COREE DU NORD ET COREE DU SUD S’ACCORDENT POUR LANCER LA PAIX


Il est encore trop tôt pour affirmer que le plat de nouilles froides préparé selon la recette Pyongyang, la plus réputée, sera avec le véritable hamburger made in USA, au menu de la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un prévue fin mai début juin.
Mais il faut reconnaître que depuis les JO d’hiver de PyeongChang, le leader Nord-coréen met les petits plats dans les grands ,  contribuant ainsi à détendre très nettement  l’atmosphère.
Le dernier sommet intercoréen est en effet venu confirmer une montée en neige de déclarations pacifiques que personne n’imaginait possible au vu du climat délétère généré par les inquiétants lancements de missiles balistiques et  essais nucléaires. Comment oublier que ces derniers avaient porté à ébullition les tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, sur fond d’invectives guerrières, allant jusqu’à créer de sérieux remous à l’échelle planétaire ? Mais  c’était sans  compter  sur  un changement  radical de politique et de vision de l’avenir !
Plusieurs déclarations de Kim et de Moon permettent de considérer qu’il devrait être possible de passer à table dans une ambiance détendue et réchauffée.
Bien d’autres signes encourageants marquent un tournant saisissant concernant les relations entre les deux Corées en guerre depuis le début des années 50. L’alignement dés samedi prochain du fuseau horaire du Nord sur celui du Sud, les 30 minutes séparant le temps de Pyongyang et de Séoul instauré en 2015 par Kim, n’ayant plus de raison d’exister selon les propres termes du leader de la République populaire de Corée du Nord. A cela s’ajoute le désormais possible rapprochement des familles au sein de la péninsule.
Quant à l’opération de dénucléarisation complète annoncée par Kim Jong-un avec lancement d’invitations aux experts et journalistes américains et sud-coréens à l’occasion de la fermeture du site d’essais nucléaires en mai, elle a tout pour plaire à la communauté internationale qui se verra conviée au processus de démantèlement des installations.
De quoi donner au prochain sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un un parfum de paix retrouvée, le dessert de cette rencontre historique réservant sans nul doute quelques surprises dont la Corée du Nord a le secret. Lire la suite

AWIK-END MUSIC WITH KEJAM FEAT LISA TAYLOR

Il n’y pas de mai, du moins en ce dernier week-end d’avril. C’est pourquoi en l’absence d’informations percutantes susceptibles de fournir de sonnants arguments visant à vous séduire concernant le morceau intitulé :  » Take me higher » que l’on doit à Kejam Feat Lisa Taylor, l’Awik-end music ne pouvait aujourd’hui que vous inviter à vous laisser prendre par le bon rythme. Il est parfois des ponctuations musicales qui sans entrer dans le Top 10 du moment se passent de tout commentaire pour les décrire. Démonstration sans plus attendre ! Cliquez ici pour entendre et comprendre

L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – SOMMET INTER-COREEN EN VUE D’UNE UNION SACREE

Capture d’écran 2018-04-27

L’AWI-MAGE de la semaine ne pouvait passer à côté d’un évènement majeur, s’agissant de la rencontre ce vendredi, dans la zone démilitarisée, du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et du président sud-coréen Moon Jae-in, déterminés à faire régner la paix après des décennies de conflit. Lire la suite

« VIVRE ENSEMBLE – VIVRE EN GRAND »: LA POLITIQUE DE LA VILLE AU RAPPORT


Tout est dans le titre du rapport qui prescrit les remèdes destinés à répondre à une crise qui depuis déjà fort longtemps gangrène nombre de nos cités et banlieues défavorisés et nécessite une action publique déterminée de grande ampleur !
Aussi ce rapport sur les quartiers prioritaires remis jeudi 26 avril par Jean Louis Borloo au Premier ministre demande t’il toute l’attention requise.
En se voyant confier à l’automne dernier par le président de la République, un rapport sur les banlieues, l’homme qui fût tour à tour ministre de la Ville et de la Cohésion sociale entre 2002 et 2007, mais aussi Initiateur de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) en 2003 a en effet travaillé sur les pistes évoquées par Emmanuel Macron.
D’où la présentation de 19 « programmes » visant à mettre en œuvre une ambitieuse « réconciliation nationale ».
Très attendu par les élus de banlieue qui ont récemment dénoncé le « mépris de l’Etat » accusé de ne pas mesurer la gravité de la situation, la réflexion sur la politique de la ville confiée à Jean-Louis Borloo vise à « changer la donne » dans les quartiers prioritaires et à « relancer la rénovation urbaine ». Lire la suite

SPECIFICITES ET IMPACTS DE LA REVOLUTION NUMERIQUE SUR LE CONTINENT AFRICAIN

Cette chronique qui s’inscrit dans la suite logique de celle diffusée le 20 avril dernier sous le titre « L’Afrique : continent de l’espoir ?», n’a pas pour but d’évoquer les démêlés judiciaires auxquels se trouve confronté le groupe Bolloré.
Elle permet néanmoins de rappeler que le groupe français joue un rôle de premier plan sur le continent africain où il est présent dans 46 pays, exploite 16 terminaux à conteneurs ainsi que trois concessions ferroviaires et emploie 25.000 personnes.
Moins médiatisée que d’autres activités de l’empire Bolloré comme les médias et ses 20% dans Vivendi ou les batteries électriques, la division transport et logistique a dégagé un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros sur le continent africain l’an dernier.
Une activité qui fait parmi bien d’autres largement appel aux TIC. Ces dernières fournissent d’ailleurs à Olivier Ninot et Elisabeth Peyroux, tous deux géographes et ingénieurs de recherche au CNRS l’occasion de livrer leur analyse concernant les spécificités des trajectoire des pays africains en la matière sachant que selon eux : « L’adoption massive des TIC représente plus un moteur de développement qu’une de ses manifestations »
A ce titre, il est intéressant d’observer que les smartphones constituent les premiers outils significatifs de la révolution numérique qui a lieu sur le continent africain.
Alors que le marché de ces équipements a pour la première fois reculé l’an dernier dans le monde, le nombre d’utilisateurs de smartphones devrait en effet continuer à progresser en Afrique. A tel point que d’ici à 2020, 660 millions d’africains devraient être équipés, contre 336 millions en 2016.
Avec un continent qui compte plus d’un milliard d’habitants et bientôt deux milliards, les besoins croissants touchant entre autres l’éducation, le secteur financier, la gestion et l’aménagement urbain, la santé, la logistique, l’utilisation de plus en plus répandue des TIC constitue une avancée majeure qui contribue  à transformer et améliorer notablement l’organisation et le fonctionnement même de la société africaine qui est loin d’être uniforme.
C’est donc sur cette trajectoire singulière de l’Afrique en termes de révolution numérique et de développement que la chronique audio choisit de s’arrêter. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

DONALD TRUMP ET KIM JONG-UN SAURONT-ILS EVITER LA DOUCHE FROIDE ?

Les douches froides ne sont pas une découverte, y compris en période de réchauffement climato-diplomatique ! Elles sont en effet depuis toujours monnaie courante et ne concernent pas exclusivement les relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Il suffit pour s’en convaincre de suivre les nombreuses péripéties qui alimentent entre autres régulièrement les échanges avec la Russie comme l’Iran.

Il y a peu, tout semblait se présenter sous les meilleurs auspices et annoncer un dénouement heureux concernant le programme de dénucléarisation à l’origine du sérieux différend qui oppose le 45e président des Etats-Unis au chef suprême de la République populaire de Corée du Nord donnant des sueurs froides à la communauté internationale.

En indiquant samedi qu’elle comptait suspendre ses essais nucléaires et de missiles et mettre au rebut son site d’essais nucléaires, pour privilégier sa croissance économique et son désir de paix, le monde entier s’est à juste titre réjoui de cette louable intention de la Corée du Nord à la veille du premier sommet avec la Corée du Sud depuis plus de dix ans.

Mais c’était sans compter sur la subtilité des desseins exprimés par Kim Jong Un et les réactions aussi instantanées que spontanées de Donald Trump via Twitter.

Car le sommet qui doit réunir les deux hommes fin mai début juin, promet d’être un temps fort de l’actualité internationale. Il y a d’ailleurs fort à parier que lors de sa visite à Washington, Emmanuel Macron abordera notamment ce sujet avec le 45e président des Etats-Unis, une « relation spéciale » s’étant établie entre les deux chefs d’Etat, selon les propres termes du président de la République. Clquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

AWIK-END MUSIC WITH THE ART OF NOISE

Allez comprendre pourquoi l’Awik-end music a cédé au « Moments in Love » ? Un parfum d’été, une envie de prendre  un peu de recul, de déconnecter des turbulences de l’actualité nationale et internationale. Histoire de conserver néanmoins les yeux ouverts et de donner aux oreilles ce qui fait vibrer leurs tympans, c’est à une ballade planante que vous êtes invités. The Art of Noise est un groupe britannique de musique new wave qui a vu le jour à Londres en 1983. Créé par le journaliste Paul Morley et le producteur Trevor Horn ainsi que des musiciens de studio Anne Dudley, Gary Langan et J.J. Jeczalik, la formation est originale à plus titre.
La plupart des compositions instrumentales sont des collages mélodiques originaux et intelligents, fondés sur la technologie d’échantillonneur numérique (sampler), qui était nouvelle à cette époque. Trevor Horn fût d’ailleurs l’un des tout premiers à acquérir un Fairlight CMI (Computer Musical Instrument), échantillonneur largement utilisé par le groupe ensuite.
Art of Noise a été remarqué pour l’utilisation de l’électronique et des ordinateurs, en particulier la technique  innovante de l’échantillonnage. Le nom du groupe fait référence à l’essai « L’arte dei Rumori » du peintre et compositeur futuriste italien Luigi Russolo. Laissez-vous porter çà ne peut que vous faire du bien. On se  détend ! Et pour cela cliquez ici

L’AFRIQUE CONTINENT DE L’ESPOIR ?

Cette question qui introduit une série d’articles publiés dans le numéro de « Questions internationales »* consacré à la nouvelle Afrique résume parfaitement les différents enseignements que livrent des spécialistes qui abordent  un certain nombre de sujets essentiels concernant ce continent en mouvement.
Qualifiée ainsi par le pape François et Antonio Gutteres, secrétaire général des Nations Unies, tous les pays du continent africain ne connaissent certes pas la même dynamique et les mêmes succès en termes de développement. Bien que portés par l’afro-optimisme qui s’est manifesté au cours des vingt dernières années, de nombreux obstacles demeurent et des défis majeurs doivent encore être relevés. Cliquez ici pour en savoir plus et écouter la version audio

TOLBIAC AUX ALLURES DE TOUR INFERNALE

Pas content du tout et même extrêmement fâché se montre Georges Haddad, président de Paris-1 qui dénonce le capharnaüm qui règne selon lui dans ce site universitaire et en appelle, une nouvelle fois, à une intervention des forces de l’ordre pour remédier aux problèmes récurrents.
Ce dernier n’est il est vrai pas le seul à connaître actuellement des perturbations et dysfonctionnements alors que sonne l’heure des partiels.
Toutefois, force est de reconnaître que pour cet établissement multidisciplinaire de l’enseignement supérieur spécialisé dans les domaines des sciences économiques et de la gestion, des arts et des sciences humaines, du droit et des sciences politiques, la solution visant à remédier à cette situation tendue s’avère particulièrement complexe à gérer. Lire la suite

FRAPPES MILITAIRES COORDONNEES EN SYRIE : QU’ON SOIT POUR OU CONTRE

Lorsqu’on examine les déclarations faites avant, pendant et après le « one-time shot » (coup unique) par les différents chefs d’Etat qui ont pris la décision de mener des frappes militaires ciblées sur des sites identifiés comme étant de potentiels lieux de production ou stockage d’armes chimiques en Syrie, et qu’on regarde le résultat, on peut parler d’une réussite.
Car il aura tout même fallu attendre 7 ans voire plus pour assister à une prise de conscience des dangers que font peser la détention et l’utilisation d’armes chimiques par certains dictateurs qui à l’instar de Bachar El Assad, demeurent quoi qu’il en soit encore à ce jour impunis. Pour que çà bouge vraiment, il aura fallu attendre que de dramatiques massacres d’hommes femmes et enfants se reproduisent sous nos yeux.
L’opération à haut risque qui a été menée par la coalition n’a quoi qu’il en soit vraisemblablement pas pu être envisagée ni conduite sans une étroite collaboration entre les parties prenantes : Etats-Unis, France, Grande Bretagne, mais aussi avec Russie, la Syrie ayant très vraisemblablement été également informée de l’immente intervention militaire.
En se parant pour la circonstance de leurs costumes de chefs de guerre, les défenseurs du droit international interdisant l’utilisation d’armes chimiques, à savoir Donald Trump, Emmanuel Macron et Theresa May étaient bien conscients de la nécessité d’agir en évitant toute erreur susceptible de déclencher une guerre mondiale. Lire la suite