SUCCES DE LA RENCONTRE DES MEDECINS DANS LE VAL-DE MARNE : LA PREUVE PAR L’IMAGE

Le reportage vidéo réalisé, le 15 mars 2017, à Créteil, à l’occasion de la rencontre des médecins organisée dans le Val-de-Marne, par le CNOM et le CDO94, qui a remporté un très vif succès auprès des intéressés, est désormais consultable.
Arrivés curieux voire dubitatifs, les hommes et femmes médecins qui ont participé, à la première rencontre sont sortis visiblement satisfaits de cette initiative et partisans de sa reconduite annuelle.
Cette démarche originale avait pour but de donner la parole à tous médecins inscrits au tableau, libéraux, salariés, hospitaliers, toutes spécialités confondues. Les nombreuses préoccupations et interrogations des acteurs de premier plan de la santé publique que sont les médecins ont pu être exprimées et abordées dans la plus grande sérénité. Lire la suite et consulter le reportage vidéo

PREMIERE RENCONTRE DES MEDECINS DANS LE VAL-DE MARNE : PREMIER SUCCES

Photo: Iéna de Assis.


Arrivés curieux voire dubitatifs, les hommes et femmes médecins qui ont participé, à la première rencontre organisée par le Conseil départemental du Val-de-Marne de l’Ordre des médecins, dans l’amphithéâtre du CHI de Créteil, sont sortis visiblement satisfaits de cette initiative et partisans de sa reconduite annuelle.
Cette démarche originale qui avait pour but de donner la parole à tous médecins inscrits au tableau, libéraux, salariés, hospitaliers, toutes spécialités confondues, a en effet été unanimement appréciée. Les nombreuses préoccupations et interrogations des acteurs de premier plan de la santé publique que sont les médecins ont pu être exprimées et abordées dans la plus grande sérénité.
Patrick Bouet, président du CNOM, a honoré de sa présence cette première rencontre, lui donnant toute son importance. Il a su se montrer déterminé et convaincant en expliquant qu’il fallait avant tout faire preuve de volonté et d’espérance s’agissant de l’avenir de la médecine. Et qu’il était à ce titre indispensable de prendre en compte les spécificités de chaque région et département en termes de besoins. Car au bout du compte, l’objectif consiste à tout mettre en œuvre pour réformer la Santé, améliorer les conditions d’exercice de la médecine en France en prenant soin d’organiser un système de santé et de continuité des soins qui réponde aux réelles attentes des Français et aux besoins des « Bassins de Proximité Santé ». Lire la suite

PRECISER ET CLARIFIER LE ROLE DES MEDECINS ET LES ENJEUX DE SANTE PUBLIQUE : OBJET DES RENCONTRES ORGANISEES PAR LE CNOM AVANT LA PRESIDENTIELLE DE 2017

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Les médecins français sont, depuis déjà un certain temps, mécontents du sort qui leur est réservé dans le cadre de l’actuelle politique de santé publique et de l’impérieuse nécessité qu’il y a à bâtir un système de soins équilibré et efficient, doté d’une gouvernance partagée, tant à l’échelle départementale que régionale et nationale.
Comme le prouve la consultation nationale lancée en 2015 par le CNOM et à laquelle ont répondu 35.000 médecins exerçant aussi bien en libéral qu’en salarié, ces derniers n’ont pas hésité à exprimer leurs attentes visant à remédier à nombre de dysfonctionnements.
Alors que commence la campagne de l’élection présidentielle du printemps 2017, via les primaires, un certain nombre de candidats sont sur la ligne de départ. L’avenir et la réforme tant attendue de notre système de santé devrait être au cœur de tous les programmes et de tous les débats.
D’où l’intérêt de regarder les réalités en face, de faire entendre les voix des médecins ! Lire la suite – Ecouter l’interview audio – Consulter le diaporama sonore de l’interview

SAMI ET QUALITE DE VIE PROFESSIONNELLE DES MEDECINS : UNE THESE EVALUE LE LIEN

Dans le Val-de-Marne, plus de 45% des médecins qui exercent leur spécialité de généralistes ont plus de 63 ans. Autant dire qu’en l’absence d’une arrivée significative de jeunes médecins, il y a sur ce territoire assez hétérogène, où vivent 2 millions d’habitants, un risque majeur de désert médical en 2017. Cette problématique, liée à la démographie médicale stricto sensu, mais également à d’autres facteurs relatifs aux conditions d’exercice et de rémunérations, trouve plusieurs explications. C’est d’ailleurs ce que met entres autres en lumière Pauline Deprez, auteur d’une thèse portant sur l’évaluation de la qualité de vie professionnelle ressentie par les médecins généralistes du Val de Marne depuis la mise en place de la permanence des soins ambulatoires (PDSA) au sein des Services d’Accueil Médical Initial (SAMI).
Tout d’abord, parce que le champ d’investigation de sa thèse prend en considération les opinions exprimées sur divers points par un panel représentatif de médecins. Pour réaliser ses enquêtes, Pauline Deprez s’est en effet appuyée notamment sur un questionnaire qui a été adressé à 1654 médecins, dont 1165 installés exerçant seul ou en groupe, ayant une rémunération libérale ou mixte et une activité clinique plus ou moins forte, sans oublier 489 remplaçants. Ensuite, parce que les hommes comme les femmes médecins témoignent entre autres de leur souhait de plus en plus marqué de conciliation entre carrière professionnelle et épanouissement personnel.
Si une grande majorité de médecins, la plupart du temps jeunes, se déclarent satisfaits des conditions d’exercice apportées par les SAMI, certains, souvent plus âgés ou/et surchargés de travail, se montrent plus réservés pour des raisons parfois très différentes. Il est certain que le cadre sécurisé offert par chaque SAMI n’a rien d’accessoire en termes d’attractivité, l’augmentation du nombre d’agressions de médecins ayant été une nouvelle fois, récemment dénoncée par le CNOM. Lire suite & Ecouter interview

LA DEMOGRAPHIE MEDICALE OBJET DE SOINS INTENSIFS

medecin-campagne1Pour illustrer cette chronique qui porte sur la démographie médicale en France et permet d’entrer dans le monde du réel grâce au témoignage d’une vraie femme médecin, nous ne pouvions trouver meilleure image que celle des deux interprètes du film réalisé par Thomas Lilti « médecin de campagne », sorti début 2016. Il faut en effet regarder les réalités en face ! L’Atlas de la démographie médicale édition 2016, publié par le Conseil national de l’Ordre des Médecins mais aussi des études prospectives réalisées notamment par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) permettent de comprendre pourquoi l’offre de soins se trouve à un creux de vague qui nécessite de prendre le problème à bras le corps.
Pourtant, comparé à d’autres pays développés, la densité de médecins généralistes et spécialistes au regard de la population n’apparaît pas particulièrement critique.
Au 1er janvier 2016, le tableau de l’Ordre recense 89 788 médecins généralistes en activité régulière, tous modes d’exercice confondus (libéral, mixte, salarié). Ces derniers sont représentés à 55% par les hommes et 45% par les femmes.
Toutefois, on observe que 26,7% sont âgés de 60 ans et plus, alors que les moins de 40 ans ne représentent que 14,8% des effectifs.
En réalité, les médecins généralistes se situant dans la pleine force de l’âge ne sont que 58.104, ce qui marque une baisse de 10,3% depuis 2007. Selon le CNOM, à l’horizon 2020, ces derniers ne devraient plus être que 54.000, si la tendance actuelle se poursuit.
Pourquoi cette situation est elle préoccupante ?
Tout d’abord en raison d’importantes disparités territoriales au niveau national. Si la Picardie est la région la moins bien dotée, la région Provence Alpes-Côte d’Azur reste la mieux pourvue en nombre de médecins généralistes et spécialistes.
Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la région francilienne a pour sa part enregistré la plus forte baisse d’effectifs entre 2007 et 2015, avec le départ de 1.835 médecins (-6%). Paris détenant un record statistique, avec une baisse des effectifs de 40,2%.
Dans le Val-de-Marne, en dépit de la présence de 1.564 médecins généralistes dont l’âge moyen se situe dans la moyenne, à savoir 52 ans, la situation apparaît dans certaines communes ou bassins de vie, plus critique que d’autres. Une situation que dénonce Bernard Le Douarin, président du CD0 94 et secrétaire général-adjoint du CNOM, conscient de nombreux départs en retraite, conséquence du baby boom, mais aussi de l’absence de remplaçants.
Force est en effet de constater une certaine désaffection pour l’exercice libéral de la médecine de premier recours de la part des jeunes médecins.
Comment faire renaître la vocation ? La solution passe t’elle exclusivement par des regroupements de médecins ?
Pour mesurer l’ampleur du phénomène « désertification médicale » et les difficultés récurrentes, bien d’autres réalités sont à prendre en compte. Et comme le prouve le témoignage de Danièle de Gueyer, médecin généraliste, ce n’est pas du cinéma ! Lire la suite

UNE MAISON DE SANTE PLURIPROFESSIONNELLE UNIVERSITAIRE (MSPU) OUVRE DE NOUVELLES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT AU SECTEUR SANTE

Ville de Sucy-en-Brie – V.Sibille

Les maisons de santé où médecins, infirmières, kinés, sages-femmes, pharmaciens… se regroupent pour travailler ensemble n’est pas une nouveauté en soi.
Démonstration d’un essor considérable au cours de ces dix dernières années, elles sont aujourd’hui 708 en France. Il s’agit de structures libérales au sein desquelles médecins de secteur 1 et de secteur 2 payés à l’acte peuvent prétendre à une rémunération complémentaire* en optant pour l’option de coordination des soins définie dans la convention signée avec les ARS et l’Assurance maladie.
Par ailleurs, selon le recensement de 2013, 1.220 centres et pôles de santé, souvent municipaux, où les praticiens ont un statut de salariés, existent également dans notre pays.
Ces différentes plateformes de soins qui offrent le « tout en un » connaissent un vif succès, tant auprès des praticiens que des patients.
Mais dans le secteur santé comme dans d’autres, l’innovation reste facteur de progrès majeurs. D’où l’intérêt porté à une récente et nouvelle initiative visant à une meilleure coordination des soins par Bernard Le Douarin, président du Conseil départemental de l’Ordre des médecins du Val de Marne.
C’est en effet sur les bancs de la faculté de médecine de Paris Est Créteil (UPEC) qu’a germé chez des étudiants et chefs de clinique nouvellement diplômés, l’idée consistant à créer une Maison de Santé Pluri professionnelle Universitaire (MSPU).
Outre l’originalité du concept, le docteur Anas Taha, médecin généraliste et maître de stages, explique tout d’abord dans l’interview qu’il nous a accordée que le site de Sucy en Brie dans Val-de-Marne n’a pas été choisi par hasard. Lire la suite

POUR MIEUX COMPRENDRE LES REVENDICATIONS DES MEDECINS FACE A LA LOI SANTE

Après avoir évoqué, la semaine dernière, l’élection des représentants au sein du Conseil de l’Ordre départemental des médecins du Val-de-Marne, et souligné le rôle majeur qui revient aux élus , la seconde partie de l’interview que nous a accordée Bernard Le Douarin, son président, permet de revenir sur un certains nombre de revendications exprimées actuellement par le corps médical.
Qu’il s’agisse de la généralisation du tiers payant à tous les Français qui soulève de nombreuses critiques; des honoraires qui pour des raisons budgétaires ne semblent pas pouvoir être réévalués, du moins à court terme ; de la formation professionnelle continue qui en l ‘état actuel ne permet pas aux médecins d’y consacrer le temps nécessaire; du mode de régulation de la permanence des soins qui semble remettre en question le caractère opérationnel et bénéfique des structures existantes, la position de l’Ordre consiste à prôner le rassemblement pour défendre la profession à travers des actions coordonnées.
L’objectif consiste en effet à donner aux médecins les moyens d’assurer au mieux leur mission de santé publique et à promouvoir l’accès aux soins des Français.
Une volonté qui ne peut masquer l’appel à la grève des médecins du 24 au 31 décembre 2014, lancé par plusieurs syndicats : la FMF, MG-France et l’UNOF-CSMF. Une grève qui vise à protester contre plusieurs mesures, inscrites dans le projet de loi santé de Marisol Touraine qui sera présenté en janvier à l’Assemblée nationale.
En utilisant un langage diplomatique, Bernard Le Douarin fait valoir un certain nombre d’arguments de poids aujourd’hui défendus par les médecins et compréhensibles par tous les Français.
En clair, les médecins ne veulent pas être les spectateurs passifs d’une loi santé qui leur apparaît en totale contradiction avec les objectifs visés en termes de santé publique et d’accès aux soins.
Alors que la santé figure comme l’un des secteurs prioritaires aux yeux de nombreux Français, le mode d’organisation des soins ne peut se concevoir sans l’accord et la participation des médecins libéraux et salariés sur la base d’une stratégie qui leur permette d’être reconnus et leur donne les moyens d’exercer au mieux leur mission.
L’ordre qui a vocation à veiller au respect des règles éthiques et déontologiques de la profession cherche donc du haut de son indépendance et de sa neutralité, à mettre en évidence les légitimes préoccupations des médecins, toutes générations confondues, pour que soient trouvées des solutions qui répondent à leurs préoccupations et garantissent le bon fonctionnement du système de santé « made in France ». Lire la suite

LES MEDECINS REVENDIQUENT LEUR ROLE D’ACTEURS RECONNUS DU SYSTEME DE SANTE… ET SE DONNNENT LES MOYENS D’AGIR

Les médecins aspirent à plus de reconnaissance de la part de la société et de ses dirigeants. Ils souhaitent une meilleure prise en considération des conditions dans lesquelles ils sont amenés à exercer leur métier santé.
Voilà pourquoi les élections des 42 représentants au sein du Conseil départemental de l’Ordre des médecins du Val-de-Marne qui auront lieu le 18 janvier prochain, revêtent beaucoup d’importance.
Médecins libéraux, salariés et retraités, toutes tendances confondues, sont en effet appelés à poser leur candidature à compter du 19 novembre, la clôture des inscriptions étant fixée au 19 décembre à 16H.
Comme l’explique Bernard Le Douarin, Président du CDO 94, ces élections ordinales sont essentielles car elles visent à assurer la représentativité des médecins auprès des différents partenaires institutionnels ( ARS – Assurance maladie…) au niveau départemental.
Le Val-de-Marne compte aujourd’hui 1.200.000 habitants et quelques 6.000 médecins inscrits.
Département francilien par excellence, ce territoire de taille modeste bénéficie néanmoins entre autres de nombreuses structures hospitalières et universitaires réputées. C’est également un territoire qui a vu naître à l’initiative du Conseil départemental de l’Ordre, les SAMI, permanences de soins destinées à palier les problèmes rencontrés par les urgences hospitalières, d’une part, et les besoins exprimés par la population lorsque les cabinets médicaux sont fermés, d’autre part.
Les missions confiées aux représentants élus pour la défense de la profession, font appel à un véritable investissement personnel de la part des candidats.
Comme le souligne le Président du CDO 94: « Nous n’entendons pas être que des participants, des spectateurs. Nous voulons être des partenaires et des acteurs à part entière ».
D’où l’appel à la formation d’un corps d’élite, via l’élection des 42 représentants du conseil.
Il est vrai qu’au vu de la situation actuelle et du sort qui leur est réservé sur fond de loi de santé, de loi croissance et pouvoir d’achat, de loi sur les professions réglementées mais aussi de réforme territoriale…, les médecins sont légitimement inquiets voire exaspérés de ne pas être considérés comme ils le devraient.
Au cours de cette première partie de l’interview qu’il nous a accordée, Bernard Le Douarin revient sur quelques points essentiels liés aux élections ordinales et à l’indispensable représentativité des médecins. La seconde partie qui vous sera proposée la semaine prochaine, mettra pour sa part, l’accent sur un certain nombre de préoccupations exprimées par la profession, qu’il s’agisse de l’extension du tiers payant à tous les Français annoncée par Marisol Touraine, de la négociation sur les soins de proximité, des questions qui subsistent concernant les honoraires et la formation continue des médecins, notamment. Demain, nous reviendrons sur l’interview accordée au quotidien Les Echos par Frédéric Bizard, économiste de la santé et enseignant à Science-Po, qui propose trois pistes pour optimiser le système de financement de l’Assurance maladie. Lire la suite

LE CNOM PRESENTE SON ATLAS DE LA DEMOGRAPHIE MEDICALE OPEN DATA

La 8eme édition de l’Atlas de la démographie médicale a été présentée, jeudi matin, par le Conseil national de l’Ordre des médecins, lors d’une conférence de presse.
Cette base de données de référence est consultable via Internet. Elle est le fruit pur jus d’un travail transversal entre la section « Santé publique et démographie médicale », le service du Tableau el la direction des systèmes d’information du CNOM. Elle apporte une vision éclairée et précise sur la répartition territoriale des médecins exerçant aussi bien en libéral qu’en salarié.

L’idée directrice de cet outil qui s’appuie entre autres sur les données fournies par l’INSEE en termes de population au sein des départements et régions, présente pour particularité et intérêt d’aller jusqu’à l’examen démographique au niveau des bassins de vie. Une approche qui permet d’apprécier en vraie grandeur la réalité des situations locales en termes de déficits démographique sur le plan médical. Les informations contenues dans cet Atlas s’adressent bien entendu aux médecins mais aussi au grand public et aux décideurs de collectivités territoriales, d’organismes publics et privés de santé. Il fournit une Image haute définition des points forts et des points faibles de la représentation du corps médical en France. Conçu sur la base de l’Open Data, il offre une cartographie interactive dynamique qui bénéficiera d’une actualisation régulière en tenant compte des flux des nouveaux arrivants et des départs en retraite.

Bernard Le Douarin, cardiologue libéral, président du COD94 et des SAMI du Val de Marne qui est également secrétaire général adjoint du CNOM en charge des systèmes d’information (DSI) répond dans l’interview qu’il nous a accordée à quelques questions que soulève les informations contenues dans cet Atlas. Une base de données qui donne une vision claire du paysage médical, en bousculant au passage certains a priori.

Cet Atlas confirme quelques tendances observées depuis plusieurs années, qu’il s’agisse de la féminisation de la profession de médecin (+ 1%), du déficit de médecins généralistes (-6 ,5% depuis 2007), de l’augmentation du nombre de remplaçants ( + 3%) ou encore de l’augmentation du nombre de médecins étrangers exerçant en France, 25% des nouveaux inscrits étant titulaires d’un diplôme non français.
A travers la situation que connaît notamment le département du Val-de-Marne, il témoigne du non aboutissement des mesures prises par le gouvernement et portées par Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, visant à promouvoir l’exercice libéral de généraliste.
L’Atlas arrive également au moment où le chef de l’Etat place le dossier de la refonte territoriale parmi les priorités de son quinquennat. Une action qui devra confirmer la priorité donnée à la Santé qui veut que chaque Français puisse accéder en tout lieu, à tout moment, à un service médical de proximité.
L’Atlas de la démographie médicale deviendra donc plus indispensable que jamais. Il aidera peut-être à la définition d’une véritable stratégie de santé publique basée sur des réalités de terrain. Lire la suite

UNE GALAXIE DE DOUTES SEME LE TROUBLE CHEZ LES ETUDIANTS EN MEDECINE PRATICIENS DU FUTUR

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont une influence grandissante dans le monde médical. Aussi est-il intéressant de connaître la perception qu’en ont les futurs médecins. Alexis Ardoin, président du syndicat des externes à la faculté de médecine de Paris Est Créteil qui navigue pour sa part dans cet univers comme un poisson dans l’eau affirme : « Les NTIC sont le gros challenge des prochaines années pour réduire les distances dans la santé. ». Ce tropisme en faveur des NTIC résulte de l’utilisation régulière d’Internet et des réseaux sociaux au sein de sa génération. Alexis Ardoin constate en effet leur imbrication dans l’exercice de la médecine à laquelle il faut se préparer. « Les NTIC sont présentes dans l’ensemble des logiciels de prescription, de biologie médicale, d’imagerie, nous sommes forcés de les connaître. » De plus, en 2016 le concours de l’Internat pourrait comporter des « ECN nouvelle génération » appelées « iECN », qui sont des épreuves sur tablettes tactiles numériques.
En cinquième année de médecine, Alexis Ardoin se destine au secteur santé publique. Mais pour ses camarades qui vont devoir choisir entre l’exercice libéral ou salarié, le choix est, selon lui, parfois limité pour des raisons de formation initiale. « Le problème est que notre formation est centrée sur l’hôpital. Et nos stages se déroulent en grande majorité en centre hospitalo-universitaire » explique Alexis Ardoin. « A Créteil le département de médecine général est très actif, mais ce n’est pas le cas partout. L’exercice libéral n’est pas du tout montré aux étudiants, nous avons du mal à ouvrir des stages en libéral. » Il est vrai que le Val-de-Marne bénéficie de la présence de SAMI, permanences de soins créées à l’initiative du Conseil départemental de l’Ordre qui constituent un outil d’approche de l’exercice libéral particulièrement intéressant pour les étudiants en médecine.
Compte tenu des orientations en termes d’économie budgétaire et de la tendance à la privatisation des services de santé notamment… les années à venir s’annoncent particulièrement ardues pour la jeune génération de médecins qui seront bientôt diplômés. Mais ce qui semble inquiéter davantage Alexis Ardouin , c’est la tendance à la « marchandisation de la relation de soins ». Il s’inquiète que « les patients deviennent des consommateurs de santé. » et finit par se demander si la relation d’empathie patient médecin ne risque pas, au bout du compte, d’en souffrir. Les futurs médecins ne sont pas épargnés par le doute quant à leur avenir. Comme beaucoup de jeunes qui ont entre 20 et 35 ans, les futurs médecins cherchent à donner un sens à leur vocation dans un monde qui va de plus en plus vite et tend à se robotiser. Lire la suite