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QUI A PEUR DU GRAND MECHANT BREXIT ?

Qui a peur du grand méchant loup incarné depuis le 23 juin par la Grande Bretagne ? L’Europe !
C’est d’ailleurs ce qui explique qu’à l’occasion de leur rentrée politique, deux mois après le Brexit, les trois principaux leaders européens aient choisi de se réunir en un lieu symbolique. C’est en effet sur l’île de Ventotene en Italie que fût inhumé l’un des pères de l’Union européenne, Altiero Spinelli.
Confrontée notamment à la crise migratoire, au terrorisme et à la fêlure du vase européen, symbole d’union et de paix, provoquée par le vote des Britanniques en faveur du Out, le président français Francois Hollande, la Chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre italien Matteo Renzi se devaient d’apparaître forts et déterminés. Surtout à la veille du prochain sommet à 27 sur l’avenir de l’Europe qui aura lieu le 16 septembre à Bratislava en Slovaquie.
Outre les engagements du Plan Juncker, dont les premiers effets sur l’économie européenne se font toujours attendre, ce sont les questions de pouvoir et de crédibilité de l’Union européenne qui sont posées.
Le président du Conseil italien n’avait pas manqué de rappeler récemment :  » Si l’Europe est la plus grande victoire politique du XXe siècle, l’Europe est en danger d’effondrement si elle devient un ensemble d’intérêts »,
Or en choisissant de quitter l’Europe, les Britanniques ont taillé une brèche qui fragilise l’édifice et pourrait, si on n’y prend garde, donner des idées contagieuses à d’autres pays.
F. Hollande a beau affirmer : « l’Europe ne doit pas être vue comme le problème, mais bien comme la solution. » des doutes quant à son efficience subsistent.
D’ailleurs, Angela Merkel a pour sa part tenu à préciser : « l’Europe n’est pas encore l’endroit du monde le plus compétitif ». Il y a donc encore fort à faire !
Comment redonner confiance en l’Europe ? Sans doute en se tournant vers la jeunesse, qui en Angleterre notamment s’est montrée très anti-Brexit .
Il s’agit bien là dans tous les pays européens du public cœur de cible qui doit faire l’objet d’attentions particulières. C’est d’ailleurs ce qui justifie l’ambition affichée des dirigeants européens d’amplifier la mobilité et les possibilités de formation et d’emploi pour tous les jeunes à l’intérieur de l’Union européenne. Mais est ce suffisant ?
Après les discours, il faut des actes ! Et sans doute une communication qui sache valoriser le statut d’Européen auprès de générations qui vont avoir d’immenses défis à relever dans les temps à venir. Surtout à un moment clé de l’Histoire du XXIe siècle qui impose de repenser le mode de fonctionnement de nos sociétés, face à l’importance avérée de notions liées entre autres à l’environnement, l’énergie, la numérisation… qui augurent un changement radical du monde dans lequel il faudra vivre demain.
C’est peut être déjà dans ces différents domaines que l’Europe doit se distinguer pour prétendre s’ériger en un véritable nouveau modèle de développement et ainsi éviter d’être dévorée. Lire la suite écouter l’émission

AWI MUSIC WEEK-END WITH FRANK MCCOMB

Fidèle à ses racines musicales et à son admiration pour Herbie Hancock, Oscar Peterson et Chick Corea, Frank McComb navigue entre blues et jazz, en passant par le gospel, la pop, la soul et le hip hop. Ce chanteur, auteur et compositeur nous offre de vrais joyaux musicaux.
Frank McComb a collaboré avec des géants de la musique à l’instar de Prince, Stevie Wonder, Lalah Hathaway, Chaka Khan, George Benson, la diva pop Anastacia, Terry Lynn Carrington, Phyllis Hyman et Teddy Pendergrass. Mais c’est en l’écoutant notamment dans « Love, love, love » et dans « Superwoman » et « Superstition »qu’on prend la mesure de son immense talent. AWI vous offre cette séquence vidéo en vous souhaitant un excellent week-end avec « Left alone ». Lire la suite écouter l’émission

AVIS A LA POPULATION !

Après les arrêtés municipaux pris par certaines communes concernant l’interdiction de port du burkini; le masque de plongée, le bonnet de bain ainsi que la combinaison de plongée, seront bientôt prohibés sur certaines de nos plages par mesure de sécurité et de santé publique. Cette mesure ne devrait entrer en vigueur qu’à l’été 2017.

Après le bikini, le monokini, le nudisme, qui ont en leurs temps fait polémique, c’est aujourd’hui au tour du burkini.
L’interdiction du burkini sur les plages de certaines communes de France trouve à travers les propos d’un maire ayant adopté un arrêté visant à en proscrire le port, un relief qu’on pourrait imaginer teinté d’humour gaulois : « On m’a dit qu’il y avait un couple sur une de nos plages où la femme a été nager tout habillée, et je considère cela inacceptable pour des raisons d’hygiène ».
À l’étranger, c’est la consternation ! L’International New York Times se moque ouvertement des Français et affiche en une ce titre ironique : « La France désigne la dernière menace sur sa sécurité : le burkini ». The Guardian, journal britannique, a choisi l’humour pour dresser une liste des « 5 raisons de porter un burkini – et pas seulement pour embêter les Français ». Quand à The Independant, il y va aussi de son petit commentaire : « la France interdit le burkini « pour protéger la population ».Donc pour le masque qui peut heurter certaines personnes sensibles, le bonnet qui masque totalement la chevelure et la combinaison de plongée qui a un fort relent d’espionne venue des profondeurs, c’est tout vu : au placard ! On attend maintenant d’autres mesures concernant cette fois le port du short, du bermuda, des nu-pieds qui il est vrai revêtent parfois, chez certains hommes et femmes, un caractère disgracieux et peu respectueux de l’environnement. Aucune mesure restrictive n’est envisagée concernant le très fameux marcel. En revanche, les animaux domestiques affublés de manteaux sont dans le collimateur. Sans oublier les lunettes noires, dites de soleil, que vous ne porterez plus jamais en public. Lire la suite écouter l’émission

COUP DE PROJECTEUR SUR L’ARGENTINE

Pour introduire la chronique audio consacrée à l’Argentine, alors que les JO de Rio arrivent en dernière semaine, il nous a semblé important de démarrer sur l’évocation d’une discipline sportive dans laquelle les Argentins excellent, et se trouve malheureusement absente de cette 31eme édition.
Pratiqué dans 84 pays, le polo à cheval a pourtant été sport olympique en cinq occasions : 1900, 1908, 1920, 1924 et 1936. La dernière équipe championne olympique fût la sélection argentine, médaille d’or aux Jeux olympiques de Berlin en 1936.
Mais depuis cette date, pour des raisons qu’on s’explique assez mal, plus rien et c’est bien regrettable !
Joueurs de polo de père en fils, les Argentins sont réputés comme les meilleurs au monde dans cette discipline. Il est vrai que le pays compte environ 5000 joueurs et plus de 300 clubs qui forment les plus brillants compétiteurs.
Autant dire que si le polo à cheval s’était inscrit parmi les disciplines sportives lors des JO de Rio 2016, les Argentins auraient très vraisemblablement pu décrocher, haut le maillet, une médaille d’or.
En attendant que cette ineptie soit corrigée, les Argentins doivent se contenter pour l’heure, d’une médaille d’or avec la judoka Paula Pareto dans la catégorie – 48 kg et d’une médaille d’argent remportée par le tennisman Juan Martin Del Potro.
Quoi qu’il en soit, ce pays de 43 millions d’habitants, troisième puissance économique d’Amérique latine et 24eme au niveau mondial a bien d’autres problèmes à résoudre depuis l’arrivée au pouvoir du Président Mauricio Macri. Elu le 22 novembre 2015, sa présence marque un tournant dans la politique extérieure de l’Argentine qui est avec le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, l’ un des pays membres fondateurs du Mercosur. Une organisation qui est un peu le pendant de l’Union européenne en Amérique du Sud.
Mais Mauricio Macri a fort à faire pour redresser le pays et retrouver la confiance au niveau national et international.
Si l’époque « K » qui a vu Nestor Kirchner puis Cristina Kirchner donner au pays une nouvelle impulsion à l’issue d’une longue période de dictature sous l’ére Péron, les nombreuses réformes économiques et sociales entreprises ne sont pas parvenues à éviter la montée du mécontentement d’une partie de la population, notamment des classes moyennes urbaines. En dépit de points forts qui tiennent à d’importantes ressources agricoles, énergétiques et minérales; au niveau d’éducation supérieur à la moyenne et à une main d’œuvre qualifiée, l’Argentine présente aussi un certain nombre de points faibles. Outre un endettement très élevé, une politique budgétaire longtemps peu rigoureuse, un climat des affaires souffrant notamment de protectionnisme,un taux d’inflation élevé, un accès aux marchés financiers internationaux possible depuis mars 2016, deux autres facteurs compliquent le redressement. D’une part, la forte dépendance aux cours des matières premières ( maïs, blé, soja..) et d’autre part, l’absence notoire d’investissements dans l’énergie et les transports.
Pour sortir de cette difficile situation, l’Argentine cherche son nouveau « Magicien » pour marquer des goals. La chronique audio vous en dit plus.(P.G) Lire la suite écouter l’émission

L ‘ IMAGE DE LA SEMAINE

Porte-drapeau des Etats-Unis lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Rio 2016, Michael Fred Phelps, nageur américain né le 30 juin 1985 à Towson, au Maryland, démontre une nouvelle fois, être un véritable champion, capable de victoires successives. Alors que les Etats-Unis totalisent, à ce jour et à cette heure, 70 médailles olympiques dont 26 en or, ce dernier peut se vanter de nager de record en record.
Le 7 août, il remportait le relais 4 x 100 m nage libre et s’inscrivait comme le premier nageur de plus de 30 ans à remporter un titre individuel.
Le 9 août, en moins d’une demi-heure, en remportant le relais 4 x 200 m nage libre ainsi que le 200 m papillon, il devenait le premier nageur à décrocher quatre médailles olympiques dans la même épreuve individuelle ainsi que le premier à s’aligner sur 5 finales dans la même épreuve, lors de 5 olympiades. Il récupérait la médaille d’or qui lui avait échappée lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012.
Le 11 août, il gagnait le 200 m 4 nages individuel hommes et devenait le premier nageur à remporter quatre médailles d’or dans la même épreuve individuelle avec une 22e médaille d’or.
Le 13 août, battu sur 100 m papillon par Joseph Schilling, il terminait à la deuxième place ex-aequo avec deux autres nageurs, et décrochait néanmoins sa 27ème médaille. Mais où s’arrêtera Michael Fred Phelps ? Peut-on le croire lorsqu’il déclare qu’après de tels exploits il compte se retirer ? Lire la suite écouter l’émission

COUP DE PROJECTEUR SUR LE BRESIL ET L’ARGENTINE


Durant cette période estivale qui permet à la webradio webtv indépendante AWI de relâcher quelque peu son rythme d’émissions, deux pays, Brésil et Argentine, feront l’objet d’une attention particulière.
Ce choix s’explique tout d’abord pour deux raisons.
D’une part, les 31e JO de Rio de Janeiro qui font du Brésil la plus grande vitrine de nombreuses disciplines sportives au niveau mondial, et d’une part, le championnat du monde de polo dont les matchs de la Coupe d’Or se déroulent à Deauville, du 10 au 26 août, en présence des plus grands noms du polo international, un sport dans lequel excellent plus particulièrement des Argentins.
L’occasion pour nous de faire le point sur la situation économique, sociale et politique que connaissent ces deux importants pays d’Amérique du Sud. Lire la suite écouter l’émission

AMAZING RIO 2016 OPENING CEREMONY !

Photo : PAWEL KOPCZYNSKI


L’une des très nombreuses scènes spectaculaires du formidable show organisé par les Brésiliens pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Rio-de-Janeiro qui se dérouleront jusqu’au 21 août, se devait de figurer en image de la semaine sur AWI. En adressant leur message de bienvenue aux athlètes et au monde entier, les Brésiliens ont notamment clairement mis l’accent sur le changement climatique. Le Brésil fera d’ailleurs l’objet de la chronique audio qui vous sera proposée la semaine prochaine. Lire la suite écouter l’émission

LE VENEZUELA DANS LA TOURMENTE

Photo: ©REUTERS


La chronique intitulée : «La mauvaise santé des BRICS peut-elle déstabiliser l’économie mondiale ?» proposée début septembre 2015 sur AWI1 n’a malheureusement rien perdu de son actualité en cette période de 2016.
Outre le Brésil, l’Argentine, Cuba et le Venezuela, pays émergents non membres des BRICS, sont en effet toujours dans l’œil du cyclone.
Le fait que le baril de brent ait, après un léger raffermissement de ses cours en début d’année, de nouveau plongé pour franchir la barre des 40 dollars, le 2 août, n’augure rien de bon.
Il n’est d’ailleurs pas certain que les Vénézuéliens se précipitent en masse chez leurs voisins Brésiliens pour assister JO de Rio.
En revanche, ils se ruent en Colombie pour acheter médicaments et alimentation.
Le Venezuela traverse depuis déjà un certain temps une grave crise économique, financière et politique.
Grégory Wilpert avait raison de tirer la sonnette d’alarme dans le numéro de janvier 2016 du Monde diplomatique en évoquant un avis de tempête au Venezuela. Après une décennie de prospérité qui, entre 2000 et 2010, a permis de diminuer notablement les inégalités et la pauvreté, plusieurs pays d’Amérique latine sont depuis quelques temps amenés à payer les pots cassés d’une brutale rupture de croissance économique particulièrement dynamique qui a eu des effets salutaires. Mais cette prospérité qui avait pour moteur l’exportation de matières premières au premier rang desquelles le pétrole, se trouve confrontée à un renversement de tendance particulièrement préjudiciable. Les leviers du progrès économique et social ne répondent plus !
De plus, outre l’influence néfaste du climat d’insécurité et de criminalité, des PIB qui se réduisent comme peau de chagrin, des endettements qui n’ont fait que croitre de plus belle, l’instabilité politique complique un peu plus la situation.
L’obtention par l’Argentine de pouvoirs d’emprunts sur les marchés financiers, risquent dans ce pays d’affaiblir durablement l’économie en dépit des politiques d’ajustement adoptées par le gouvernement de Mauricio Macri.
Au Brésil, Dilma Rousseff, réélue en octobre 2014, vient d’être écartée du pouvoir pour six mois dans le cadre d’une procédure de destitution et remplacée par son vice-président, Michel Temer. Au Venezuela, le Conseil national électoral (CNE) a validé, lundi 1er août, la demande de l’opposition d’organiser un référendum sur le départ du président socialiste Nicolas Maduro, élu en 2013 pour un mandat allant normalement jusqu’en 2019.
Autrement dit, le caractère « sportif « des enjeux qui troublent le développement à venir des pays d’Amérique latine membres des BRICS et contrarient leurs performances économiques et sociales, revient aujourd’hui au devant de la scène sur fonds d’asthénie prolongée de l’économie mondiale.
Le cas du Venezuela évoqué dans le numéro de Problèmes économiques qui a pour titre « l’Amérique latine dans la tourmente » fait l’objet de la chronique audio que vous êtes invités à écouter. Lire la suite écouter l’émission