actualités intervews, reportages, chroniques, débats...

FORMULE 1 AWI SUR LA GRILLE DE DEPART


Voilà qui devrait vous mettre en appétit à la veille des 24H du Mans 2016 qui auront lieu les 18 et 19 juin prochains. Quelles que soient les conditions météo, Patrick Gorgeon, journaliste et directeur de la rédaction de la webradio webtv AWI sera, le 12 juin, au volant d’une formule 1 Renault, sur le circuit de la Ferté-Gaucher. En marge des essais autos en live qu’il anime, ce dernier vous fera vivre l’ambiance du briefing de course portant sur les consignes de pilotage et de sécurité avec reconnaissance du circuit assurée par un professionnel. Si tout se passe bien, vous aurez droit, dans la foulée, à des sons et des images, voire à un extrait vidéo de l’épreuve. Sinon, vous en serez pour vos frais et le candidat aux performances sur circuit aussi. De plus, à peine franchie la ligne d’arrivée, nous embrayerons cette fois tranquillement en équipe, sur nos routes, avec l’essai en live du nouveau Mazda MX-5, Roadster, Dynamique, 1.5L SKYACTIV-G 131 ch. Quel beau programme en perspective ! AWI, il faut être fou ! Lire la suite écouter l’émission

LES 7 PERLES DU MOYEN ORIENT RESOLUMENT TOURNEES VERS L’AVENIR

En rassemblant, le 23 mai, en son siège de Masdar City, ville futuriste surgie en plein désert à proximité d’Abu Dhabi, des représentants des États membres, les acteurs internationaux et les dirigeants locaux pour célébrer sa cinquième année d’exploitation l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA) témoigne une démarche et des ambitions résolument tournées vers l’avenir. Le 26 mai marquera en effet également le lancement de la Semaine de l’innovation de l’IRENA, une première qui permettra de réunir des industriels et politiques pour présenter, discuter et explorer des solutions innovantes sur le thème retenu cette année «The Age of Renewable Power ». Les Emirats arabes unis (EAU) qui regroupent sept émirats : Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Umm al-Qaiwain, Ras al-Khaimah et Fujairah ont connu jusqu’ici deux grandes périodes de leur économie, celle de la pêche des perles et de l’activité maritime, puis celle du pétrole. Mais l’or noir depuis quelques temps confronté à la chute des cours, n’est plus aussi prometteur en termes d’enrichissement et de développement que par le passé. Conscients des défis qu’ils leur faut relever, les Emirats arabes unis ont bien compris qu’ils devaient s’intéresser de près à la transition énergétique en s’orientant vers d’autres sources de richesses potentielles venues cette fois du soleil du vent, notamment. Il s’agit pour ainsi dire de la troisième grande mutation de la péninsule Arabique. Encore habitée, dans les années 1920, par des Bédouins et des populations côtières de pêcheurs et plongeurs à la recherche de perles vivant sous le contrôle de chefs de diverses tribus, les Emirats arabes unis sont devenus, dés les années 60-70, grâce à la manne pétrolière, une façade ultramoderne ouverte au tourisme où se sont établis de nombreuses compagnies étrangères, construits des centres commerciaux et grattes-ciel impressionnants, pour se transformer en une vitrine vivante de la révolution technologique. Pour avoir su mener jusqu’ici un développement équilibré assorti d’une modernité contrôlée, contrairement à d’autres pays pour qui le pétrole et le gaz sont devenus des malédictions, les Emirats arabes unis s’apprêtent désormais à relever l’un des défis majeurs de ce XXIe siècle. Cette région du monde parviendra t’elle à s’ériger en modèle ? C’est à cette question que tente de répondre la chronique audio. Lire la suite écouter l’émission

KEN LOACH UNE PALME D’OR BIEN MERITEE !

Les festivaliers et critiques accrédités du 7eme Art se sont visiblement trouvés fort dépourvus lorsque la Palme d’or du 69eme Festival de Cannes a été remise à Ken Loach pour son film « Moi, Daniel Blake ». Il est vrai que de nombreux longs métrages sélectionnés pour le millésime 2016 et présentant de réelles qualités pouvaient laisser imaginer qu’il en soit bien autrement. Mais ce cinéaste britannique qui n’est pas un débutant, a toujours su amener les spectateurs à une réelle réflexion sur toutes sortes d’événements authentiques. Déjà récompensé d’une Palme d’or en 2006 pour « Le vent se lève », un film qui abordait sans complaisance le contexte politique trouble des années 1920 en Irlande, prise entre guerre civile irlandaise et lutte contre l’impérialisme britannique, Ken Loach cherchait à nous faire comprendre la situation géopolitique de l’île. En décrivant dans « Moi, Daniel Blake » la situation d’un chômeur de 59 ans contraint de demander l’aide sociale, il s’agit ni plus ni moins d’un nouveau réquisitoire contre les injustices sociales fomentées par les idées néo-libérales. Il n’est donc guère surprenant qu’en se voyant décerner, cette année, une nouvelle fois la Palme d’or, Ken Loach ait tenu à préciser : «Le cinéma fait vivre l’imagination mais nous présente le monde dans lequel nous vivons. Un monde qui se trouve dans une situation dangereuse ». Dénonçant les idées néo-libérales qui risquent de nous mener à la catastrophe, il n’a pas hésité à ajouter que ce sont ces dernières qui ont traîné dans la misère des millions de personnes de la Grèce au Portugal. Ce cinéaste a le mérite de regarder les réalités en face et de nous faire comprendre bien des choses qui resteront gravées sur l’écran noir de nos nuits blanches. La force du cinéma ne se limite fort heureusement pas au beau et au rêve. Le 7eme Art a aussi un rôle de révélateur de phénomènes qui s’apparentent parfois davantage à de vrais cauchemars qui interpellent légitimement nos inquiétudes sur le système et le fonctionnement même de la société.  » Moi, Daniel Blake » de Ken Loach faisait partie de la sélection d’AWI dans une récente émission intitulée :  » LE CINEMA VEDETTE INCONTESTEE DE L’ACTUALITE ARTISTIQUE EN MAI  » Lire la suite écouter l’émission

LE TORCHON BRULE

Photo PG/AWI

L’agence Reuters rapporte que plusieurs centaines de stations-services étaient samedi en rupture totale ou partielle de carburant en raison d’un mouvement social mais il n’y a pas de raison de se précipiter aux pompes à essence, selon l’Union française des industries pétrolières (Ufip).
Votée dans plusieurs raffineries et dépôts de carburants, la grève reconductible contre le projet de loi Travail a mené vendredi plusieurs préfectures du nord-ouest de la France à prendre des mesures de restrictions pour l’achat de carburant.
Selon les données de l’Ufip, syndicat professionnel représentant 39% du marché en France, 317 stations-services Total sont en rupture totale ou partielle, principalement en Bretagne, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Normandie, Pays-de-Loire et Île-de-France. Le groupe français exploite 2.200 des 11.500 stations recensées en France.
Les stations-services Shell et Eni ne souffrent d’aucune pénurie, précise l’Ufip.
L’Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP), à laquelle sont affiliés les réseaux des grandes surfaces Auchan, Carrefour, Casino et Cora, n’était pas joignable dans l’immédiat.
Parmi les cinq raffineries Total, une fonctionne normalement, une autre tourne au ralenti en raison de blocages et trois — celles de Donges (Loire-Atlantique), Feyzin (Rhône) et Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime) — sont partiellement à l’arrêt.
Les trois autres raffineries françaises fonctionnent plus ou moins normalement : les deux exploitées par Esso sont par moments bloquées et celle de Petroineos ne rencontre aucune difficulté. Il faudra sans doute attendre la semaine prochaine pour savoir si le torchon brûle vraiment et si la situation actuelle risque ou non de perdurer.En attendant, le site « mon-essence » « permet » de savoir quelles sont les stations-service fermées ou en état de manque de carburant. Toutefois, attention les informations fournies le sont à titre indicatif et ne sauraient prétendre à l’exhaustivité, ces dernières étant actualisées au fur et à mesure par des automobilistes ou des gérants de station-service. Lire la suite écouter l’émission

LE MORCEAU CHOISI DE L’ AWIK-END AVEC « THE GHETTO » DE DONNY HATHAWAY

Si vous ne connaissiez pas Donny Hathaway, auteur-compositeur-interprète de musique soul américain, né le 1er octobre 1945 à Chicago dans l’Illinois et mort le 13 janvier 1979 à New York, AWI vous invite ce week-end à l’écouter dans « The Ghetto » titre de son tout premier album « Everything is Everything » sorti en 1970. D’abord producteur, ingénieur son, compositeur ou pianiste accompagnateur, il travaille avec The Staple Singers, Jerry Butler, Aretha Franklin, Curtis Mayfield. Ce n’est qu’en 1969 qu’il commence une carrière de chanteur, enregistrant le titre « I Thank You Baby » avec June Conquest. En 1971, le surnommé Donny Pitts sortira son second album qui rencontrera un succès favorisé par les critiques qui accompagnent la sortie du LP. 1971 est également l’année durant laquelle il enregistre son premier titre en duo avec son amie et ex-camarade de classe à Howard Roberta Flack : « You’ve got a Friend ». La reprise de la chanson de Carole King atteint rapidement le Top 10 des ventes de titres R&B aux États-Unis, et ce succès pousse les deux artistes à enregistrer cette fois ci un album complet, éponyme une nouvelle fois. Sorti en 1972, il contient le très populaire « Where is the Love? » qui, après s’être classé dans les charts R&B et Pop, fait remarquable pour l’époque, remporte un Grammy. Le tube dynamite les ventes de l’album du couple, qui sera certifié gold avec plus de 500 000 ventes aux États-Unis. Ecoutez plutôt ! Lire la suite écouter l’émission

LE MANQUE DE PERSPECTIVES D’AVENIR INQUIETE LES PHARMACIENS D’OFFICINES

Les pharmaciens qui n’ont que peu souvent voix au chapitre dans le fil de l’actualité santé ont-ils des raisons de s’inquiéter de l’évolution de leur profession et de l’avenir de leurs filières ?
Discrets, ils officient aussi bien que possible, en dépit des récentes menaces qu’ont fait planer la mise en vente libre de médicaments en supermarchés et le commerce qui tend à se développer sur Internet. S’ils ignorent la désertification, leur répartition territoriale apparaissant satisfaisante, ces professionnels de santé qui représentent un chainon essentiel du parcours de soins des patients, semblent mieux armés que les médecins généralistes pour faire face à la pyramide des âges, la relève étant quasiment assurée.
En titrant « Une pharmacie ferme tous les deux jours en France » le titre d’un article publié dans le Figaro qui s’inspirait d’une précision apportée par le Conseil national de l’Ordre avait de quoi semer l’inquiétude.
Mais ce n’est là qu’un raccourci au regard des nombreuses informations contenues dans le rapport démographique annuel de l’Ordre des pharmaciens qui a été présenté à la presse, le 19 mai dernier. Surtout lorsqu’on prend soin de le lire intégralement.
Il faut en effet reconnaître que ce secteur d’activité rencontre des problèmes déjà évoqués avec les médecins généralistes, dans nos récentes émissions.
Présence de nombreux actifs ayant largement dépassé l’âge de la retraite (+ 66 ans), manque d’attractivité de la filière officinale, défauts d’inscriptions à l’Ordre des jeunes diplômés, une organisation qui fait souvent appel à des regroupements, retards de publication des textes susceptibles de donner confiance dans la filière etc.
Mais à y regarder de près, il n’y a néanmoins rien de catastrophique.
Car les réalités sont là :
74.754 pharmaciens étaient recensés en France au 1er janvier 2016, soit 262 de plus qu’en 2015 (+0,35%).
Et en dépit , d’une baisse de 0,8% par rapport à l’année précédente, le nombre d’officines, soit 22.221 en France, démontre également que si certains départements, peu nombreux, voient le nombre d’officines diminuer sensiblement, le maillage territorial de proximité reste harmonieux. 3943 officines sont en effet installées dans les communes de moins de 2000 habitants et 3651 dans les communes de 2000 à 5000 habitants.
Alors quel message veulent faire entendre les pharmaciens ?
C’est ce que nous aurions aimé savoir en ouvrant, comme nous l’avons proposé, notre micro à la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Un appel à témoin resté malheureusement sans réponse. Mais rassurez vous rien n’est fermé. Il suffit de se montrer patient ! Lire la suite écouter l’émission

EFFETS PERVERS ET EFFETS VERTUEUX DES CHOCS PETROLIERS

Alors que le baril de brent se rapproche aujourd’hui de la barre des 50 dollars, le quotidien Les Echos avait raison de dresser, la semaine dernière, un parallèle entre l’évolution des places financières et celle des cours du pétrole, tous deux marchant de pair. Mais compte tenu de l’extrême volatilité des cours, rien n’est joué !
Il faut en effet avoir conscience des effets induits par la chute du prix des matières premières et plus particulièrement de l’or noir.
De 155 dollars à la mi-2014, les barils de brent, le brut de référence, s’échangeaient en janvier à moins de 30 dollars, soit leur plus bas prix depuis douze ans. Si cette situation avait tout pour plaire aux économies de pays développés gros importateurs, cette dernière ne pouvait que donner du fil à retordre à un certain nombre de pays gros producteurs qui à l’instar du Nigéria et le Vénézuela notamment , se trouvent brutalement confrontés à une situation particulièrement périlleuse.
Au Nigeria, premier producteur de brut d’Afrique, dont 70 % des revenus dépendent du pétrole, l’effondrement des cours du baril qui a entrainé celui de la monnaie nationale, plongeant le pays dans une grave crise financière. Pour soutenir le naira, le gouvernement a dû puiser dans ses réserves de change (62 milliards sur près de 100 milliards de dollars, soit 88 milliards d’euros). Manque de dollars, gèle voire interdiction d’importations, le port de Lagos se retrouve pratiquement à l’arrêt.
Les manifestations et grèves organisées pour protester contre l’augmentation de 67 % du prix de l’essence subventionnée à la pompe est le signe patent qu’en touchant le fond, les cours de l’or noir génèrent de vives tensions et surtout remettent en question la politique économique et sociale.
Le Venezuela qui vivait jusqu’ici sur ses réserves de pétrole, parmi les plus importantes au monde, subit lui aussi de plein fouet la chute des cours du brut. Avec un taux d’inflation de 155%, les manifestations nous montrent actuellement un pays d’Amérique latine au bord du chaos.
Qui aurait dit en 2006 que les Etats-Unis redeviendraient les premiers producteurs mondiaux grâce au pétrole de schiste, devant l’Arabie Saoudite (11,5Mbj) et la Russie (10,8 Mbj) ?
Les difficultés rencontrées par les pays membres de l’OPEP mais aussi les pays non-membres pour parvenir à un accord sur la production et les prix, illustrent comme une fin de règne de l’ère tout pétrole.
La chronique audio qui vous est proposée s’appuie entre autres sur le dernier numéro de Problèmes économiques publié à la Documentation française intitulé : « Pétrole, d’une crise à l’’autre » qui fournit de précieuses informations sur les réalités du casse-tête pétrolier. Lire la suite écouter l’émission

LE CINEMA VEDETTE INCONTESTEE DE L’ACTUALITE ARTISTIQUE EN MAI

Chacun sait qu’on ne distingue mieux les stars qu’à la nuit tombée. Et la 69ème édition du Festival de Cannes qui permet la découverte d’une galaxie de nouveaux longs-métrages ne fait pas exception à la règle. Sous des éclairs venus frapper les vedettes aux marches du Palais, tous les personnages qui contribuent à donner vie à des films dont les thèmes, soit nous renvoient aux réalités du monde, soit nous invitent à entrer dans la pure fiction, projettent les spectateurs dans des histoires, situations et ambiances que nous avons plaisir à découvrir et partager. Qu’ils se trouvent face caméra, en qualité d’interprètes, ou derrière la caméra, en tant que metteurs en scène, tous contribuent, accompagnés d’une myriade de techniciens, assistants, costumiers, décorateurs, compositeurs… à nous faire entrer dans l’univers magique du cinéma. L’occasion de constater que les nouvelles technologies qui rendent consultables les films en dehors des circuits traditionnels, n’ont jusqu’à ce jour, pas provoqué l’abandon des salles obscures. En dépit d’une légère baisse de fréquentation de 1,4% sur les douze mois de l’année 2015, avec 209 millions d’entrées sur 911 millions en Europe, la France demeure en effet de loin le premier marché européen, devant l’Allemagne (122 millions), l’Italie (100 millions), l’Espagne (87 millions) ou l’Angleterre (57 millions). Si les films américains représentent 54,5 % des billets vendus, les longs-métrages français ont pour leur part attiré 35,2% du public. Le millésime 2016 du 7ème Art s’annonçant particulièrement riche en création, AWI vous invite à découvrir trois bandes-annonces ou extraits de films qui ont particulièrement retenu notre attention, du moins dans un premier temps. Il s’agit de « Café Society » signé Woody Allen, de « Money Monster » réalisé par Judie Foster et de « Moi, Daniel Blake » de Ken Loach. Ce choix focal ne saurait masquer la présentation de bien d’autres films français et étrangers de grande qualité, en compétition à l’occasion du 69ème Festival de Cannes. A vous de voir !L’ordre de présentation des extraits vidéo ne doit rien au hasard. Lire la suite écouter l’émission

TO BE OR NOT TO BE PART OF THE EUROPEAN UNION: THAT’S THE QUESTION

Selon une enquête réalisée entre le 5 et le 14 avril derniers par la Chambre de commerce britannique (BCC), la tentation de quitter l’Union européenne taraude 37% des chefs d’entreprise, soit une augmentation de 7 points par rapport au sondage effectué entre le 23 janvier et le 4 février. Si les entreprises exportatrices restent majoritairement favorables au maintien dans l’Union européenne, la part des entreprises britanniques opposées à un Brexit passe néanmoins de 60% en début d’année à 54,1%.
D’une façon générale, les sujets de sa Majesté se montrent également pour le moins divisés sur la question du « To be or not to be part of the European Union »
Et les informations qui circulent à ce sujet entretiennent le suspens.
La Commission européenne estime en effet que la croissance économique britannique pourrait pâtir cette année des incertitudes liées à l’issue du référendum du 23 juin. De plus, elle juge que ce climat de doute n’est pas sans risque pour la croissance économique de la zone euro.
Un possible Brexit créé également des remous sur le marché des changes, la livre sterling ayant enregistré un recul de 1,87% face au dollar et de 6,7% face à l’euro depuis le 1er janvier, en dépit du léger redressement de la monnaie fin avril, suite à la visite de Barack Obama à Londres. En l’état actuel, personne ne peut déterminer avec précision si l’attitude de la Banque d’Angleterre consistera à relever ou au contraire à abaisser ses taux. D’où le malaise des investisseurs.
Par ailleurs, dans le secteur santé, l’association britannique de l’industrie pharmaceutique (ABPI) tire la sonnette d’alarme. Elle estime en effet qu’avec une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les patients britanniques pourraient connaître des délais plus importants pour accéder à certains médicaments et que le système d’approbation des médicaments jusqu’ici fourni par l’Agence européenne des médicaments (EMA) pourrait se trouver perturbé.
L’élection à Londres -qui compte 8,6 millions d’habitants- du travailliste et pro-UE Sadiq Khan constitue t-elle un signal encourageant pour les partisans d’un maintien de la Grande Bretagne dans l’Union européenne ? Il apparaît bien difficile de répondre à cette question, l’élection d’un maire musulman étant diversement appréciée.
Toujours est-il que ce pays dispose d’universités de réputation internationale qui accueillent de très nombreux jeunes venus de l’étranger pour suivre leurs études. D’où l’intérêt de savoir comment ces derniers perçoivent ce référendum et surtout les conséquences qu’il pourrait avoir.
Tiavina Friche-Vilmont, une française bachelière littéraire de 17 ans qui a effectué sa scolarité en Angleterre et entrera à l’Université de Leeds pour étudier le journalisme multimédia, a pu recueillir l’opinion d’un certain nombre d’étudiants étrangers qui semblent avoir un avis assez tranché sur la question du Brexit. AWI vous invite à écouter sa chronique parlée en version française mais aussi anglaise, réalisée avec le concours de la rédaction. Lire la suite écouter l’émission

LA DEMOGRAPHIE MEDICALE OBJET DE SOINS INTENSIFS

medecin-campagne1Pour illustrer cette chronique qui porte sur la démographie médicale en France et permet d’entrer dans le monde du réel grâce au témoignage d’une vraie femme médecin, nous ne pouvions trouver meilleure image que celle des deux interprètes du film réalisé par Thomas Lilti « médecin de campagne », sorti début 2016. Il faut en effet regarder les réalités en face ! L’Atlas de la démographie médicale édition 2016, publié par le Conseil national de l’Ordre des Médecins mais aussi des études prospectives réalisées notamment par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) permettent de comprendre pourquoi l’offre de soins se trouve à un creux de vague qui nécessite de prendre le problème à bras le corps.
Pourtant, comparé à d’autres pays développés, la densité de médecins généralistes et spécialistes au regard de la population n’apparaît pas particulièrement critique.
Au 1er janvier 2016, le tableau de l’Ordre recense 89 788 médecins généralistes en activité régulière, tous modes d’exercice confondus (libéral, mixte, salarié). Ces derniers sont représentés à 55% par les hommes et 45% par les femmes.
Toutefois, on observe que 26,7% sont âgés de 60 ans et plus, alors que les moins de 40 ans ne représentent que 14,8% des effectifs.
En réalité, les médecins généralistes se situant dans la pleine force de l’âge ne sont que 58.104, ce qui marque une baisse de 10,3% depuis 2007. Selon le CNOM, à l’horizon 2020, ces derniers ne devraient plus être que 54.000, si la tendance actuelle se poursuit.
Pourquoi cette situation est elle préoccupante ?
Tout d’abord en raison d’importantes disparités territoriales au niveau national. Si la Picardie est la région la moins bien dotée, la région Provence Alpes-Côte d’Azur reste la mieux pourvue en nombre de médecins généralistes et spécialistes.
Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la région francilienne a pour sa part enregistré la plus forte baisse d’effectifs entre 2007 et 2015, avec le départ de 1.835 médecins (-6%). Paris détenant un record statistique, avec une baisse des effectifs de 40,2%.
Dans le Val-de-Marne, en dépit de la présence de 1.564 médecins généralistes dont l’âge moyen se situe dans la moyenne, à savoir 52 ans, la situation apparaît dans certaines communes ou bassins de vie, plus critique que d’autres. Une situation que dénonce Bernard Le Douarin, président du CD0 94 et secrétaire général-adjoint du CNOM, conscient de nombreux départs en retraite, conséquence du baby boom, mais aussi de l’absence de remplaçants.
Force est en effet de constater une certaine désaffection pour l’exercice libéral de la médecine de premier recours de la part des jeunes médecins.
Comment faire renaître la vocation ? La solution passe t’elle exclusivement par des regroupements de médecins ?
Pour mesurer l’ampleur du phénomène « désertification médicale » et les difficultés récurrentes, bien d’autres réalités sont à prendre en compte. Et comme le prouve le témoignage de Danièle de Gueyer, médecin généraliste, ce n’est pas du cinéma ! Lire la suite écouter l’émission