A L’ISSUE D’ UNE ANNEE MOUVEMENTEE, 2018 GARDE SA PART DE MYSTERE

Algorithmés depuis l’an 2000, nous aurons eu à vivre en France durant 2017 une année marquée par l’amorce de perceptibles changements qui devront néanmoins se confirmer dans les temps à venir.  Au cours de l’an 2017, de nombreux évènements politiques, économiques, sociaux, environnementaux, notamment, dont la  webradio webtv AWI a pu se faire l’écho, sont venus  ponctuer une riche actualité sur le plan national et international. Certains ont suscité inquiétudes et d’autres espoirs. Personne ne peut dire aujourd’hui de quoi sera fait 2018 et ce que l’histoire en retiendra, ce qui lui vaut d’être empreinte de bien des mystères. Toutefois, il apparaît évident que les temps à venir vont générer de très rapides et conséquents bouleversements  sur le mode de fonctionnement même de la société qui auront d’importants et clairs impacts sur nos modes de vie à l’échelle individuelle et collective, au niveau planétaire. Désormais, le développement de l’économie ne pourra plus se faire au détriment des humains qui devront repenser leur place au milieu d’un univers, lui aussi soumis à d’innombrables mutations potentielles. Qu’il s’agisse des conséquences du changement climatique sur l’équilibre des ressources naturelles, le déplacement de populations et la refonte de territoires menacés; de la numérisation désormais incontournable qui sera amenée à jouer un rôle majeur dans tous les domaines et secteurs d’activités ( santé, alimentation, mobilité, travail, services…), on ne peut plus douter que nous soyons entrés dans une ère véritablement nouvelle. Les engagements des politiques qui nous gouvernent seront déterminants pour relever de nouveaux défis, et surtout éviter le quasi-inévitable dérapage de quelques-uns qui ne partagent pas les mêmes valeurs et ambitions. Les très nombreuses innovations qui vont accompagner la mutation globale et continueront, jour après jour, à nous surprendre, ne pourront à elles seules permettre de répondre aux multiples impératifs auxquels l’humanité devra savoir faire face. Sur fond de développement de l’intelligence artificielle, le pouvoir et les compétences des humains resteront quoi qu’il advienne, pour encore longtemps déterminants, sauf à ce que ces derniers perdent tout pouvoir d’initiatives et se laissent au final totalement dépasser par des  excès et le virtuel. Que les algorithmes rythment les progrès technologiques et que les robots puissent devenir de véritables amis en mesure d’apporter les services que les humains n’ont plus vocation à rendre, on ne peut plus douter. Tout ce qui nous entoure déjà et se dessine à terme le prouve. AWI qui entretient soigneusement sa mémoire, ne peut que vous inviter à consulter les chroniques épistolaires, mais aussi audio et vidéo, diffusées en 2017 qui, sans prétendre à l’exhaustivité, se sont attachées à aborder quelques sujets essentiels. Mais aujourd’hui, pour aussi instructifs que demeurent les évènements qui ont agité l’actualité au niveau national et international, c’est bien vers le  futur qu’il  convient de porter son attention. Dans la même lignée, la création en avril 2017 du webmagazine féminin baptisé Women e-life est venue porter, bien avant le scandale Harvey Weinstein, un regard connecté sur la place et le rôle des femmes au sein de la société. Comme cherche à le montrer la photo-montage qui illustre cette chronique charnière 2017/2018, les langages codés qui vont inévitablement accompagner nos pensées et actes, devront conduire les humains à toujours garder le cap pour se respecter mutuellement et aller de l’avant. Autrement dit, faire en sorte de rester maîtres du jeu, sans céder au dévoiement. A quelques jours voire heures de l’entrée en 2018, AWI vous présente ses Voeux de bonne et heureuse année. Lire la suite

VOUS PRENDREZ BIEN UN BITCOIN POUR LA ROUTE 2018

2018 réservant sans nul doute de grosses surprises au niveau international, la période des fêtes de fin d’année veut qu’on s’attache principalement aux fraiches bonnes nouvelles venues illuminer la situation de notre pays.
A ce titre, celles émanant de la dernière note de conjoncture publiée mardi par l’Insee qui fait état d’un rebond de la croissance en 2017, se doit de figurer en tête de liste.
Après s’être trainée autour de 1% au cours de ces trois dernières années, l’économie hexagonale devrait enfin enregistrer un joli score avec un PIB en hausse de + 1,9%. A l’origine de ce phénomène encourageant un environnement international favorable et une demande intérieure portée par l’investissement de nos forces vives, entreprises de tous secteurs d’activités.
Quand aux ménages français, leurs investissements démontrent qu’ils auront consacré l‘essentiel au logement, secteur qui devrait bondir de 5,2% en 2017, après une hausse de 2,4% en 2016. De quoi compenser les effets d‘un ralentissement de leur consommation sur bien d’autres postes de dépenses. Selon l’Insee, ce net coup de frein au pouvoir d‘achat s’explique pour plusieurs raisons : un calendrier fiscal très défavorable en début d‘année, marqué par des hausses des taxes sur le tabac et les carburants ainsi que de la CSG.
Aussi attend on de voir ce que réserve le second semestre 2018, les prévisions de l’Insee ne portant que sur les six premiers mois de l’année. Il faudra donc attendre de voir comment se traduisent certaines mesures comme les baisses de cotisations sociales et de la taxe d‘habitation, sans oublier l‘aménagement de l‘impôt sur la fortune et l‘entrée en vigueur du prélèvement forfaitaire unique.
Quoi qu’il en soit, ces données conjoncturelles s’inscrivent dans un climat politique qui apparaît aujourd’hui en France nettement plus apaisé et favorable.
En dépit des doutes qui persistent sur le pouvoir d’achat, le chômage, on sent néanmoins souffler un courant porteur, un souhait unanime d’en sortir par le haut. Un signe qui se trouve porté, il est vrai, par un retour de la confiance sur le plan politique, les deux têtes de l’exécutif, Emmanuel Macron et Edouard Philippe enregistrant ces derniers temps une très notable hausse de leurs cotes de popularité.
Il faut toutefois se montrer prudent au regard des prévisions concernant 2018, l’hypothèse de se basant sur une croissance de l’ordre de 1,7% et ne prenant pas en compte les éventuels évènements susceptibles de contrarier cette marche en avant.
Aussi, en dépit d’un fâcheux incident technique de dernière minute ayant frappé la cryptomonnaie, vous prendrez bien un bitcoin pour la route. Chronique audio de Noël d’ores et déjà consultable sur AWI

TRUMP TIRE FISCALEMENT PLUS VITE QUE MACRON


Dans le combat de haute lutte mené par de nombreux pays pour réduire la fiscalité des entreprises, mais aussi celle qui pèse sur les ménages, Donald Trump a tiré plus vite qu’Emmanuel Macron en déclenchant la plus grande révision du code fiscal des États-Unis depuis 30 ans.
Après accord de la Chambre des représentants et du Sénat américain sur le projet de loi de finances, il a atteint ses cibles.
Comme à son habitude, conscient de l’importance et de la portée de l’événement, Trump à immédiatement tweeté pour annoncer une conférence de presse.
Il est vrai qu’il s’agit en l’occurrence d’une première grande victoire législative pour le 45e président des Etats-Unis. Lire la suite

ET SI LE SABLE VENAIT LUI AUSSI A MANQUER ?

Après avoir attiré votre attention sur l’intérêt présenté par certains métaux qui a l’instar du cuivre, lithium, cobalt… voient leurs cours grimper en raison d’une surabondance de la demande, d’une part, et de ressources limitées, d‘autre part, c’est sur le sable que nous arrêtons aujourd’hui.
Car si ces métaux « précieux » occupent une place de premier ordre dans la fabrication de voitures électriques et autres batteries, le sable se glisse partout.
Aussi, n’allez pas croire que les sables du désert qui cachent bien des énergies fossiles ( pétrole, gaz, charbon, schistes, ) et font figure d’une inépuisable ressource ne nous mettent à l’abri d’une pénurie. Surexploités en raison de leurs propriétés qui les rendent indispensables pour la réalisation de nombreux objets de la vie quotidienne comme le verre, l’électronique, ou encore des matériaux de construction type béton, notamment, le sable est également devenu incontournable pour répondre aux défis du changement climatique, après transformation en silicium. Une nouvelle orientation qui veut que la transition énergétique passe par un recours accéléré à l’électricité, via les énergies renouvelables. Une tendance qui met du même coup le sable au pied du mur pour répondre aux immenses besoins liés entre autres à la fabrication des capteurs solaires photovoltaïques, éoliennes et autres technologies de pointe comme la fibre optique.
Le forfait Sable qu’on imaginait illimité pourrait, si on n’y prend garde, se réduire comme peau de chagrin et donc faire appel au génie humain pour résoudre l’étendue du problème. Effet climat ou pas, des preuves auraient été apportées que le sable se ferait de plus en plus rare et viendrait même à manquer. C’est du moins l’une des conclusions que tire une poignée de scientifiques spécialisés en recherche sur la biodiversité.
Pour en savoir plus, il vous faudra attendre la semaine prochaine. Vous pourrez néanmoins, à l’occasion d’une plage de repos, patienter en consultant la chronique intitulée : « ENVOLEE DES COURS DE CERTAINS METAUX : AWI AVAIT VU JUSTE » diffusée le 17 octobre dernier sur AWI. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

WOMEN e-LIFE WEBMAZINE FEMININ INDEPENDANT FAIT SA PUB


Il en va ainsi de la parité. AWI et Women e-life partagent le même dessein. Cette harmonie de couple médiatique permet d’assurer une parfaite complémentarité entre les chroniques proposées sur la webradio webtv indépendante qui oeuvre depuis 2005 et les informations publiées sur le webmagazine féminin, né en avril 2017, qui ne se prive pas non plus de sons et d’images. Une égalité de traitement qui saute aux yeux.
Le succès remporté par Women e-life illustre l’intérêt porté à des sujets qui témoignent, sans féminisme exacerbé, qu’une actualité destinée un public principalement féminin, toutes générations confondues, a toutes raisons d’exister.
Qu’il s’agisse de situations vécues à titre personnel comme professionnel par des femmes dont les parcours méritent d’être soulignés, ou encore de mode, de loisirs, de travail, de conditions de vie… Women e-life se veut avant tout connecté et ouvert sur le monde. Le regard porté sur la riche actualité qui met en évidence des qualités d’un certain nombre d’entre elles, confirme, s’il en était besoin, leur place et rôle au sein de la société, sans pour autant faire abstraction des préoccupations du plus grand nombre actives et discrètes. Women e-life n’est qu’un regard porté sur ces diversités qui enrichissent l’humanité et renvoient à des réalités très différentes.
En marge des scandales liés aux harcèlements sexuels et autres agressions qui ont dernièrement fait la une, et au vu des légitimes réactions visant à dénoncer et sanctionner des comportements et actes condamnables, Women e-life choisit de valoriser l’égalité entre hommes et femmes autrement. Lire la suite

BITCOIN : QU’EST CE QU’ELLE A SA GUEULE ?

Le Bitcoin serait-il devenu à la finance internationale ce que l’Internet est à la mondialisation de la communication ?
Car dans ces deux domaines, les algorithmes régissent les échanges.
Toujours est-il que ceux qui affectionnaient les rallyes boursiers qui agitent traditionnellement les marchés d’actions en fin d’année, doivent aujourd’hui porter des regards envieux sur un placement apparemment gadget, venu d’un ailleurs, baptisé Bitcoin.
Tout d’abord parce qu’en dépit de chemins de la croissance retrouvés, le rally boursier 2017 n’est pas aussi spectaculaire et motivant qu’on pouvait l’imaginer, sur fond d’ informations communiquées par nombre d’experts.
Ensuite parce que le Bitcoin, monnaie virtuelle par excellence, ne cesse de voir sa valeur grimper. A tel point que ses détenteurs se montrent peu enclins à s’en débarrasser à sa valeur actuelle, la perspective de score étant encore loin d’être atteinte, un réflexe qui ne peut que contribuer à son appréciation, sans qu’on sache jusqu’où montera la bulle avant d’exploser.
Les vieilles monnaies étalons n’ont plus qu’à bien s’accrocher. Lire la suite et écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU A T’IL LES MOYENS DE SES AMBITIONS ?

Alors qu’Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, déclarait, le 6 avril dernier, que les opérations de maintien de la paix menées par l’ONU se trouvaient à la croisée des chemins, le programme des discussions du Conseil de sécurité s’annonce particulièrement chaud dans les jours et mois à venir.

Dés le 11 décembre, il devrait être question des violations des droits de l’homme en Corée du Nord. Ensuite, les ministres du Conseil de sécurité des Nations Unies se réuniront le 15 décembre pour évoquer les programmes nucléaires et de missiles balistiques de ce pays d’Asie orientale.

Cette information émane de l’ ambassadeur du Japon aux États-Unis, Monsieur Koro Bessho, président en ce mois de décembre du Conseil qui se compose de 15 membres.

Il est à ce titre intéressant d’observer que la Chine a tenté sans succès d’arrêter trois réunions précédentes concernant les droits de l’homme en procédant à un vote procédural. Un minimum de neuf voix est en effet nécessaire pour remporter un tel vote, sachant que ce pays tout comme la Russie, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ne peuvent pas exercer leur veto.

Toutefois, la réunion qui doit être organisée bénéficie d’ores cet déjà du soutien de neuf membres – États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Sénégal, Suède, Ukraine et Uruguay.

Mis en liste noire depuis déjà de nombreuses années, par les Etats-Unis au vu de rapports accablants, la Corée du Nord et son leader charismatique Kim Jong Un vont se trouver une nouvelle fois au banc des accusés. Lire la suite et écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LES MULTIPLEXES PORTENT LA PROJECTION CINEMATOGRAPHIQUE EN HAUT DE L’AFFICHE


Suite à la chronique consacrée, le week-end dernier, à la 25eme édition du festival du cinéma russe de Honfleur dont nous avons été empêchés de nous faire l’écho, AWI ne pouvait en rester à ce regrettable incident de parcours. C’est donc sur la base d’excellentes nouvelles extraites de la dernière enquête d’Insee Première concernant la projection cinématographique que nous avons choisi de faire un arrêt sur image.
Il est vrai qu’on a eu peur !
Dans les années 90 , on a même cru son existence menacée sur fond d’emprise de la télévision au sein des foyers, du développement du magique magnétoscope de salon. Jusqu’à ce qu’un total renversement de tendance se dessine dés 2000 et se confirme les années suivantes.
La filière audio-visuelle qui repose sur la production, la postproduction, la distribution et la projection en salles a généré en 2015 un chiffre d’affaires de 11,6 milliards d’euros. Quant au secteur de la projection cinématographique , il a réalisé au total un chiffre d’affaires d‘environ 1,45 milliards d’euros en 2015.
Le fameux coq qui apparaissait sur grand écran a du même coup toutes raisons de figurer aujourd’hui en haut de l’affiche, le parc français de cinémas étant le premier d’Europe avec 5.700 écrans contre 4.700 en Allemagne et 4.100 au Royaume Uni.
De plus, alors que 132 groupes structurent le secteur, ces derniers sont essentiellement français, trois d’entre eux, dont deux multinationaux, concentrant près de la moitié des entrées et des recettes. Lire la suite

L’EUROPE CONFRONTEE AUX DEFIS IMPOSES PAR LE NŒUD GORDIEN


Parmi les remarquables publications parues à la Documentation française, le dernier numéro de « Questions internationales » consacré à l’Europe, entre crises et rebond, s’inscrit dans un contexte brûlant.
Force est en effet de constater les difficultés rencontrées par les 28 pays membres pour accorder leurs violons et parvenir à se mettre au diapason sur des sujets essentiels.
Le cas du glyphosate, herbicide classé « cancérogène probable » en mai 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer dépendant de l’OMS, qui figurait sur l’une des partitions soumises à l’Union européenne, témoigne d’intrant capable de polluer une fois de plus la politique européenne.
Finalement, 18 pays ont soutenu la proposition de la Commission — contre 14 au tour précédent –, permettant tout juste d’atteindre le seuil de plus de 65% de la population de l’UE nécessaire pour une majorité qualifiée visant son autorisation d’utilisation pendant 5 ans.
Et quel pays a pesé dans la balance en passant de l’abstention à un vote pour : l’Allemagne.
Imaginant représenter avec ce pays un couple fort en accord parfait, la France qui avait plaidé pour une période de trois ans et a voté contre le renouvellement de l’autorisation, s’est trouvée mise devant le fait accompli.
En dépit d’une pétition officielle demandant la disparition progressive de ce Roundup de Monsanto dans l’UE, ce puissant herbicide apprécié par les agriculteurs y compris français, en raison de son efficacité et de son faible coût, ne sera pas proscrit. Toutefois, durant 60 longs mois, des recherches seront menées pour la mise au point d’un produit de substitution plus en phase avec les préoccupations récurrentes en termes d’agriculture, mais aussi et surtout de santé publique.
Cette épisode donne un relief particulier au numéro de « Questions internationales » qui revient notamment sur les évènements politiques , économiques et sociaux qui ont marqué l’histoire européenne durant presque soixante dix ans. D’autant qu’en un peu moins de dix ans, l’Union européenne a connu trois crises majeures : la crise de l’euro, celle des migrants et le Brexit , sans qu’on sache véritablement de quoi l’avenir sera fait.
C’est là que l’histoire cyclique de la construction européenne rapportée par Robert Frank, historien et professeur émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne qui se décline comme un film à suspens et rebondissements, permet de mieux comprendre les difficultés rencontrées pour trancher le noeud gordien qui nuit au bon fonctionnement de l’Europe. Cliquez ici pour écouter la chronique audio