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POURQUOI LES FRANÇAIS AIMENT A SE FAIRE PEUR

Pays de cocagne mais néanmoins pays du doute permanent, la France va se retrouver, durant la longue période précédant l’élection présidentielle, soumise à de multiples sondages d’opinions et autres avis d’experts, donnant lieu aux prédictions les plus inattendues voire farfelues.
Tout sera fait pour entretenir la menace d’une percée du populisme, un syndrome craint dans de nombreux pays.
Après avoir connu en cette fin d’année quelques évènements notables, qu’il s’agisse : de la primaire de la droite et du centre qui s’est soldée par la victoire de François Fillon; du renoncement de François Hollande à briguer un second mandat de président de la République française; du départ de Manuel Valls, Premier ministre, désireux de s’élancer dans la primaire de la gauche, le moins qu’on puisse dire c’est que tout cela ne manque ni d’intérêt ni de rythme. La démocratie bat son plein !
Au cours des mois à venir, tout va donc être fait pour inquiéter sur l’avenir qui nous sera réservé à compter du printemps 2017. Une façon comme une autre d’encourager chacun à participer aux différents scrutins qui vont avoir lieu et auront au final immanquablement des conséquences sur la politique à venir.
Et c’est là que le principe de précaution particulièrement développé en France se doit d’être appliqué.
Car les programmes des candidats, comparables à des modes d’emploi – c’est un euphémisme – devront être consultés et analysés avec la plus grande attention. Ce qui laisse peu de place à une approche purement intuitive.
Qu’un véritable changement soit indispensable ne fait aucun doute. Mais quel changement ? Lire la suite

AUX ETATS-UNIS LES SIOUX ET L’ARMEE AMERICAINE DEFENSEURS DU CLIMAT

Activist Hugh Ahnatock of the Inupiaq tribe pauses after singing while the sun rises inside of the Oceti Sakowin camp as demonstrations continue against plans to pass the Dakota Access pipeline adjacent to the Standing Rock Indian Reservation, near Cannon Ball, North Dakota, U.S., December 4, 2016.

REUTERS/Lucas Jackson


Donald Trump, élu 48e président des Etats-Unis, le 8 novembre dernier, réputé climato-sceptique, vient de se prendre une flèche lancée la tribu des Standing Rock Sioux et militants en faveur de l’environnement qui protestaient depuis des mois contre la mise en place du pipeline Dakota Access de 1 885 km.
Appuyés par le Corps des ingénieurs de l’armée des États-Unis qui a déclaré dimanche refuser un permis pour le projet de création d’un oléoduc controversé traversant le Dakota du Nord, la décision permet aux Amérindiens de remporter une importante victoire pour le climat.
La ligne, détenue par Energy Transfer Partners LP, basée au Texas, avait été finalisée dans le cadre de l’étude, à l’exception d’un segment prévu pour le lac Oahe, un réservoir formé par un barrage sur la rivière Missouri.
Or les manifestants estimaient que ce projet de 3,8 milliards de dollars présentait le risque de contaminer l’approvisionnement en eau et d’endommager les terres tribales sacrées.

Chief Arvol Looking Horse of Green Grass South Dakota, who is the spiritual leader of the Lakota, Dakota and Nakota Sioux Nations (C) of Green Grass South Dakota. REUTERS/Lucas Jackson


Le grand Chef à parlé :
 » La tribu des Standing Rock Sioux et tous les indiens seront toujours reconnaissants à l’administration Obama d’avoir pris la décision de retarder la délivrance du permis après avoir jugé qu’il était indispensable de consulter plus avant la tribu à ce sujet. »
S’exprimant devant la foule qui s’était rassemblée contre ce projet il a déclaré : « Nous voulons remercier tous ceux qui ont joué un rôle dans la défense de cette cause. Nous remercions les jeunes tribaux qui ont initié ce mouvement ».
Comme en écho dans la prairie, les maires de Paris, de Madrid, d’Athènes et de Mexico, réunis au Mexique à l’occasion de la conférence C40 des maires sur le changement climatique, ont annoncé vendredi que les voitures et les camionnettes diesel seraient retirées de leurs routes d’ici 2025.
Chemin faisant, au vu des risques santé encourus par les populations urbaines mais aussi rurales, nombreux se montrent prêts à déterrer la hache de guerre pour faire entendre raison aux chefs d’Etat et de gouvernement.
D’ailleurs, à Paris, on sonne l’alerte en raison d’un pic de pollution dont les dangers pour la santé humaine sont parfaitement connus et reconnus par l’ensemble des experts mondiaux. Regarder la chronique vidéo

AWI_END MUSIC – AL JARREAU

Sous ses airs de clown du jazz et R&B, Al Jarreau est sans conteste le plus attirant et spectaculaire des artistes compositeur et chanteur de sa génération. Rencontré lors d’un festival du jazz à Deauvile, il y a déjà une bonne poignée d’années, Al Jarreau nous avait, une fois de plus, démontré ses fantastiques capacités d’harmonie et mélodie d’improvisation, de scat sur les rythmes les plus endiablés. Une voix inoubliable! Un instruent à lui tout seul. Un talent incommensurable encore inégalé à ce jour! Son duo avec la chanteuse Debbie Vacher-Davis a de quoi faire fondre vos oreilles. La webradio webtv indépendante AWI a le plaisir de vous offrir ce concert donné en 2016 en Hollande avec le Janet Jackson band. Vous avez une chance inouïe. Voilà encore un géant ! « Everything must change ! ». Regarder le concert

L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – OUSMANE SOW

arton11032Au moment où la France s’en va chercher son grand homme d’Etat, la disparition d’un géant tombe à pic. Le célèbre sculpteur sénégalais Ousmane Sow est en effet mort jeudi 1er décembre à Dakar, sa ville natale. Il avait 81 ans. Après avoir exercé comme kinésithérapeute en région parisienne et au Sénégal, ce n’est qu’arrivé à l’âge de 50 ans qu’il finit par accepter que ses sculptures monumentales soient exposées à travers le monde remportant du même coup un très vif succès. Du haut de ses 1,93 mètre, ce grand artiste contemporain rêvait d’un « Musée des grands hommes ». En 2013, Ousmane Sow fût le premier Africain à rejoindre l’Académie des Beaux-arts à Paris en tant que membre associé étranger. En 1999 une rétrospective de ses œuvres artistiques sur le Pont des Arts à Paris avait permis à quelques 3 millions de français et étrangers de découvrir ses guerriers Masaï, Zoulous, Peuls et Indiens d’Amériques. Ousmane Sow avait une technique bien à lui pour concevoir ses sculptures géantes qui semblaient respirer, parler, vivre… Il nous laisse à travers elles un message d’immortalité d’une très grande qualité artistique qui devrait servir de source d’inspiration aux mortels. Lire la suite

FRANCOIS HOLLANDE ROMPT LE SILENCE

Lors d’une allocution télévisée d’une dizaine de minutes, diffusée en direct à 20H sur TF1, François Hollande, Président de la République française a annoncé aux Français qu’il ne se représenterait pas à l’élection présidentielle de 2017. Cet homme d’Etat lucide a tenu à dresser le bilan des actions qu’il a menées jusqu’ici et à préciser qu’il mènerait sa mission jusqu’au terme de son mandat. »Aujourd’hui je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle, aussi j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle », a dit le chef de l’Etat, le visage grave et visiblement ému, dans une déclaration à l’Elysée. Dans sa chronique vidéo du 28 novembre dernier, Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI avançait le tiercé gagnant en précisant :  » Rien n’interdit d’imaginer que l’élection présidentielle de 2017 mette en compétition trois homes: Fillon, Valls, Macron ».
Il ajoutait que la politique française était en pleine cure de rajeunissement. Approuvée par 80% des Français, le renoncement de François Hollande à se présenter pour un second mandat, tend à démontrer que Patrick Gorgeon voyait sans doute juste en indiquant :  » Au second tour de l’élection présidentielle de 2017, le choix se fera vraisemblablement en réalité entre une droite conservatrice et une gauche progressiste. » Le décors étant planté, la suite de la pièce politique à intrigues reste désormais à écrire. Consulter la chronique vidéo

ENVOLEE DES COURS DU BARIL DE BRENT

Photograph: Christian Bruna/EPA


Les 14 pays membres de l’OPEP sont finalement parvenus mercredi à un accord visant à réduire la production à 32,5 millions de barils par jour. A l’annonce de cette décision, les prix du pétrole ont grimpé de plus de 8%, dépassant les 50 dollars, une première depuis plus de 8 mois. Toutefois, selon certains traders et analystes, dans l’attente de mesures plus importantes, les prix du brut ne devraient pas pour autant durablement monter en flèche en réaction à l’opération. Cet accord devenait indispensable compte tenu des conséquences économiques de la chute des cours pour les pays producteurs. C’est la raison pour laquelle, soucieux de soutenir les prix, l’Irak, l’un des pays les plus réfractaires à une baisse de la production, s’est engagé à réduire la sienne de 200 000 bpj à 4,351 millions de bpd à partir de janvier 2017.
Alors que l’OPEP doit rencontrer le 9 décembre les pays producteurs non membres de l’OPEP, la Russie qui fait partie de ces derniers a d’ores et déjà accepté de réduire sa production de 300 000 b / j. Le Koweït, le Venezuela et l’Algérie ont convenu de surveiller le respect de l’accord qui a été signé ce jour. Suite à venir

PRIMAIRE DE LA DROITE ET DU CENTRE : LA MESSE EST DITE !

Face à un résultat de la primaire de la droite et du centre sans appel, Fillon l’ayant largement emporté avec 66,5% des suffrages contre 33,5% pour Alain Juppé, la chronique vidéo de Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI vous en dit plus. Consulter la chronique vidéo

L’AWIMAGE DE LA SEMAINE : FIDEL CASTRO


REUTERS/Prensa Latina/Files (CUBA)
Le père de la Révolution cubaine Fidel Castro est décédé vendredi soir à La Havane à l’âge de 90 ans, après avoir cédé son poste à son frère Raul Castro en 2006. Surnommé « Le Lider Maximo », il avait dirigé Cuba pendant près d’un demi-siècle et joué un rôle très important dans la guerre froide. Cette photo du président cubain Fidel Castro avait été prise le 10 mai 1978 alors qu’il se trouvait à l’aéroport Jose Marti de La Havane après avoir envoyé des médecins et du personnel médical en Arménie pour traiter les victimes du tremblement de terre.

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UN DEBAT DE PRIMAIRE SANS REELLE VISION D’AVENIR

En dépit de l’indéniable intérêt qu’a présenté le débat qui a eu lieu jeudi soir en présence de François Fillon et d’Alain Juppé, tous deux candidats au second tour de la primaire de la Droite et du Centre , il y a eu au final de quoi rester sur sa faim.
Ce débat était digne d’un milieu de XXe siècle, mais certainement pas d’un XXIe bien avancé !
Sans doute en raison du caractère profondément décalé des questions des journalistes qui l’ont animé.
En effet, si les conditions de travail dans le secteur privé et le secteur public, les 35H, les retraites,la santé ont entre autres été largement évoquées, le mot numérisation prononcé du bout des lèvres, s’est inscrit comme un accessoire. Or le fonctionnement de la société dans son ensemble va se trouver radicalement et considérablement modifié, compte tenu des progrès qui vont bouleverser le système économique et, avoir un impact sur les entreprises, les conditions de vie et de travail des hommes et femmes, toutes générations confondues, dans les années à venir.
Les raisonnements étaient donc profondément décalés au regard des réalités qui nous guettent à un horizon très rapproché.
Et c’est là que les journalistes, normalement branchés nouvelles technologies de l’information et de la communication, auraient dû interpeller les candidats et les interroger sur le réalisme de leurs propositions.
Car la numérisation, mais aussi la robotisation vont jouer un rôle majeur dans le fonctionnement de la société.
Les Français qui travaillent depuis quelques années dans des entreprises publiques ou privées de toute taille ont déjà pu constater, ces 20 dernières années, les changements importants intervenus dans tous les domaines sur fond d’informatisation.
Dans une poignée d’années, des robots humanoïdes vont prendre une place de plus en plus importante. Ils seront en mesure d’assurer de multiples missions, qu’il s’agisse entre autres de surveillance, de fabrication de produits comme de réalisation de services, d’aide aux personnes âgées et handicapées comme aux enfants en scolarité et aux étudiants.
Autrement dit, l’homme ne va pas vers un travailler plus, mais vers un travailler moins.
Seule la qualification professionnelle et l’ouverture aux nouvelles technologies constituera la clé de l’épanouissement personnel qui touchera, comme c’est déjà le cas, certains secteurs d’activité et l’exercice de la plupart des métiers : du chirurgien à la caissière de supermarché en passant par les enseignants, les administratifs en tous genres.
Comment expliquer que ni François Fillon ni Alain Juppé n’aient pris le temps de s’arrêter sur les profonds changements qui vont rebattre les cartes de l’économie au sens large et constituer le challenge de ce XXIe siècle au niveau national et mondial ?
Le manque de projection et de vision d’avenir des projets présentés, le 24 novembre 2016, faisait peine à voir. A moins qu’il faille attendre l’élection présidentielle au printemps 2017.
Brutalité de réformes ou méthode plus soft, le choix ne se situe par à ce niveau ! Les réalités qui vont bouleverser notre univers à tous les niveaux sont passées à la trappe. Or elles nous rattraperont très vite et menacent, une fois de plus, de témoigner notre manque de vision d’avenir et notre incapacité à préparer le futur.
Avec tous les risques qui en découlent en termes de compétitivité, d’attractivité et finalement de bien être dans son siècle. Consulter la chronique vidéo du lundi 28 novembre