L’AFRIQUE CONTINENT DE L’ESPOIR ?

Cette question qui introduit une série d’articles publiés dans le numéro de « Questions internationales »* consacré à la nouvelle Afrique résume parfaitement les différents enseignements que livrent des spécialistes qui abordent  un certain nombre de sujets essentiels concernant ce continent en mouvement.
Qualifiée ainsi par le pape François et Antonio Gutteres, secrétaire général des Nations Unies, tous les pays du continent africain ne connaissent certes pas la même dynamique et les mêmes succès en termes de développement. Bien que portés par l’afro-optimisme qui s’est manifesté au cours des vingt dernières années, de nombreux obstacles demeurent et des défis majeurs doivent encore être relevés. Cliquez ici pour en savoir plus et écouter la version audio

TOLBIAC AUX ALLURES DE TOUR INFERNALE

Pas content du tout et même extrêmement fâché se montre Georges Haddad, président de Paris-1 qui dénonce le capharnaüm qui règne selon lui dans ce site universitaire et en appelle, une nouvelle fois, à une intervention des forces de l’ordre pour remédier aux problèmes récurrents.
Ce dernier n’est il est vrai pas le seul à connaître actuellement des perturbations et dysfonctionnements alors que sonne l’heure des partiels.
Toutefois, force est de reconnaître que pour cet établissement multidisciplinaire de l’enseignement supérieur spécialisé dans les domaines des sciences économiques et de la gestion, des arts et des sciences humaines, du droit et des sciences politiques, la solution visant à remédier à cette situation tendue s’avère particulièrement complexe à gérer. Lire la suite

FRAPPES MILITAIRES COORDONNEES EN SYRIE : QU’ON SOIT POUR OU CONTRE

Lorsqu’on examine les déclarations faites avant, pendant et après le « one-time shot » (coup unique) par les différents chefs d’Etat qui ont pris la décision de mener des frappes militaires ciblées sur des sites identifiés comme étant de potentiels lieux de production ou stockage d’armes chimiques en Syrie, et qu’on regarde le résultat, on peut parler d’une réussite.
Car il aura tout même fallu attendre 7 ans voire plus pour assister à une prise de conscience des dangers que font peser la détention et l’utilisation d’armes chimiques par certains dictateurs qui à l’instar de Bachar El Assad, demeurent quoi qu’il en soit encore à ce jour impunis. Pour que çà bouge vraiment, il aura fallu attendre que de dramatiques massacres d’hommes femmes et enfants se reproduisent sous nos yeux.
L’opération à haut risque qui a été menée par la coalition n’a quoi qu’il en soit vraisemblablement pas pu être envisagée ni conduite sans une étroite collaboration entre les parties prenantes : Etats-Unis, France, Grande Bretagne, mais aussi avec Russie, la Syrie ayant très vraisemblablement été également informée de l’immente intervention militaire.
En se parant pour la circonstance de leurs costumes de chefs de guerre, les défenseurs du droit international interdisant l’utilisation d’armes chimiques, à savoir Donald Trump, Emmanuel Macron et Theresa May étaient bien conscients de la nécessité d’agir en évitant toute erreur susceptible de déclencher une guerre mondiale. Lire la suite

FRAPPES AERIENNES OCCIDENTALES CIBLEES EN SYRIE

L’opération s’est déroulée à 1 heure du matin, heure locale.
La Grande-Bretagne et la France ont rejoint les États-Unis dans une opération de frappes aérienne coordonnée destinée à montrer la détermination occidentale face à ce que les dirigeants des trois pays ont appelé des violations persistantes du droit international. M. Trump a qualifié cette action militaire coordonnée comme le début d’un effort soutenu pour forcer M. Assad à cesser d’utiliser des armes interdites. Pour le moment seule une opération limitée d’une nuit qui a touché trois cibles a été ordonnée.
« Ce ne sont pas les actions d’un homme », a déclaré M. Trump de l’attaque du week-end dernier dans une allocution télévisée de la salle diplomatique de la Maison Blanche. « Ce sont des crimes d’un monstre à la place. »
Peu de temps après l’attaque, la présidence syrienne a posté sur Twitter: «Les âmes honorables ne peuvent pas être humiliées».
Dans les 90 minutes, l’ambassadeur russe aux Etats-Unis a mis en garde contre les « conséquences » des attaques alliées. A suivre

SECONDE AWI-MAGE DE LA SEMAINE – FAUX AMI

Si vous désespériez de ne pas avoir d’amis après création de votre compte sur votre réseau social préféré, sachez que le créateur de Facebook qui vous fait plonger dans la pure science fiction des échanges humains accepte votre invitation. Ce génial inventeur qui vous fera croire en l’impossible sur la base de vos données personnelles s’appelle Mark Elliot Zuckerberg. Il ne manquerait plus qu’il se présente  aux prochaines élections présidentielles américaines et soit élu pour que vous compreniez à quel point il est important d’avoir beaucoup de bons amis à travers le monde. Cliquez ici pour conserver de bonnes relations avec vos véritables ami(e)s

L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – UN CYGNE QUI NE TROMPE PAS

« Regarder les réalités en face et donner de la voix » devise de la webradio webtv indépendante AWI s’est une nouvelle fois illustrée cette semaine à travers une série de chroniques épistolaires et audio consacrées à quelques-uns des évènements qui ont ponctué l’actualité internationale. L’AWI-MAGE vise à apporter la démonstration que tout signe encourageant comme décourageant peuvent être trompeurs et surtout faire l’objet de bien des interprétations. D’où la nécessité de se plonger au coeur des réelles préoccupations qui n’apparaissent pas systématiquement en surface. C’est ce qui fait d’ailleurs l’intérêt de se plonger, d’aller au fond des choses. L’occasion de s’apercevoir que ce qui nous croyons voir ne  correspond  pas  forcément à la réalité. En souhaitant vendredi la tenue d’un débat sans vote à l’Assemblée nationale sur une possible riposte militaire de la France aux côtés des Etats-Unis à l’attaque chimique présumée de Douma, imputée au régime de Bachar al Assad, le chef de file des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, fait preuve d’une grande naïveté. L’effet surprise basée sur une réflexion de fond préalable entre les parties prenantes concernant les conditions d’une éventuelle intervention sur des sites ciblés d’armes chimiques en Syrie est en effet déterminante sur le plan stratégique et opérationnel. Une action déterminante qui ne peut ne trouver trahie par des débats et révélations susceptibles d’être relayés sur les réseaux sociaux. D’où la nécessité de faire confiance aux hommes et femmes de bonne volonté qui endossent les plus hautes responsabilités à la tête de pays qui ont inévitablement conscience de l’ampleur des enjeux. Lire la suite

MACRON TOUJOURS AUSSI DETERMINE EN POLITIQUE NATIONALE COMME ETRANGERE

Le décor de l’intervention télévisée apparaissait naïf, mais les propos se sont voulus empreints de réalisme qu’il s’agisse de politique étrangère comme intérieure. En marge des déclarations relatives à l’économie, la politique, la fiscalité, les grèves et manifestations… la première question se devait de toucher l’actualité internationale la plus brûlante. Aussi, en affirmant que la France avait la preuve que le régime syrien a eu recours à l’arme chimique à Douma, dans la Ghouta orientale, et qu’une action militaire, en coordination avec les Etats-Unis, était au programme une fois que toutes les informations auront été vérifiées, Emmanuel Macron a confirmé sa position et ses intentions.
Lors de cette interview sur TF1 et LCI, le président français a affirmé : “Nous avons la preuve que la semaine dernière, des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu’elles ont été utilisées par le régime de Bachar al Assad” .
Et d’ajouter : “Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace”, précisant qu’il était en contact étroit avec Donald Trump.
La décision d’une éventuelle opération militaire interviendra “une fois que nous aurons vérifié toutes les informations” avec l’objectif d’enlever les moyens d’intervention chimique au régime”.
Le chef de l’Etat a souligné que la France n’entendait pas laisser une “escalade” se faire au Moyen-Orient, avant de préciser : “On ne peut pas laisser aujourd’hui des régimes qui se croient tout permis, en particulier le pire en contravention du droit international, agir”.
Dans le même temps, Donald Trump a entretenu le flou sur l’imminence d’une opération militaire contre la Syrie.
Dans un message matinal sur son compte Twitter, le président américain affirme “ne jamais avoir dit quand une attaque contre la Syrie pourrait avoir lieu. Peut-être bientôt, ou peut-être pas si tôt que ça.”
Donald Trump avait prévenu la Russie mercredi que les Etats-Unis pourraient intervenir d’ici peu en Syrie après l’attaque de Douma, qui est tombée jeudi au mains des forces gouvernementales.
Toutefois, face aux avertissements lancés par Moscou qui a prévenu Washington que tout missile tiré contre la Syrie serait abattu et que les sites de lancement seraient détruits, le président américain se montre moins va-t-en-guerre qu’aux premières heures.
Néanmoins, à Londres, la Première ministre Theresa May a convoqué une réunion de son gouvernement à 14h30 GMT pour étudier une possible participation britannique à une opération militaire contre la Syrie.
Le ministre chargé du Brexit, David Davis, a souligné que toute décision devrait être savamment pesée, avec une extrême prudence et en se fondant sur des preuves solides.
Car comme l’a souligné Bernard Kouchner, médecin et ancien ministre des affaires étrangères sous François Mitterrand, invité d’Elisabeth Quin lors de l’émission « 28 minutes » diffusée sur Arte  qui enrage de constater que des hommes femmes et enfants se trouvent éliminés en raison de l’utilisation d’armes chimiques :  » En réalité la guerre est finie. Il est désormais trop tard pour agir ». Une réaction qui peut apparaître surprenante sachant que Bachar al Assad ne se privera pas de ressortir ce type d’armement prohibé si l’occasion se présente. De plus, il apparaît plus qu’évident que de lourdes sanctions doivent être prises à l’encontre de tout régime qui viole la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l’Onu. Les atermoiements des Occidentaux au regard de l’inadmissible situation qui prévaut actuellement en Syrie mais aussi au Yémen illustrent les difficultés rencontrées par les bonnes volontés qui en dépit de la prise de conscience de l’urgence qu’il y a à remédier aux monstrueuses exactions commises, se trouvent freinées par les risques encourus pour parvenir à un semblant d’équilibre dans certaines régions du monde. Lire la suite

LES SIGNAUX SE METTENT AU ROUGE

Les principales Bourses européennes évoluent en baisse mercredi à mi-séance et Wall Street devrait les imiter. Les préoccupations géopolitiques liées au conflit syrien viennent s’ajouter aux inquiétudes persistantes concernant les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.
L’évolution de la situation en Syrie incite à la prudence, les déclarations des pays occidentaux, Etats-Unis, France et Grande-Bretagne en tête, suggèrant que des frappes visant le régime de Damas pourraient avoir lieu dans les tout prochains jours après l’attaque présumée aux armes chimiques de samedi à Douma, en dépit de l’opposition de la Russie, soutien de Bachar al Assad et présente militairement sur le sol syrien.
Or la Russie a envoyé aujourd’hui un tir de semonce diplomatique aux Occidentaux en leur signifiant que toute intervention militaire en Syrie ferait l’objet de répliques.
Cette poussée de tension au Moyen-Orient contribue à la hausse des cours du pétrole: le prix du baril de Brent a atteint son plus haut niveau depuis fin 2014 à 71,44 dollars. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) se traite quant à lui toujours tout près de 66 dollars, à 1% environ de son plus haut de l’année. Lire la suite

UN COMPTE A REBOURS DE 72 HEURES DECISIF

Le retour au devant de la scène internationale de deux personnages clés de bandes dessinées traduites en plusieurs langues n’a malheureusement rien d’une plaisanterie. Goudurix et Assurancetourix se trouvent en effet plongés au cœur de conflits armés qui témoignent en Syrie comme au Yémen notamment de leur monstruosité au regard du nombre de victimes civiles qui démontrent le recours à des armes chimiques clairement prohibées.
En articulant sa ligne éditoriale de la semaine autour de la rencontre d’Emmanuel Macron avec le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman en visite à Paris puis la dénonciation des effets délétères du commerce des armes, AWI voulait avant tout planter le décors d’une situation de crise grave.
Aussi lorsque Emmanuel Macron en vient à annoncer mardi que la France fera part “dans les prochains jours”, en coordination avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, de sa décision quant à une éventuelle riposte militaire contre les “capacités chimiques” du régime syrien, le chef de l’Etat rend incontournable l’évocation de ce sujet brûlant à l’occasion de son intervention télévisée jeudi.
En cause, l’appui militaire de la Russie au régime syrien, et la violation de la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l’Onu, qui exige l’arrêt des combats en Syrie.
Mais la dernière réunion du Conseil de sécurité qui s’est traduite entre autres par un véto russe a fait monter la tension d’un cran.
Vassily Nebenzia, l’ambassadeur de Russie aux Nations unies, a justifié ce 12e veto russe en sept ans de conflit qui a fait plus de 350.000 morts par la volonté de « ne pas entraîner le Conseil de sécurité dans des aventures ».
Moins de 72 heures nous séparent donc aujourd’hui d’une possible frappe aérienne ciblée des Occidentaux en Syrie sans que personne ne puisse dire avec certitude ce qu’il résultera réellement de ce type d’action armée. Alors que tout doit être fait pour ne pas laisser l’usage d’armes chimiques se poursuivre, la diplomatie apparaît ne plus être en mesure de faire entendre raison aux auteurs et acteurs de massacres d’hommes, femmes et enfants dont le caractère intolérable est patent. D’où la légitimité de la lourde décision à prendre pour y mettre fin. Lire la suite

LE COMMERCE DES ARMES AU BANC DES ACCUSES

C’est un euphémisme de dire que le commerce des armes est destructeur de paix.  Aussi faut-il une nouvelle fois dénoncer l’immense hypocrisie et responsabilité des pays fournisseurs qui, sous des airs de ne pas y toucher, alimentent à travers ce juteux lobbying les massacres de civils dans de nombreuses régions du monde. Et ce qui est vrai en Syrie l’est aussi au Yémen, pays le plus pauvre de la planète. La Russie mais aussi les occidentaux à l’instar des Etats-Unis et de la France notamment sont pour beaucoup dans la catastrophe humanitaire qui frappe le Yémen, depuis trois ans.
La dernière chronique intitulée :  » EM et MBS cherchent à « saouder » les relations Paris Ryad » invitait d’ailleurs à ne pas se voiler la face concernant les enjeux commerciaux entre la France et l’Arabie saoudite. Tout en reconnaissant les améliorations notables dont semble faire preuve le prince héritier à l’intérieur de son royaume, la chronique rappelle d’ailleurs que les actions militaires menées à l’aveugle chez son voisin s’expliquent largement en raison de contrats d’armement qui pèsent lourd, très lourd, trop lourd. Lire la suite