TRUMPCARE MIEUX QUE OBAMACARE ?

Tom Price secretary of health and human services. REUTERS/Joshua Roberts


Conscient des inquiétudes soulevées chez un certains nombre d’Américains par sa claire volonté de mettre fin à l’Obamacare, le 45e président des Etats-Unis s’est voulu rassurant dans une interview accordée au Washington Post qui a été publiée dimanche soir.
En dépit des craintes liées à l’absence de solution de remplacement miracle dans l’immédiat et au coût financier relatif à l’abrogation de la loi promulguée par son prédécesseur, Donald Trump affirme en effet souhaiter la mise en place d’une «assurance pour tous». .
Selon lui, l’Obamacare qu’il qualifie de catastrophe et a étendu la couverture de santé à quelque 20 millions de personnes, a été affectée par les augmentations des primes d’assurance et les franchises, certains grands assureurs ayant refusé de suivre le système.
Sans entrer dans les détails de ce que pourrait être le « Trumpcare », Trump a précisé que son plan santé était presque bouclé et qu’il serait en mesure de le dévoiler au Congrès contrôlé par les républicains.
Il a néanmoins reconnu que son nouveau plan de santé et de prise en charge de soins de santé concernerait moins de personnes que l’Obamacare , mais qu’il offrirait en revanche, des franchises beaucoup plus faibles que celles appliquées aux patients dans le cadre de l’Obamacare.
Donald Trump a également précisé qu’il comptait agir auprès des laboratoires pharmaceutiques afin de veiller à un meilleur contrôle du prix des médicaments. Il a également ajouté que ces derniers seraient amenés à traiter directement avec les plans de santé du gouvernement Medicare et Medicaid pour les personnes âgées et les personnes les plus pauvres.
Tom Price, 62 ans, chirurgien orthopédiste qui dirige le Comité du budget de la Chambre des représentants a été nommé secrétaire de la santé et des services sociaux (HHS). Ce médecin qui s’est toujours montré hostile à l’Obamacare, se voit confier la réorganisation du système de santé et de couverture sociale qui à l’instar du changement climatique notamment, figure parmi les dossiers brûlants que le 45e président des Etats-Unis aura à traiter.
Si vous n’êtes pas un robot, vous consulterez la chronique vidéo pour en savoir plus. Regarder la chronique vidéo

L’AUTO-SUVEILLANCE DU DIABETE TYPE 1 VICTIME D’UN INCOMPREHENSIBLE RETARD EN TERMES D’INNOVATION


L’information publiée, le 5 janvier 2017, dans la Tribune de l’économie, ne pouvait que retenir l’attention de l’inventeur français de la montre-bracelet lecteur de glycémies baptisée « AWI-Glucowatch ».
Car ce que déclare Luc Piérart dirigeant de la startup française PKVitality, filiale de PKParis, n’est pas fait pour surprendre.
En effet , le concept de l’AWI-Glucowatch élaboré depuis 2005, aurait dû retenir l’attention des diabétologues et autres laboratoires pharmaceutiques en quête d’innovations promises à un bel avenir.
Or, en dépit des innombrables démarches menées auprès de diabétologues de renom, d’associations sensées défendre les intérêts des diabétiques, de laboratoires pharmaceutiques, de pôles de compétitivité spécialisés en santé, les dossiers remis, volontairement sans descriptif technique, n’ont jamais donné lieu à la moindre réponse. Y compris, celui transmis en fin d’année 2016 à une chargée de l’innovation pour la Région Ile de France, soi-disant terre de prédilection de startups branchées notamment santé.
Il n’est donc guère surprenant que présent au CES 2017 à Las-Vegas, Luc Piérart qui y présente sa « KTrack Glucose » connectée dotée d’une technologie unique au monde, capable de tester la composition chimique de la peau, en mesure d’ indiquer précisément le taux de glucose des diabétiques, sans piqûre ni douleur, ou encore le taux d’acide lactique se heurte en France à des fins de non recevoir. Il est vrai que cette technique n’a quoi qu’il en soit toujours pas démontré sa fiabilité. Ensuite, parce que ceux qui disposent de quelques notions élémentaires, savent que le seul moyen qui donne l’assurance de connaître le taux de sucre dans le sang se doit d’être connecté à ce fluide révélateur.
Aussi lorsque Luc Piérart qui a gagné trois Innovation Awards : un pour le design de la montre dans la catégorie Wearables (qui peut aussi compter les pas et mesurer le rythme cardiaque), un autre pour le détecteur de lactose dans la catégorie Fitness, et un très prestigieux Best of Innovation Awards dans la catégorie « Tech for a better world » (la technologie pour un monde meilleur) pour le détecteur de glucose.- on ne peut que le comprendre. Venu au CES non pas pour parader devant les caméras mais pour trouver des investisseurs et des partenaires afin d’industrialiser la production de sa montre, son innovation considérée par le CES comme la meilleure au monde dans son domaine, n’arrive pas à séduire les investisseurs français. Lire la suite et écouter la chronique audio mai 2015

LE CLOUD DE LA LUTTE CONTRE LE TABAGISME NE DOIT PAS MASQUER UNE ACTUALITE SANTE CHARGEE

Si l’actualité aussi dense que fumante ne nous y avait pas poussé, nous aurions dû consacrer la chronique audio à la lutte contre le tabagisme en nous appuyant sur les mesures dernièrement annoncées par Marisol Touraine, ministre de la santé.
Adoption du paquet de cigarettes neutre, interdiction de fumer dans les voitures transportant des enfants de moins 12 ans, interdiction de fumer dans les espaces publics de jeux pour enfants, interdiction du vapotage de la cigarette électronique dans certains lieux publics…sont en effet autant de mesures à mettre au crédit des actions de prévention santé.
Mais pour parvenir dans 20 ans à une génération de non-fumeurs, les défis sont en réalité gigantesques. Surtout lorsqu’on prend connaissance des dernières statistiques disponibles qui révèlent que bien que la consommation de cigarettes soit passée de 59% à 38% chez les hommes de 18 à 75 ans entre 1974 et 2010, elle a augmenté chez les femmes de 28% à 30% dans le même laps de temps. De plus, malgré l’interdiction de fumer dans les lieux publics, cette tendance se confirme aujourd’hui, les jeunes constituant des proies faciles pour une fumante industrie.
Toutefois, en dépit des dépenses considérables générées par ce qu’il faut bien appeler un fléau dénoncé il y a déjà plus de 60 ans, à l’origine de nombreux cancers, le poids des taxes que rapporte la consommation de tabac pèse lourd dans l’équilibre des forces prévention en présence.
En 2011, les ventes de tabac ont ainsi rapporté 15 milliards d’euros versés à l’Assurance maladie.
Or, à la demande de la Cour des comptes, la Caisse nationale d’assurance maladie a estimé que l’ensemble des dépenses imputables directement au tabac atteignait au minimum 12 milliards d’euros. Reste donc environ trois milliards en trésorerie !
Les hausses régulières des prix du tabac, y compris celle devant intervenir en début d’année 2015, rapportent malheureusement plus qu’elles ne coûtent malgré les dégâts considérables que les méfaits du tabac causent en terme de santé publique. De plus, les sommes dépensées pour aider au sevrage tabagique demeurent relativement modestes, la mesure phare comportant un forfait de couverture financière de 50 euros par an pour initier un traitement pharmacologique auquel s’ajoute de coûteuses campagnes d’affichages à l’impact contestable.
Mais, comme vous allez le constater à l’écoute de la chronique audio, les informations santé dignes d’intérêt ne se limitent pas à cela. Lire la suite

LE PROGRAMME « MT’Dents » VICTIME D’UNE DECISION DE CRISE

La prévention santé bucco dentaire des enfants âgés de 6 à 18 ans fait l’objet depuis 1987 d’un programme conduit par l’Assurance maladie et relayé par les CPAM appelé MT’Dents.
Ce dernier consistait jusqu’à il y a peu en un examen bucco-dentaire gratuit tous les trois ans réalisé par des chirurgiens dentistes libéraux volontaires doublé d’actions en milieu scolaire.
Un programme qui a fait ses preuves puisqu’on estime que le nombre de caries chez les enfants de 12 ans a été divisé par trois depuis 1987. En milieu scolaire, les messages des dentistes qui ont été relayés par les enseignants ont constitué un vecteur idéal pour sensibiliser tous les publics quelle que soit leur appartenance sociale.
Or, l ‘Assurance maladie a annoncé récemment la suppression de ce programme doté de 2,3 millions d’euros pour les actions en milieu scolaire.
Il a en effet été décidé par l’Assurance maladie que les actions de prévention santé bucco-dentaire seraient désormais destinées uniquement aux publics les plus défavorisés résidant dans les ZEP. De plus, seules quelques classes en bénéficieront.
Dans le Val-de-Marne , on dénombre 219 établissements scolaires classés en zone d’éducation prioritaire.
Quoi qu’il en soit, si 250.000 enfants bénéficiaient auparavant de ce plan de prévention santé qui a fait ses preuves, ils ne seront plus que 20.000.
En 1998 Ségolène Royal qui était à l’époque ministre déléguée chargée de l’enseignement scolaire, avait rappelé lors d’ Assises nationales à Rouen quelle était la mission des ZEP : » donner plus à ceux qui ont moins et relever le défi de la réussite des enfants des milieux défavorisés en faisant preuve à leur égard d’ambition et d’exigence ”
Mais imaginer que les plus démunis ne résident que dans des ZEP est un peu hasardeux.
Afin de savoir comment est perçu l’arrêt du programme de prévention MT’Dents, nous avons voulu recueillir le témoignage d’ un jeune chirurgien dentiste afin qu’il nous fasse part de ce qu’il a observé ces dernières années concernant la santé bucco-dentaire des enfants. L’occasion de lui poser également un certain nombre de questions relatives sa propre expérience et d’une façon plus générale à l’exercice du métier de chirurgien-dentiste. Lire la suite

L’ASTHME AU PROGRAMME PREVENTION SANTE DANS LE VAL DE MARNE

L’accompagnement des personnes souffrant d’asthme, s’inscrit cette année à titre expérimental dans le cadre du programme de prévention santé mené par la CPAM du Val-de-Marne. Un département francilien confronté encore dernièrement à des pics de pollution atmosphérique qui n’arrangent rien.
Aujourd’hui, plus de quatre millions de Français sont asthmatiques, soit 6,7 % de la population et 9 % des enfants. Cette affection est même, chez ces derniers, la maladie chronique la plus fréquente. Mais il est également vrai qu’elle reste sous-diagnostiquée, insuffisamment prise en charge, et incomplètement contrôlée chez six asthmatiques sur dix. En cause de nombreuses craintes à l’égard des traitements, des idées fausses qui retardent la prise en charge.
Or, les symptômes de cette maladie s’aggravent progressivement en l’absence de traitement adapté. L’asthme peut finir par provoquer une insuffisance respiratoire définitive, voire un décès dont on estime le nombre à 1 500 chaque année dans notre pays.
La campagne de prévention santé lancée en 2014 par l’Assurance maladie dans plusieurs départements pilotes dont le Val-de-Marne démontre clairement que l’asthme mérite une attention particulière.
Des laboratoires travaillent d’ailleurs actuellement sur la mise au point de traitements destinés aux cas les plus graves. Ils devraient être commercialisés en 2015 et en 2017.
La semaine prochaine, nous nous arrêterons sur le programme MT’Dents conduit pendant plusieurs années par l’Assurance maladie dont ont pu bénéficier de nombreux enfants. Un chirurgien-dentiste expliquera notamment, au vu des résultats obtenus, pourquoi cette campagne de prévention santé qui présentait un réel intérêt pour les enfants âgés de 6 à 16 ans mais aussi les parents, méritait d’être poursuivie. Lire la suite

COMMENT EVITER LA PAUPERISATION DU SYSTEME DE SANTE MADE IN FRANCE

Un récent article signé Vincent Champain, président de la Commission Santé Medef Paris New-York, paru dans la Tribune de l’économie, le 8 septembre dernier, a particulièrement retenu notre attention.
Ce qui est écrit avec le concours d’un collectif d’auteurs rejoint en effet les préoccupations partagées par les différents acteurs de notre système de santé mais aussi l’ensemble des Français, qu’ils soient ou non directement concernés par une maladie impliquant un parcours de soins coordonné.
En comparant le système de couverture santé qui prévaut en France et celui qui existe aux Etats-Unis appelé « Affordable Care Act » qui a pour objectif d’améliorer l’accès aux soins en offrant une couverture santé plus large, Vincent Champain fait observer que si les défis sont communs – soigner mieux au meilleur prix – les méthodes utilisées pour assurer le caractère performant de la couverture santé demeurent très différentes.
En France, la politique conduite en matière de santé s’appuie sur une loi de financement (LFSS) qui s’intéresse exclusivement aux dépenses publiques sans s’attacher aux résultats liés aux innovations médicales, alors qu’aux Etats-Unis la démarche repose sur le secteur privé et surtout le rôle majeur joué par l’innovation.
Une différence de taille qui menace à terme le fonctionnement de notre système de santé, le recours aux technologies avancées permettant de parvenir à une qualité de soins et de traitements en phase avec les défis du XXIe siècle.
Les actions menées en France par le gouvernement et relayées par l’Assurance maladie pour promouvoir les médicaments génériques, développer la chirurgie ambulatoire, renforcer la prévention sur des facteurs de risques avérés ( obésité, tabagisme, alcoolisme, cancer, hygiène de vie…) qui vont dans le bon sens, ne peuvent suffire à elles seules.
En dépit de l’existence de pôles de compétitivité dédiés aux questions santé, à l’instar d’Eurasanté, les acteurs clefs : ministère de la santé, professionnels santé et caisses de sécurité sociale, n’ont visiblement pas encore totalement pris conscience que les innovations du domaine médical favorables aux patients, feraient d’eux les premiers bénéficiaires. Lire la suite

LA DEPRESSION EST UNE MALADIE RECONNUE ET PRISE EN CHARGE

En cette période de rentrée, sur fond de grisaille ambiante, vous devez tout d’abord savoir que les moments de cafard, de « blues », de doute ou de questionnement font partie de la vie.
Et comme le précise l’Institut national de prévention  éducation santé (Inpes)  dans un document consacré à la dépression, le fait de se sentir triste, d’être « déprimé », d’avoir des « idées noires » ou des difficultés à dormir ne veut pas forcément dire que l’on souffre de dépression.
Néanmoins, la dépression existe !
Il s’agit même de l’une des maladies psychiques les plus répandues. Selon une enquête réalisée en 2005* par l’Inpes : • 8 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 3 millions de personnes) ont vécu une dépression au cours des douze mois précédant l’enquête ; • 19 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 8 millions de personnes) ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie.
A n’en pas douter, si une telle enquête devait être réalisée aujourd’hui, les taux de dépressifs seraient bien plus élevés. De plus, on estime qu’environ deux fois plus de femmes sont diagnostiquées comme souffrant de dépression.
Attention toutefois : la dépression et les troubles anxieux sont deux maladies psychiques différentes, même si elles peuvent avoir des symptômes similaires et si certains signes d’anxiété peuvent être présents en cas de dépression. Cette distinction est particulièrement importante, dans la mesure où les traitements médicamenteux et psychologiques peuvent différer.
Quoi qu’il en soit, on sait que certains événements de la vie très perturbants ou un stress excessif et permanent peuvent favoriser l’apparition d’une dépression : la mort d’un être cher, la perte d’un travail, une rupture affective, des conflits familiaux ou sociaux, une maladie… Il est donc très important de détecter précocement un premier épisode dépressif car une dépression traitée tardivement peut entraîner des complications. La dépression est en effet la première cause de suicide puisque près de 70 % des personnes qui décèdent par suicide souffraient d’une dépression, le plus souvent non diagnostiquée ou non traitée. D’où l’importance d’en parler pour savoir à qui s’adresser, quels traitements peuvent être prescrits et comment est assurée la prise en charge des patients par l’Assurance maladie.

LA LOI DE SANTE PUBLIQUE RESTE INSCRITE DANS L’AGENDA

La brutale tourmente qui a agité la politique « made in France » lundi et mardi derniers s’est traduite par un remaniement du gouvernement avec des départs, des arrivées et un certain nombre de maintiens à des postes clés.
Et c’est ainsi que dans le Valls II, Marisol Touraine conserve son portefeuille Santé et Affaires sociales en l’étendant aux Droits des femmes. Fidèle et extrêmement discrète, elle aura donc entre autres pour mission de mener à bon port le projet de loi santé, un texte d’une cinquantaine d’articles décrit comme ambitieux, qui selon le quotidien du médecin soulève déjà de vives critiques aussi bien en ville qu’à l’hôpital.
En présentant au mois de juin les grands axes du projet de la loi de santé publique, Marisol Touraine, précisait que face aux bouleversements liés au vieillissement de la population, à l’augmentation des maladies chroniques qui touchent une personne sur quatre, à l’indispensable mobilisation de l’innovation au service de la qualité et de l’efficacité des prises en charge, une seule question se pose :
« Comment répondre à ces défis pour que dans les années qui viennent, les Français, tous les Français, aient encore accès à un système de santé d’excellence ? »
En raison de la priorité donnée au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et au projet de loi de finances (PLF), le texte du projet de loi de santé publique, qui ne pouvait être débattu à la rentrée parlementaire, ne sera vraisemblablement pas examiné à l’Assemblée nationale avant le début 2015,
L’idée consistait, dit-on, à ce que le texte gouvernemental soit connu avant le PLFSS
Et comme vous allez le constater à l’écoute de la chronique, la prévention santé notamment figure en bonne place. Elle en est même le socle.
Autant dire que les émissions proposées jusqu’ici dans ce registre, dans la rubrique « Santé et Assurance maladie » s’avèrent pertinentes au regard des objectifs visés et des actions menées par la CPAM du Val-de-Marne. Lire la suite

LA PREVENTION SANTE N’ATTEND PAS LE NOMBRE DES ANNEES

La webradio AWI qui demeure la première du genre à avoir axé sa ligne éditoriale autour de l’actualité « Santé et Assurance maladie » notamment, s’attache depuis des années à promouvoir les actions de prévention santé menées par la CPAM du Val-de-Marne auprès des assurés sociaux dans la force de l’âge, des jeunes et des personnes âgées.
Avant de nous pencher sur la politique de santé intéressant cette dernière catégorie qui fera l’objet de plusieurs émissions dés la rentrée, c’est de la santé des plus jeunes dont il est question aujourd’hui.
Tout tend en effet à prouver que plus on informe et forme tôt les jeunes aux défis de la vie courante sur le plan santé et professionnel notamment, plus ces derniers sont en mesure de faire face aux divers obstacles qui peuvent contrarier leur parcours individuel. Autrement dit, plus la jeunesse dispose de moyens et d’outils pour découvrir les réalités de la vie, plus la société dans son ensemble peut éviter les obstacles susceptibles de contrarier son bon fonctionnement mais aussi assurer une meilleure maitrise des dépenses de santé. Le principe de solidarité entre les biens portants, largement majoritaires, et les personnes fragilisées pour raison de santé permet en effet à de nombreuses personnes de surmonter certains coups durs générés par la survenance d’une maladie dont aucun individu ne peut se croire totalement à l’abri.
Ces quelques vérités visent à introduire le très intéressant dossier paru dans la revue ADSL proposée par le Haut Conseil de la santé publique sous le titre: « La santé : un capital en construction dés l’enfance »
L’abondance des informations contenues dans ce document nécessite d’angler la teneur de la chronique audio.
Les politiques de prévention santé mises en place en France à l’initiative des différents ministères de la santé qui sont relayées par des institutions représentatives et notamment l’Assurance maladie et son réseau de Caisses primaires territorialement compétentes, sont pour beaucoup dans les progrès accomplis ces dernières années. Bien entendu, les avancées considérables de la médecine tant préventive que curative sont également pour beaucoup dans l’évolution des traitements et les possibilités désormais offertes pour parvenir même dans des cas graves à des guérisons totales. Les efforts engagés en matière de vaccination ont également largement contribué à lutter contre les maladies infectieuses. Outre le calendrier vaccinal proposé par le HCSP, les agences régionales de santé (ARS) sont tenues d’entreprendre des actions spécifiques de promotion et d’accès à la vaccination en fonction des besoins dans les régions.
Les précisions apportées dans la chronique audio visent à donner une image somme toute positive des actions de prévention santé menées jusqu’à présent auprès des très jeunes enfants. Elles témoignent de l’intérêt de poursuivre dans cette voie qui n’est pas à sens unique. Lire la suite

LES FRANCAIS AIMENT LEURS PHARMACIENS QUI SE FONT GUIDES DE HAUTE SANTE

Voilà au moins une information qui devrait remonter le moral d’un partie des professionnels de santé qui ont vitrine sur rue et permettent non seulement la délivrance de médicaments mais aussi celle de conseils avisés.
Car en dépit des 123 fermetures définitives d’officines enregistrées au cours de cette année, leur répartition harmonieuse demeure une réalité sur l’ensemble du territoire.
Au 1er janvier 2014, on comptait ainsi 21 915 officines libérales en métropole et 627 en départements d’Outre-mer, ce qui représente une pharmacie d’officine pour 2 900 habitants. Si ce nombre est supérieur au ratio constaté dans d’autres pays européens, la France, connaît néanmoins une densité pharmaceutique en retrait par rapport à ses voisins du fait de son vaste territoire.
Les pharmacies d’officine en France constituent un remarquable réseau de proximité. Le maillage complet du territoire national permet d’assurer un service de garde et d’urgence 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, ce qui garantit une véritable permanence des soins et du service pharmaceutique. Près de 50 000 pharmaciens titulaires et adjoints exercent en officine. Ce secteur de la pharmacie représente près de 120 000 emplois qualifiés.
Selon l’Ordre national des Pharmaciens, le nombre de pharmaciens inscrits à l’Ordre augmente à nouveau d’une année sur l’autre. En 2013, on dénombrait 378 pharmaciens de plus (+0,51%) par rapport à 2012 sous l’effet cumulé de l’augmentation du numerus clausus depuis 2006 et du retardement de départ à la retraite des pharmaciens .
Car, en dépit de signes positifs sur les tranches les plus jeunes, l’attractivité du métier de pharmacien est en berne. Le vieillissement de la population pharmaceutique n’est pas enrayé. 2 600 pharmaciens en exercice ayant 66 ans et plus (75% d’entre eux sont en officine). En 2013, plus de 19 000 pharmaciens étaient âgés de plus de 56 ans.
Pourtant, ni Internet, ni la vente de médicaments en grande surface ne semblent pouvoir actuellement remettre en question le rôle et la qualité des officines pharmaceutiques dans notre pays qui bénéficient d’un solide crédit de confiance de la part des consommateurs.
C’est du moins ce que prouve notamment une récente enquête menée par CSA pour « Les Echos et « Radio Classique ».
Il n’en demeure pas moins vrai que l’automédication tend à se répandre, en France comme dans d’autres pays, essentiellement pour des raisons économiques. Et c’est bien là que se situe le danger ! Une réalité perçue par l’Assurance maladie qui sait que l’accès aux soins ne peut, en dépit d’économies imposées, être bradé à tout prix.
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