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AWIK-END MUSIC WITH NANCY WILSON

Comment rester insensible entre autres à cette interprétation de « Someone to watch over me » par Nancy Wilson qui a tiré sa révérence, cette semaine, à l’âge de 81 ans, chez elle à Pioneertown. Cette chanteuse s’inscrivait parmi ces Reines du Jazz qui par leurs voix ont su nous balader et nous enchanter, sans ne jamais prendre une ride, comme en témoigne cette superbe prestation enregistrée en 2007. Nancy Wilson qui se présentait comme une styliste de la chanson, avait dés ses débuts, dans les années 60, remporté plusieurs Grammy Awards, des trophées de la musique américaine équivalents aux Victoires de la musique, dont celui de meilleure performance R & B en 1965, avec son How Glad I Am, puis deux Grammy pour ses albums de jazz R.S.V.P (Rare Songs, Very Personal) en 2005, avant de terminer son parcours avec son Turned to Blue en 2007. Elle avait choisi de mettre fin à sa carrière de chanteuse en 2011, après avoir côtoyé les plus grands noms du jazz à l’instar d’Ella Fidgerald et de Al Jarreau. Elle est partie en nous laissant de nombreux trésors qui demeureront gravés du sceau « Eternité ». Ce que vous êtes invités à écouter correspond à l’un de ces derniers titres qui avait valeur de message : « Taking a Chance on Love » Cliquez ici pour retrouver Nancy Wilson en concert

AWI S’OFFRE UNE PAGE DE PIB

Difficile de céder à la tentation ! Il s’affiche sans cesse. On ne parle plus que de çà.

Ce produit intérieur brut (PIB) est en effet l’un des outils de mesure de la production économique réalisée par  tout pays qui se  trouve toujours en tête de gondole. Cet indicateur est sensé donner une idée de la valeur totale de la « production de richesse » effectuée par les agents économiques : ménages, entreprises, administrations publiques résidant à l’intérieur d’un territoire.

Reflet de la croissance économique, le PIB par habitant mesure le niveau de vie et, de façon approximative, celui du pouvoir d’achat, sachant que l’incidence de les évolutions du niveau général des prix et autres taxes ne sont pas prises en compte.

D’après les dernières données fournies par la Banque mondiale, avec un PIB (produit intérieur brut) de 2 582 milliards de dollars, la France  figure désormais  juste derrière l’Inde,  au 7e rang des pays qui produisent le plus de richesses.

Mais ce PIB  qui a un côté  recettes est confronté aux dépenses à l’origine d’un déficit public chronique. Or, selon l’Insee, la dette publique de la France, fruit de l’accumulation des déficits au fil des ans, s’est établie à 2.255,3 milliards d’euros au premier trimestre 2018, pour atteindre 97,6% du PIB.

Résultat, dépenser plus s’avère compromettant. En revanche, dépenser mieux semble inspiré de bon sens.

Alors bien sûr, le PIB a un côté virtuel, quasi impalpable pour le commun des mortels. D’où l’idée  de promouvoir un BNB (Bonheur National Brut) plus en phase avec les réalités que connaissent les peuples de  tout pays. Lire la suite

L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – DEMAIN J’ENLEVE LE HAUT

Photo: AWI/PG

Parce que nous devons le plus profond respect aux courageux marins pêcheurs qui, par tous les temps, s’en vont à quelques milles de nos côtes pour ramener à quai poissons et crustacés, le pantalon jaune se devait d’être mis aujourd’hui à l’honneur. Un point c’est tout ! Lire la suite

L’ART DU PILOTAGE DE TOUTE POLITIQUE ECONOMIQUE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE

Le pilotage de la politique économique, sociale et environnementale française fait appel en France, comme partout dans le monde, à des compétences qui ne sont pas sans rappeler celles requises entre autres dans l’aviation. Il impose au chef de l’Etat, commandant de bord, mais aussi au Premier ministre, copilote, épaulé par des membres d’équipage soudés et avertis, de mener dans les meilleures conditions l’ensemble des passagers à bon port, l’objectif consistant à atteindre, dans un espace mondialisé, une destination en s’assurant du confort et de la sécurité de tous.
Autrement dit, au vu des responsabilités qui leur incombent, ces derniers doivent avoir les yeux ouverts sur l’avionique qui réunit l’ensemble des équipements électroniques, électriques et informatiques d’une rare complexité, amenés à fournir de multiples informations relatives au bon fonctionnement de l’appareil et aux conditions de vol qui peuvent parfois se trouver perturbées par des évènements aussi importants que brutaux. La formation de celles et ceux auxquels revient la mission de transporter la société, vise d’ailleurs à répondre à toutes les situations d’urgence aussi bien matérielles, qu’humaines et météorologiques.
Ce qui s’applique pour la compagnie France, concerne également toutes celles qui sous d’autres pavillons, naviguent dans le gigantesque espace des échanges mondialisés. Lire la suite avant d’écouter en vol la chronique audio de Patrick Gorgeon

COP24 : UNE ETAPE VITALE D’UN LONG PROCESSUS DEVENU INCONTOURNABLE

Antonio Guterres – Secrétaire général de l’ONU


Organiser la COP 24 en Pologne, était placer sur un terrain charbonneux une ambition proprement climatique qui, de COP en COP, donne simultanément l’impression de se heurter à un mur d’incompréhension et à un retard à l’allumage.

En dépit de la présence ponctuelle côté français d’un premier de mêlée en la personne de François de Rugy, successeur de Nicolas Hulot au poste de ministre de la transition écologique et solidaire, nous sommes partis cette année avec deux handicaps.

La perte d’un pilier de la politique écologique bénéficiant d’un solide crédit auprès d’une large partie de la population et des évènements politiques économiques et sociaux qui ont laissé peu de marge de manœuvre à toute initiative visant à lutter réellement contre le réchauffement climatique.

Dans ce contexte, la tentative ratée du président français Emmanuel Macron d’augmenter la taxe carbone sur les carburants, revendication première des gilets jaunes, était pourtant selon les observateurs et investisseurs présents au sommet des Nations Unies sur le climat à Katowice, l’exemple de ce qu’il fallait faire.

A l’issue d’une première semaine de concertations, les ministres ont repris lundi le fil de leurs discussions pour entrer dans une deuxième semaine cruciale, les négociations ayant pour objectif de concrétiser les termes de l’accord de Paris, alors que le financement de la lutte contre le réchauffement de la planète demeure un sujet de controverse.

La conviction dont font preuve les plus grands investisseurs du monde sonne comme un sérieux avertissement.
Ces derniers estiment en effet que ne pas s’attaquer aux causes du réchauffement climatique conduirait à devoir faire face à un krach financier pire que celui de 2008. Une opinion visiblement largement partagée à l’échelle mondiale. Lire la suite

L’INTERVENTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE NE PEUT PLUS ATTENDRE*

Quel que soit le décor qui sera choisi, rarement intervention d’un président de la République française au regard d’évènements préoccupants tenant en l‘occurrence à la situation critique d’une part importante de la population française, aura été aussi attendue, aussi longtemps.

Surtout lorsque des manifestations d’ampleur au caractère violent et préjudiciable, menaçant l’économie française, trouvent en raison de leurs lieux symboliques de résonance, écho bien au delà de l’Hexagone et de ses DOM TOM. Sachant de plus que ces dernières discréditent les espoirs placés dans des représentants d’un pouvoir qui prétendait rassembler les Français autour d’un projet de société présenté comme particulièrement novateur et prometteur.

Si l’annonce d’une augmentation de la taxe carbone sur les carburants a mis le feu aux poudres ( Chronique du 2/12/2018 »Gilets jaunes : ou le syndrome du pétard à mèche »), les revendications ont ensuite très vite explosé jusqu’à ne plus se compter, ces dernières allant jusqu’à demander la démission du chef de l’Etat.

Face à cette situation, l’obstination dont il a été fait preuve, mais aussi le silence assourdissant du chef de l’Etat constatés depuis le 17 novembre, ont nourri une colère qui vient de loin sur fond de malaise économique social et environnemental, auquel n’ont été apportées jusqu’ici que des mesures déconnectées des réalités de terrain.
D’autant qu’en se montrant à plusieurs reprises déterminés à ne pas changer de cap, le chef de l’Etat, le Premier ministre et le porte parole du gouvernement n’ont fait que souffler sur des braises qui ont déclenché une quasi guère civile, embrasant la capitale et de grandes villes de province.

En confirmant dimanche, qu’Emmanuel Macron s’exprimerait « dès le tout début de la semaine », le porte-parole du gouvernement  jusqu’ici souriant et inflexible avait-il besoin d’ajouter : « La réponse à la crise ne peut pas se résumer à la « signature d’un chèque » pour chaque protestataire ».

Cette présentation de la prochaine intervention d’Emmanuel Macron ne peut en effet que provoquer a priori un réflexe de suspicion, bien que la raison invite avant tout à écouter ce que le président de la République proposera aux Français qui s’estiment sacrifiés et victimes d’une politique qui les dessert tout en favorisant les plus aisés. Lire la suite

AWI-MAGE & AWIK-END MUSIC – EN QUELQUES MOTS ET SONS

Alors que la France vit, à quelques semaines des fêtes de fin d’année, une série d’évènements d’une rare violence , l’image de colombes vise à l’apaisement. Outre son caractère symbolique dans la tradition chrétienne, la colombe tenant un rameau d’olivier dans le bec est devenue au XXe siècle,un symbole de paix. Aussi en quelques mots, cette AWI-Mage de la semaine permet-elle d’introduire un SO FEW WORDS qui en appelle à un juste retour à la raison  dans le respect de chacun et sans fausse note. Il suffit de cliquer ici pour prendre la mesure

LA MANIFESTATION D’UN PROFOND ET REEL MALAISE PEUT-ELLE RESTER SANS REMEDE ?

Photo: AWI/PG


Si comme le laisse entendre une dépêche de l’agence Reuters, Emmanuel Macron devrait s’adresser prochainement aux Français, faut-il attendre de savoir ce qu’il en sera de ce samedi annoncé comme maudit ?

En cette période profondément troublée, le rôle premier des médias devrait consister à privilégier entre autres la prise de parole d’hommes et femmes conscients de la gravité de la situation actuelle, en mesure d’adresser des messages clairvoyants et encourageants.

Dotés d’une grande intelligence, de capacités d’analyse et de compréhension au vu des difficultés rencontrées par trop de personnes, mais aussi d’un pouvoir de conviction en mesure de conjurer les colères qui s’expriment au sein de la société, ces fortes personnalités ( écrivains, philosophes, historiens, ingénieurs, professeurs, chercheurs…) restées jusqu’ici discrètes, existent forcément en France.

Il est donc urgent que ceux comme celles qui disposent d’immenses talents, fruit d’un parcours personnel et professionnel remarquable, se fassent entendre et apportent dans un langage compréhensible par tous, des idées et visions stimulantes permettant d’apporter des  éléments de réflexion  susceptibles de répondre en tout ou partie aux légitimes inquiétudes et préoccupations exprimées par une large majorité de citoyens.

L’extrême tension qui agite la société française ne pourra, si elle se poursuit voire gagne en intensité , n’avoir que de graves conséquences pour tout le monde. Elle ne pourra qu’aggraver les maux à l’origine d’un équilibre précaire au sein de la société. Le remède de premier secours repose essentiellement sur la reconnaissance du rôle de chacun. La classe moyenne trop longtemps sacrifiée, constitue sans nul doute un cœur de cible qui ne doit néanmoins pas conduire à omettre les plus démunis.

l’Histoire de France montre que notre pays à dû faire face à bien des crises, au-delà des guerres mondiales et autres conflits armés éloignés.
Plus récemment, les attaques terroristes qui ont généré bien des malheurs faisant nombre de victimes innocentes ont montré la capacité qu’avait le peuple français de réagir et de s’unir, tout en saluant ceux qui ont pour mission de maintenir la sécurité et l’ordre.
Aujourd’hui, les menaces de violences qui se dessinent présentent un risque majeur. Celui de ruiner tout espoir, voire possibilité d’une sortie de crise et de conduire au grand désordre dont personne ne sortirait indemne. Lire la suite

DEBAT A L’ASSEMBLEE NATIONALE : DE QUOI RENDRE SONGEUR LE PREMIER MINISTRE & DERNIERE MINUTE

Assemblée nationale – Capture d’écran 2018-12-05 à 15.32.23 -AWI

La situation actuelle sur fond de manifestations des « Gilets jaunes » s’avérant particulièrement préoccupante, à l’issue du débat et du vote à l’Assemblée nationale concernant le chaud dossier des taxes sur les carburants, objet d’un moratoire, une bonne nouvelle est tombée dans la soirée.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, qui a eu Emmanuel Macron au téléphone peu avant le début d’une émission sur BFMTV, a confirmé que les augmentations de taxe sur les carburants étaient «annulées pour l’année 2019».

AWI revient sur l’ambiance de la séance du mercredi 5 décembre dans l’Hémicycle.

En introduisant le débat sur la fiscalité écologique et ses conséquences sur le pouvoir d’achat, qui allait être suivi d’un vote à l’Assemblée nationale, Edouard Philippe, Premier ministre a eu droit à une séance sous haute tension.
Après avoir précisé :  » Depuis le 17 novembre, les Français expriment leur colère sous une forme inédite », Edouard Philippe a tenu a souligner que cette dernière venait de loin et qu’elle était restée muette par pudeur ou fierté.
Faisant référence aux manifestations des « Gilets jaunes » qui ont pris un caractère inacceptable en raison d’actes de violence de casseurs foncièrement intolérables tant à Paris qu’en province, il a précisé qu’aucune taxe ne méritait de mettre en danger la Nation. La séance de débat de ce mercredi 5 décembre 2018 ne pouvait que retenir l’attention de tous ceux qui s’intéressent à l’actualité, surtout lorsqu’elle se raccroche à des évènements et décisions qui nous concernent tous. Lire la suite