LE MIX ENERGETIQUE A DU MAL A PRENDRE

Il en est du mix énergétique comme de la mayonnaise. Ca prend ou ça ne prend pas !
Et si une bonne mayonnaise joue un rôle majeur pour accompagner un bon plateau de fruits de mer par exemple, un bon mix énergétique est lui sensé soutenir au mieux tout développement économique qui se veut durable.
Or, ce qui devait alimenter les discussions de la Commission européenne sur la transition énergétique le 22 mai dernier, est finalement passé à la trappe. Le message final à en effet simplement consisté à réaffirmer que les principales orientations visant à guider la politique énergétique de l’Union européenne fixées en février 2011 restaient valables aujourd’hui. Autrement dit rien ne change !.
Il est vrai que toutes les conférences mondiales: Copenhague en 2009, Cancun en 2010 , Durban en 2011 et Doha en 2012 ont clairement montré que la mise en œuvre d’une stratégie globale visant la lutte contre le changement climatique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’essor des filières renouvelables serait longue et difficile.
Pourtant, comme le déclarait un jour Jacques Chirac alors Président de la République française : « Il y a le feu dans la maison ! ».
Patrice Geoffron , professeur à Paris Dauphine faisait d’ailleurs récemment le point sur les controverses et les enjeux liés à l’épuisement des ressources fossiles et l’impact de leur combustion sur le réchauffement climatique qui doivent conduire les économies avancées et émergentes à modifier considérablement leur mix énergétique. Mais tout le monde n’a pas les mêmes idées et les mêmes recettes. On constate même de notables divergences de vues. Dans la série : » De la réflexion naît l’action » le 25 mai sera en France une journée citoyenne qui aura pour thème la transition énergétique.

DEVELOPPEMENT DURABLE : L’EUROPE AU PIED DE LA MURAILLE DE CHINE

Le sérieux différend qui oppose depuis peu l’UE et la Chine sur fond de capteurs solaires a une valeur plus que symbolique. Il témoigne en effet d’erreurs commises sur le Vieux Continent en matière de compétitivité industrielle mais aussi de compétitivité environnementale.
Pourtant, nombre de pays européens espéraient bien faire des outils et technologies du développement durable de nouvelles armes destinées, d’une part à contribuer à une moindre dépendance des énergies fossiles à l’origine de pollutions, et d’autre part à assurer la montée en régime d’une économie verte considérée  comme un puissant moteur de recherches et d’activités elles-mêmes créatrices d’emplois. Lire la suite

ON VA ATTENDRE QUE CA POUSSE !

Certains, même parmi les grosses légumes se demandent actuellement si le Premier ministre mais aussi le chef de l’Etat ont la main verte. Chez les Verts bien sûr, mais aussi chez ceux qui voient rouge et ont réussi à transformer la Bastille en champ de revendications, les électeurs du Grand jardinier apparaissant on ne peut plus dubitatifs.
Le décor des prochaines semaines est donc planté.
Ce n’est pas parce que l’actualité ronronne suivant un fil rouge que rien ne semble pouvoir couper qu’il faut en déduire qu’il ne se passe rien. En ces temps difficiles, marqués par un hiver économique aussi rigoureux qu’interminable, les Français ont besoin de soleil, de chaleur.
Deux éléments susceptibles de redonner optimisme et confiance à tout individu, quelle que soit sa situation professionnelle et personnelle, ses projets, sa capacité de se lever chaque matin pour relever tous les défis.
Le politique n’échappe pas à cette situation. Lui aussi doit savoir faire partager son courage, ses ambitions, sa vision de l’avenir.
D’où l’intervention dimanche soir d’un Premier ministre venu pour l’occasion dans son habit de jardinier. Une façon habile d’apporter crédit à un président dont la cote de popularité s’enfonce chaque jour un peu plus dans la terre glaise. Un président qui croit néanmoins en sa bonne étoile et surtout à son pouvoir de changer les choses.
Assurer la prospérité de l’Hexagone n’est pas chose facile ! Victime des affres d’un climat délétère qui sévit bien au-delà de nos frontières, notre santé précaire appelle des remèdes. Or la boite à outils présentée par notre Grand jardinier ne semble pas encore avoir permis de faire renaître espoir et confiance.
Mais la terre est bonne mère. Bien que maltraitée, elle finira, nous dit-on, au prix de soins mais aussi de sacrifices, par nous rendre les fruits de nos efforts et nous redonner des raisons de croire à la possible éclosion d’un monde meilleur.

UNE DEFAITE DU TRAVAIL DIFFICILE A ADMETTRE

En cette année 2013, le 1er mai, jour de la Fête du Travail à haute valeur symbolique, affiche grise mine. Instituée à partir du XVIIIe siècle pour célébrer les réalisations des travailleurs, la fête internationale telle qu’elle est célébrée de nos jours tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXe siècle. En France, c’est en pleine occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai fût officiellement désigné comme « la Fête du Travail et de la Concorde sociale » par le gouvernement de Vichy. Et le 23 avril 1919, le Sénat ratifiait la journée de huit heures faisant du 1er mai une journée chômée. Cette mesure sera reprise en avril 1947 par le gouvernement issu de la Libération.qui fît du 1er mai un jour férié et payé .
Aujourd’hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé dans la plupart des pays d’Europe à l’exception notamment de la Suisse et des Pays-Bas. Au Royaume-Uni, c’est le premier lundi de mai qui est férié. Au Canada et aux États-Unis, la journée internationale des travailleurs est également célébrée le 1er mai, tandis que la fête du travail est un jour férié du mois de septembre.  Autant dire que ce jour reste inscrit en bonne place dans le calendrier. Or la crise qui frappe de plein fouet l’économie mondiale et les mesures de rigueur adoptées pour tenter de redresser les comptes des nations donnent  a ce jour de fête particulièrement cette année un air « défaite du travail ». Lire la suite

LE BON PROFIL

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Arrivé un certain âge, l’histoire du  bon profil concerne tout individu, quel que soit son sexe,  son parcours personnel et professionnel, ses compétences,  l’image qu’il renvoie,  sans oublier tout ce qui va avec  et pourrait s’apparenter à une liste à la Prévert. Le bon profil ne va pas de soi !  Car, d’un côté il y a  ceux qui cherchent à décrocher le bon job, et de l’autre ceux qui souhaitent  dénicher  la « perle rare »  pour répondre aux besoins de leur entreprise et donc satisfaire les exigences de leurs clients. Une histoire simple qui rejoint celle de rencontres et passe par une adéquation entre l’offre et la demande. D’autant que tout se joue,  à un moment donné, en grande partie,  sur un coup de dés à un instant « T ».  Une situation que l’on pourrait résumer sous l’acronyme « BPBM ».. Traduisez : bonne personne au bon moment. Qu’il s’agisse de chefs d’entreprise, de salariés, voire même d’indépendants, tous sont confrontés au même casse tête. Les uns ont des modèles de référence dont ils s’inspirent pour conduire leur stratégie; d’ autres des profils qui se veulent à curriculum idéal; certains disposent de sérieux atouts, d’autres en ont moins ; certains misent  sur l’ image, d’autres sur de véritables compétences. Et parfois certains jouent sur tous les tableaux . Lire la suite

VOUS AVEZ DIT PATRIMOINE ?

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On les attendait à 17H et finalement elles ont été mises en ligne un peu avant 19H. Les déclarations de patrimoine de nos 38 ministres sont donc désormais consultables sur www.gouvernement.fr. . De quoi créer un buzz, avant que ne suivent celles des parlementaires et présidents de collectivités territoriales.
Que déduire de ce grand déballage de printemps ?
Que nos ministres ne sont pas à la rue ! Que tous ne sont pas également dotés ! Y a t’il de quoi être surpris ? En quoi ces déclarations de patrimoine donnent elles davantage de crédit au politique ?
Car finalement peu importe les millions, pourvu qu’ils aient la foi.
Ce qui singularise le patrimoine , c’est d’être non seulement représentatif de l’actif mais aussi d’un passif qui parfois vient de loin
Le patrimoine est également ce qu’on laisse à ses ayants droits quand on disparaît une fois les impôts et taxes prélevées. Le patrimoine est ce que chaque français cherche à obtenir ou à consolider par les fruits de son travail en respectant son plus ou moins bon héritage.
Un patrimoine se gère, tant il est vrai que ce dernier peut se bonifier, mais aussi être dilapidé.
Le patrimoine est sans nul doute un véritable capital qui se présente sous différentes formes et se transmet normalement de génération en génération, sans toutefois pouvoir échapper aux accidents de la vie.
L’étape de la moralisation de la vie politique via la publication des déclarations de patrimoine de nos ministres a t’elle de quoi rassurer les Français ? Efface t’elle l’affaire Cahuzac ?
Comme disait mon grand-père : « Regarde ce que tu as dans ton assiette et ne t’occupes pas de l’assiette des autres ! » Lire la suite

FAMILLES JE VOUS AIME !

Alors qu’avril n’avait pas encore montré le bout de son nez et que le printemps tardait à se manifester sur fond de températures nettement en-dessous des normales saisonnières, une information est venue réchauffer l’atmosphère. En effet, en 2012, en dépit de la crise qui fait régner morosité et incertitudes  quant aux lendemains, l’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 2,01 enfants  par femme. Une jolie performance que nous envient nombre de nos voisins européens. Seule l’Irlande connaît un taux de fécondité plus élevé que celui de la France avec 2,05 enfants par femme. En dépit de taux de fécondité tombés à leur plus bas niveau  lors de la grande dépression des années 1930, du choc pétrolier de 1973, de la crise économique de 1993, la crise  actuelle semble n’avoir en France aucun impact sur les désirs d’enfants. Lire la suite

BATIMENT : LA « MEZ » EST DITE !

Pour ne pas s’abîmer en pleine tempête économique, le bâtiment, un gros secteur doté d’un solide équipage de quelque 1,5 million de personnes en service actif a besoin d’un vent favorable mais aussi de puissants moteurs pour booster ses activités. Car l’horizon ne laisse percevoir en mer de France aucune amélioration globale notable à court terme. Une situation qui confirme que c’est lorsque tout va  que le bâtiment va, et non l’inverse. Voilà pourquoi  les professionnels du bâtiments attendaient  avec impatience  le plan   logement  que le président François Hollande  a présenté jeudi dernier. Fort de  vingt mesures visant à relancer  la construction de logements sociaux et privés et la rénovation énergétique des logements  existants ; à simplifier les démarches administratives et à lever certains obstacles auxquels se trouvent confrontées de nombreuses mises en chantier, ce plan d’urgence n’apporte en réalité rien de bien original. Faut-il en déduire que la « MEZ », autrement dit les mesures à effets zéro, est dite ? Pour tenter d’y voir plus clair, cette chronique s’arrête sur ces dernières qui se heurtent à des réalités sonnantes et trébuchantes. Elle souligne également l’absence de mesures incitatives originales  visant à répondre à l’indispensable  évolution du mode de fonctionnement  de notre société.  Lire la suite

DEFIER LA CRISE SUR TERRE EN REGARDANT LE CIEL

Alors que la crise n’en finit pas d’alimenter l’actualité économique, confirmant une rupture d’équilibre entre la production et la consommation, caractérisée par un affaiblissement de la demande, des faillites et le chômage, d’excellentes nouvelles venues du ciel arrivent en France en rafale.
De quoi donner des ailes aux esprits chagrins ! Et le moral aux ténors de secteurs d’activités de pointes, fleurons de notre industrie made in France, qui entraînent dans leur sillage de nombreuses entreprises sous traitantes.
Au-delà de l’industrie du luxe qui superforme, les contrats signés dernièrement par EADS, Airbus, Dassault ou encore Arianespace semblent pouvoir redonner espoir dans nos capacités de rivaliser à l’échelle mondiale sur des marchés on ne peut plus concurrentiels.
Voilà pourquoi AWI a voulu s’arrêter cette semaine sur ces incontestables winners qui attestent d’un véritable savoir-faire dont le poids se mesure en milliards d’euros. De quoi insuffler une nouvelle dynamique dans bien d’autres secteurs auxquels nous faisions allusion dans une récente chronique proposée le 14 février dernier, sous le titre : « PME ET ETI INNOVANTES PERMETTENT DE GARDER ESPOIR DANS LE MADE IN FRANCE » Lire la suite

LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION ANNONCIATEUR DE LA SILVER ECONOMY

En France, les personnes âgées de 60 ans et plus, au nombre de 15 millions aujourd’hui, seront 20 millions en 2030 et près de 24 millions en 2060.  Et les personnes âgées de 75 ans et plus (5,7 millions en 2012) seront 12 millions en 2060. Quant au nombre  des plus de 85 ans, il  passera de 1,4 million aujourd’hui à 4,8 millions en 2050. Ces évolutions représentent certes un progrès et une chance, mais aussi un défi majeur. Car face à ce vieillissement de la population,  notre société va devoir, selon les experts, s’adapter dès à présent, pour permettre à tous de profiter dans les meilleures conditions sociales, économiques et sanitaires de ce formidable progrès. Lire la suite