« SAKESHO » UN JAZZ BRÛLANT AUX EFFETS COULEURS

Pour démarrer la semaine, ne refusez pas la chaleur ! Mais n’allez pas nous demander où doit se produire prochainement le groupe « SAKESHO » car en dépit de nos multiples recherches, nous n’avons trouvé aucune trace de concerts inscrits au programme à Paris comme en province. Remarquez: « c’est ça qu’est chaud ! » Aussi avons-nous repris un extrait de leur récent passage au Duc des Lombards, à Paris, histoire de ne pas vous laisser sur votre faim. Bien plus qu’un quartet de Jazz, SAKESHO avec ses racines bien ancrées dans les caraïbes, invente un “groove” totalement original. Ce quatuor, formé de personnalités de mêmes affinités -Andy Narell (steelpans), Mario Canonge (piano), Michel Alibo(batterie), Jean-Philippe Fanfant(guitare basse) – nous livre un concept complètement original de jazz avec des rudiments de la musique traditionnelle des Caraïbes franco-créoles. Des harmonies sophistiquées de jazz s’adaptent à la biguine, musique originale de la Martinique et de la Guadeloupe. Au sein de ce métissage intelligent, se joignent d’autres rythmes de la région comme le Calypso. Cette parfaite combinaison enfante d’une musique polyrythmique, syncopée, ensoleillée et bien vivante.
Il est vrai que les steelpans d’Andy Narell appliquent une nouvelle dimension au paysage musical.Ces quatre musiciens qui vivent à Paris depuis plusieurs années nous offre une musique chaleureuse et sophistiquée qui s’est traduite par un concert de très grande qualité dont nous souhaitions nous faire l’écho. A vous de guetter leurs prochaines apparitions en public, à moins que vous n’optiez pour leurs enregistrements disponibles sur CD. Mais ce serait dommage de se passer de live. Si vous aimez, faites le nous savoir ! Lire la suite

« GALERIE 13 » A HONFLEUR : DEDIEE AUX CREATIONS ARTISTIQUES ORIGINALES QUI FONT FORTE IMPRESSION

Nicole Avezard, artiste peintre, mais aussi écrivain, scénariste et actrice de théâtre,  bien connue du public pour son rôle de Lucienne Beaujon dans les Vamps était, le 21 septembre, à Honfleur à l’occasion du vernissage de son exposition de peintures à la Galerie 13, située 13 rue Cachin, à quelques pas de l’église Saint-Léonard récemment restaurée.
Sans renier le passé impressionniste toujours présent qui reste ancré dans la cité maritime, Maryline Sarda qui a créé et gère cette agréable galerie d’art, souhaite par ses choix s’inscrire sur une ligne artistique résolument ouverte sur la photographie et la peinture singulière, riche en jeunes talents et en talents confirmés, sans négliger pour autant les autres modes d’expressions plastiques : sculpture, dessin, illustration et gravure.
Outre les photographies reproduites sur des plaques d’acier présentées récemment par Yan Dehais, Martine Lelouch, sœur de Claude Lelouch et photographe expose comme bien d’autres dans cette « Galerie 13 » ses œuvres qui remportent un vif succès. Avec la présence de Shon Cha Young, un artiste  coréen réputé, la rue Cachin devient ainsi un lieu privilégié qui permet à des artistes encore peu connus ou reconnus de dévoiler de nouveaux chemins de la création. Lors de l’interview qu’elle nous a accordée, Nicole Avezard témoigne d’une indéfectible présence d’humour à la scène comme en peinture. Les rondeurs des femmes qu’elle se plaît à nous faire rencontrer sur toiles sont hautes en couleurs, en détails et en expressions. En passant devant la Galerie 13, votre regard sera amené à se fixer sur au moins une de ses créations. Vous aurez alors envie d’entrer dans cet univers surréaliste, comme si la voix de Lucienne venait doubler celle de Nicole dans un théâtre de l’imaginaire où l’humour pictural a toute sa place et fait plaisir à voir. Lire la suite

LES FILMS SELECTIONNES POUR LA 39eme EDITION DU FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE FONT AIMER LE 7eme ART « MADE IN US »

Vincent Lindon
président du jury

Le 39eme Festival du Cinéma Américain de Deauville dont les Prix seront remis dimanche soir, aura tout d’abord eu pour mérite d’offrir une sélection de films très différents, tous d’excellente qualité. Qu’il s’agisse des films en compétition ou de ceux présentés parmi les premières, ce que nous avons pu voir nous a  véritablement séduit, mais aussi souvent surpris. Au-delà des sujets, des scénarios, des mises en scènes, des acteurs, des décors… chaque film s’est fait porteur d’intrigues et de messages qui ne peuvent laisser les spectateurs indifférents. Il est bien entendu impossible de comparer « All is lost » réalisé par J.C Chandor avec Robert Redford dans lequel ce dernier ne prononce que deux mots « I fuck » et « SOS » en nous faisant plonger dans la détresse du grand large avec « Breathe in » de Drake Doremus, magnifiquement interprété par Guy Pearce,  Amy Ryan et plus particulièrement Felicity Jones, notamment, qui relate avec finesse une histoire de passion amoureuse très bien ficelée. Nous retiendrons aussi « Blue ruin » film réalisé par Jérémy Saulnier avec Macon Blair dans le rôle principal qui illustre la détresse d’un homme en proie à son passé, ou encore « We are what we are » de Jim Mickle qui a reçu à la fin de sa projection autant d’applaudissements que de sifflets pour avoir terminé sur des scènes apocalyptiques. Mais avouons que ce cinéma américain dispose de sérieux atouts. Car parmi les autres films vus comme « The necessary death of Charlie Countryman » réalisé par Fredrik Bond avec Shia LaBeouf et Evan Rachel Wood qui nous entraine dans les bas-fonds de Bucarest ou encore « Lovelace » que l’on doit à Rob Epstein et Jeffey Freidman qui retrace la vie de Linda Lovelace, vedette de la pornographie des années 70, admirablement interprétée par Amanda Seyfriedon,on est pris au jeu, collé à l’écran.
Tous ces films qui retiennent l’attention du début à la fin font réagir, réfléchir sans jamais générer le moindre ennui. Cette année, le Festival du Cinéma Américain de Deauville a su nous servir sur planches des films originaux, des personnages charismatiques et des scènes inoubliables.
Vincent Lindon, président et les membres du jury ont certainement dû tourner plusieurs fois autour de la table pour déterminer quels films, quels réalisateurs, quels acteurs retenir pour cette 39eme édition. Une source d’inspiration pour le cinéma français actuellement en panne.
En vous invitant à regarder la bande-annonce du film « All is lost » et un extrait de « We are what we are », nous avons voulu lancer deux hameçons afin de vous donner envie de mordre et de vous régaler de 7eme Art « made in US ». Lire la suite

39eme EDITION DU FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE : COUP DE PROJECTEUR SUR « SHORT TERM 12 »

Nous sommes actuellement et jusqu’au 8 septembre 2013 en plein Festival du Cinéma Américain de Deauville. Et aujourd’hui, AWI vous le dit, il nous a été donné de voir un film formidable. Sans vouloir influencer les décisions qui seront prises par les membres du Jury présidé par Vincent Lindon, comédien, scénariste et réalisateur, nous affirmons ici que « Short term 12 » ne pourra quitter les planches de cette 39eme édition sans remporter un, voire plusieurs Prix. Qualité de réalisation, qualité d’interprétation de tous les acteurs sont bien au rendez-vous pour ce film qui nous fait vivre l’ambiance d’un foyer d’accueil aux Etats-Unis avec des scènes inoubliables. Après avoir vu quelques films à dominantes globules rouges, celui là sort de « l’ordinaire ». Réalisé par Destin Cretton, né à Maui ( Hawaï aux Etats-Unis) ce film nous raconte l’histoire de Grace, la vingtaine, qui est surveillante dans un foyer d’accueil pour adolescents en difficulté. Tourmentée par le passé qui est le sien, elle se montre passionnée par son travail et s’occupe des jeunes pensionnaires, garçons et filles, avec dévotion et soin. Jusqu’au jour où Jayden, une adolescente douée mais très perturbée, est admise dans l’établissement. Grace doit alors affronter ses propres démons! La « standing ovation » qui a suivi la projection de ce film projeté dans la salle du CID en dit long. Ce film intelligent sait émouvoir et provoquer des chocs émotionnels qui traduisent très fidèlement la détresse que peuvent connaître des adolescents victimes de divers sévices, mais aussi l’indispensable écoute et compréhension dont doivent faire preuve ces jeunes qui assurent l’encadrement et ont parfois eux-mêmes connu des situation difficiles. Un film à voir absolument lorsqu’il sortira en salles en France. La bande-annonce de « SHORT TERM 12 » que nous vous invitons à regarder a pour but de vous faire partager ce que nous avons ressenti en voyant ce film. Lire la suite

MATCH FRANCE ARGENTINE : UN AVANT GOÛT DE LA DEAUVILLE POLO CUP 2013

Lorsqu’on suit depuis de nombreuses années les matchs organisés dans le cadre de l’ Internationale Polo Cup de Deauville,  on est aujourd’hui frappé de sentir un  fort parfum de crise marqué tout d’abord par la quasi disparition de la micro zone de chalandise qui se rétrécit au fil du temps, et la grande discrétion dont font preuve les sponsors. Pourtant,  joueurs et poneys de polo appelés à s’affronter semblent pour leur part ignorer la déprime, les équipes se montrant toujours prêtes à se livrer à de véritables exploits sportifs donnant aux matchs les qualités de spectacles équestres aussi rythmés que passionnants.    Comme l’explique entre autres Philippe Mandonnet, vice-président du Polo Club de Deauville au micro de la webradio AWI,: « Le cheval qui fait dans cette ville l’objet de toute une série de manifestations, trouve à travers la 63e Coupe d’Or de la Polo Cup qui a débuté le 3 août et se terminera le 25 août, un relief particulier ». Et lorsque Pierre-Henri Ngoumou, joueur de l’équipe de France,  handicap 5, confirme l’étroite  complicité  entre les cavaliers et leurs chevaux, en l’occurrence de grands poneys, menés à rude épreuve lors de chacun des matchs, on comprend que ce sport qui suscite autant de passion nécessite tant de préparation de  travail et d’esprit d’équipe. Et cette année, on remarque notamment la présence de plusieurs femmes au sein d’équipes lors des matchs de la Deauville Polo Cup 2013. Le polo n’a donc rien perdu de sa superbe ! Mais sans doute ce sport aurait-il besoin de s’appuyer sur une communication plus dynamique  et novatrice pour donner à un nombre toujours plus important d’adeptes confirmés  comme de béotiens l’envie de venir soutenir des équipes dont le sang argentin abreuve, il est vrai pour beaucoup,  les sillons. Lire la suite

UN FILM A NE PAS MANQUER A LA RENTREE

JIMMY_P_120Jimmy P (Psychothérapie d’un indien des plaines), long-métrage britannique réalisé par Arnaud Desplechin avec Benicio Del Toro et Mathieu Amalric dans les rôles principaux ne sortira en salles que le 11 septembre prochain. Toutefois, AWI a souhaité vous présenter en avant première la bande annonce de ce film qui retrace une histoire vraie. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, est admis à l’hôpital militaire de Topeka, au Kansas, un établissement spécialisé dans les maladies du cerveau. Jimmy Picard souffre de nombreux troubles : vertiges, cécité temporaire, perte d’audition… En l’absence de causes physiologiques, le diagnostic qui s’impose est la schizophrénie. La direction de l’hôpital décide toutefois de prendre l’avis d’un ethnologue et psychanalyste français, spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux. JIMMY P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines) est le récit de la rencontre et de l’amitié entre ces deux hommes qui n’auraient jamais dû se rencontrer, et qui n’ont apparemment rien en commun. L’exploration des souvenirs et des rêves de Jimmy est une expérience qu’ils mènent ensemble, avec une complicité grandissante, à la manière d’un couple d’enquêteurs. Un rendez-vous cinéma de rentrée qui permet de rappeler aux cinéphiles branchés planches que la 39ème édition du Festival du Cinéma Américain se déroulera du vendredi 30 août au dimanche 8 septembre 2013 à Deauville Lire la suite

LE LUTH ENCHANTEUR

Le luth est un instrument à cordes pincées qui sait séduire l’oreille. Apparu dés le Moyen-Âge, grâce à ses doubles cordes nommées choeurs, il se montre aussi délicieux dans l’interprétation de musique baroque que renaissance voire contemporaine.
Le 20 juillet, en la petite chapelle de l’ancien hôpital hospice* de Honfleur, actuellement en cours de restauration, Jean-Pierre Vignes ancien professeur d’histoire était venu avec son luth offrir un concert de musique renaissance.
Avant qu’il nous fasse goûter au plaisir de l’entendre jouant de son instrument, il a accepté de nous dire quelques mots qui résument parfaitement l’histoire de cet instrument discret qui émet depuis des siècles des sons enchanteurs.

*La Place Jean de Vienne est bornée au sud par les bâtiments de l’ancien hôpital hospice et sa chapelle, à l’est par la Villa les Embruns et la rue Haute et au nord par la route menant à Trouville dans le prolongement du boulevard Charles V anciennement boulevard Carnot et le phare de l’hôpital. Lire la suite

100eme TOUR DE FRANCE – AWI JOUE L’ETAPE GOURMANDE A BOURDEAUX

Pour couvrir l’étape la plus longue et la plus prestigieuse du centième Tour de France entre Givors et le Mont Ventoux, Serge est parti dans la Drôme sur son VTT allégé. Et c’est depuis Bourdeaux, au kilomètre 143, que micro en main et coiffé de son casque aux couleurs de la webradio AWI, qu’ il nous a fait un point d’étape. On retiendra que sur ce parcours de 242,5 km qui s’apparente à une véritable course de côtes, c’est Christopher Froome qui a pris l’avantage sur ses principaux rivaux dont Alberto Contador, au sommet du Mont Ventoux où il a remporté en solitaire la 15e étape du Tour de France.
Le Colombien Nairo Quintana a été le dernier à résister au Britannique déjà porteur du maillot jaune et a pris la deuxième place à 29 secondes. Serge qui avait finalement rangé son VTT sur la voiture balais est arrivé très en forme, mais avec une grande soif. Quoi qu’il en soit, voici le solide témoignage d’un journaliste qui n’a pas hésité à prendre tous les risques pour vous narrer une étape décisive dont le caractère sportif résonne désormais sur la Toile. AWI aime les étapes gourmandes ! Lire la suite

CONCERT EN L’EGLISE SAINTE CATHERINE DE HONFLEUR A MICRO OUVERT

Lorsqu’on arrive à Honfleur, une halte dans le quartier maritime où “les gens de mer” et les vieilles maisons à pan de bois ont laissé leur empreinte s’impose ! C’est en effet dans ce quartier chargé d’histoire que trône l’église Sainte-Catherine qui date de la deuxième moitié du XVè siècle. Après le départ des Anglais, elle fût édifiée par les habitants de la ville qui disposant de peu de moyens, utilisèrent le bois en provenance de la forêt de Touques et leurs connaissances en construction navale.
Classée “Monument Historique” en 1879, c’est la plus grande église de France construite en bois avec un clocher séparé.
A l’intérieur de l’église Sainte Catherine, un orgue trouva place dés 1621. En 1770, les frères Lefebvre de Rouen construirent un nouvel orgue dont subsiste encore le buffet. En 1843, la restauration de l’orgue fût confiée à Callinet. En 1888, une nouvelle restauration entraîna un changement d’esthétique sonore effectuée par Mutin. En 1951, ce travail fût repris par Gonzalez puis par Gonzalez-Danion en 1978. Et en 1987, J.F. Dupont modifia et améliora le plan sonore.
Dans le cadre de « La nuit églises », samedi 6 juillet, Catherine Grouillard, psychomotricienne mais aussi organiste et régis Neveu,  professeur de saxophone donnaient un concert en l’église Sainte Catherine. Serge est allé pour AWI  à la rencontre de ces deux musiciens. L’occasion  d’entendre également leur interprétation de la Petite Suite Latine ( Paso doble) de Jérôme Naulais. Lire la suite

QUAND GABRIEL DIT « TOTO » RENCONTRE FRANCOISE SAGAN A HONFLEUR

toto1

Honfleur n’est pas seulement une authentique cité maritime qui a vu passer de grands navigateurs tel Samuel de Champlain. Berceau de l’impressionnisme, mais aussi lieu de résidence et de villégiature de nombreux artistes : acteurs,  musiciens, écrivains, chanteurs au cours des siècles, Honfleur a été le havre de paix et d’inspiration de Françoise Sagan qui a écrit de nombreux romans dans son manoir de Barneville auquel elle était très attachée. Arrivée à Honfleur en 1959, auteur de « Bonjour tristesse » à l’âge de 19 ans puis de « Bleus à l’âme », on lui doit également des pièces de théâtre comme « Château en Suède » ainsi que des nouvelles à l’instar de  » Mon meilleur souvenir ». En 1998, elle rédigeait sa propre épitaphe :  » Sagan Françoise fit son apparition en 1954 avec un mince roman « Bonjour tristesse » qui fit un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une oeuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même. »
Et c’est là que le témoignage de Gabriel surnommé « Toto » prend tout son sel. Car la relation amicale qui s’est nouée par hasard pendant de nombreuses années entre cet étrange personnage et cette femme hors du commun que rien ne semblait pouvoir a priori rapprocher a permis à ce dernier de vivre des moments inoubliables. Nous avons rencontré Gabriel dit « Toto » à la « Maison Bleue » située sur les quais du vieux bassin de Honfleur. Nous avons donc voulu vous livrer, en ce début de période estivale, l’échange que nous avons eu à micro ouvert, accompagnés par Boris Vian et une ambiance jazzy. Lire la suite