LES SIGNAUX SE METTENT AU ROUGE

Les principales Bourses européennes évoluent en baisse mercredi à mi-séance et Wall Street devrait les imiter. Les préoccupations géopolitiques liées au conflit syrien viennent s’ajouter aux inquiétudes persistantes concernant les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.
L’évolution de la situation en Syrie incite à la prudence, les déclarations des pays occidentaux, Etats-Unis, France et Grande-Bretagne en tête, suggèrant que des frappes visant le régime de Damas pourraient avoir lieu dans les tout prochains jours après l’attaque présumée aux armes chimiques de samedi à Douma, en dépit de l’opposition de la Russie, soutien de Bachar al Assad et présente militairement sur le sol syrien.
Or la Russie a envoyé aujourd’hui un tir de semonce diplomatique aux Occidentaux en leur signifiant que toute intervention militaire en Syrie ferait l’objet de répliques.
Cette poussée de tension au Moyen-Orient contribue à la hausse des cours du pétrole: le prix du baril de Brent a atteint son plus haut niveau depuis fin 2014 à 71,44 dollars. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) se traite quant à lui toujours tout près de 66 dollars, à 1% environ de son plus haut de l’année. Lire la suite

UN COMPTE A REBOURS DE 72 HEURES DECISIF

Le retour au devant de la scène internationale de deux personnages clés de bandes dessinées traduites en plusieurs langues n’a malheureusement rien d’une plaisanterie. Goudurix et Assurancetourix se trouvent en effet plongés au cœur de conflits armés qui témoignent en Syrie comme au Yémen notamment de leur monstruosité au regard du nombre de victimes civiles qui démontrent le recours à des armes chimiques clairement prohibées.
En articulant sa ligne éditoriale de la semaine autour de la rencontre d’Emmanuel Macron avec le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman en visite à Paris puis la dénonciation des effets délétères du commerce des armes, AWI voulait avant tout planter le décors d’une situation de crise grave.
Aussi lorsque Emmanuel Macron en vient à annoncer mardi que la France fera part “dans les prochains jours”, en coordination avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, de sa décision quant à une éventuelle riposte militaire contre les “capacités chimiques” du régime syrien, le chef de l’Etat rend incontournable l’évocation de ce sujet brûlant à l’occasion de son intervention télévisée jeudi.
En cause, l’appui militaire de la Russie au régime syrien, et la violation de la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l’Onu, qui exige l’arrêt des combats en Syrie.
Mais la dernière réunion du Conseil de sécurité qui s’est traduite entre autres par un véto russe a fait monter la tension d’un cran.
Vassily Nebenzia, l’ambassadeur de Russie aux Nations unies, a justifié ce 12e veto russe en sept ans de conflit qui a fait plus de 350.000 morts par la volonté de « ne pas entraîner le Conseil de sécurité dans des aventures ».
Moins de 72 heures nous séparent donc aujourd’hui d’une possible frappe aérienne ciblée des Occidentaux en Syrie sans que personne ne puisse dire avec certitude ce qu’il résultera réellement de ce type d’action armée. Alors que tout doit être fait pour ne pas laisser l’usage d’armes chimiques se poursuivre, la diplomatie apparaît ne plus être en mesure de faire entendre raison aux auteurs et acteurs de massacres d’hommes, femmes et enfants dont le caractère intolérable est patent. D’où la légitimité de la lourde décision à prendre pour y mettre fin. Lire la suite