier ministre demande t’il toute l’attention requise.
En se voyant confier à l’automne dernier par le président de la République, un rapport sur les banlieues, l’homme qui fût tour à tour ministre de la Ville et de la Cohésion sociale entre 2002 et 2007, mais aussi Initiateur de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) en 2003 a en effet travaillé sur les pistes évoquées par Emmanuel Macron.
D’où la présentation de 19 « programmes » visant à mettre en œuvre une ambitieuse « réconciliation nationale ».
Très attendue par les élus de banlieue qui ont récemment dénoncé le « mépris de l’Etat » accusé de ne pas mesurer la gravité de la situation, la réflexion sur la politique de la ville confiée à Jean-Louis Borloo vise à « changer la donne » dans les quartiers prioritaires et à « relancer la rénovation urbaine ».
La mission est d’importance puisqu’il s’agit en même temps de circonscrire la conjonction des difficultés sociales, économiques et éducatives qui exacerbent le sentiment de relégation des habitants des quartiers et banlieues concernées.
Sur la base d’un programme global estimé à quelque 48 milliards d’euros, les pistes proposées prennent toute la dimension des véritables problèmes à résoudre.
Qu’il s’agisse entre autres d’encourager et de soutenir les jeunes ; d’améliorer la mobilité en atténuant l’enclavement des habitants des quartiers ; de créer des « Maisons Marianne « pour impliquer les femmes ; de développer une politique d’éducation et de formation adaptée ; d’implanter des campus numériques ; de recourir aux sports pour motiver et redonner à chacun confiance en soi; d’assurer la sécurité; de mettre en place une fondation pour le logement regroupant tous les acteurs, l’ensemble des préconisations semble pouvoir assurer les conditions d’une réussite.
Dans son discours à Tourcoing le chef de l’Etat avait affirmé « C’est une mobilisation de toute la nation qui seule peut répondre au défi immense de la politique de la ville». Dont acte !
Il est vrai que le challenge est immense puisqu’il ne concerne pas moins de 5,5 millions de personnes reparties dans 1 514 quartiers les plus pauvres où le chômage est trois fois plus élevé que la moyenne nationale.
Comme annoncé dans cette chronique du 26 avril, AWI reviendra très vite sur les mesures adoptées le 22 mai par Emmanuel Macron, sachant que si un mouvement en faveur des banlieues et quartiers prioritaires doit se met en marche, tout ne se fera pas en même temps. Prochaine chronique à venir